‹ Au TonkinChapitre 5 sur 23 · INTRODUCTION Y · texte numérisé non relu

INTRODUCTION Y

Yun-nan, et à. quelques autres situés en aval sur terre tonkinoise, affluent des Laotiens, des habitants du Yun-nam et du Kouang-si, des indigènes des montagnes, et des Chinois de Canton, qui y apportent, par voie de mer, des marchandises européennes. Laffirmotion de cette route zera certainement un des plus utiles résultats de notre voyage (^). »

Ce résultat, notons-le bien, Doudart de Lagrée ne le devait point au hasarà. Le 30 octobre 1867, il écrivait déjà à Tamiral, pour expliquer sa marche vers la ville de Yun-nam sen : « Étudier les voies commerciales qui nous intéressent et les contrées qui, dans l'avenir, peuvent entrer en relations avec nous, particulièrement le haut Song-koï et la frontière du Tonkin, tel est le but que nous allons poursuivre P). »

Et les compagnons de Fintrépide et clairvoyant explorateur — il importe de le dire pour présenter tout à rheure le rôle de M. Jean Dupuis sous son vrai jour — partageaient Tavis et les projets de leur chef.

« Lorsque, de Tun des plateaux élevés du Yunnam, la commission vit sa route inopinément barrée par une forte dépression encaissant un beau fleuve, le Ho-ti-kiang, elle resta saisie du peu d'altitude relative des eaux de ce fleuve — quatre cents mètres environ. Vu l'étendue du parcours, estimée jusqu'à la mer, c'était peu comme pente ; par suite, les con-

(i) Voir Lettres iJCun Précurseur (Doudart de Lagrée), par Félix Julien.

(2) Doudart de Lagrée, par de YiUemereuil. '

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