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CHAPITRE IV

“N'attache pas ma cravate trop serrée, Marie : Ça pourrait me géner, s’il y avait du “train.”

—J'espère que tu ne le battras pas, cette fois-ci, répondit la femme de Magloire Sirois à son mari, qui lui faisait cette recommandation significative, pendant qu’elle l’aidait à mettre son col et sa cravate, le

atin des élections municipales.

Elle le connaissait bien et savait que son ardeur politique l'emporait souvent à des excès. Il était d’une force prodigieuse et on le raignait dans tout le village, mais elle n’aimait pas ces brutalités, et puis, sans le Jui avouer et sans s’en rendre compte bien nettement, elle avait peur qu’il ne reçüt de mauvais coups.

ui, fier de sa puissance musculaire et accoutumé à avoir raison de ses adversaires, dit: “n’aies pas peur, Marie: ce n’est pas moi qui aurai e dessous.”

—(a ne fait rien: je n’aime pas cela, Magloire, savoir que tu te Dats.. ‘

—Je ne me bats Pas quand ce n’est pas nécessaire.

42 latldbess

— Pourquoi ça peut-il être nécessaire ?

—Des fois, tu sais, il y en a qui essaient de faire leurs fa On ne peut pas les laisser tout conduire.

—Mon Dieu que je serais contente si tu pouvais passer la sans te battre. Je ne sais Pas ce que cela me fait, quand il y “chicane” et que je sais que tu t'en mêles.

—Je ne m'en mélerai- pas si ce n’est pas absolument né

—Certain ? +

—Je te le promets. -

—Je suis bien heureuse: il n'y a rien

“Vas-tu revenir”, demanda-t-elle ?

— Non, je ne pense pas, dit-il; je n'aurai pas le temps. tends pas pour diner.

— N'oublie pas ce que tu m'as promis, lui ditahait.

—Certain, fit-il, la laissant rassuré le magasin, ajouta-t-il,

rges était le frère de Magloire Sirois; il demeurait c et servait de commis dans l'épicerie. 11 venait d’avoir vingt ans ment, mais quoiqu'il fût jeune il était très sérieux et il aidai! Coup son frère dans son commerce. :

On était à déjeuner, en ce moment, chez monsieur Martir Conversation roulait naturellement sur les élections. John, qt parfaitement rétabli, était retourné à la ville, car on avait bes ses services au magasin où il était employé, pendant le temps des Il n’y avait donc que les jeunes filles et leur mère avec monsieur } Elles questionnaient leur père sur les candidats en présence et | mandaïient toutes sortes de renseignements, car si elles s’intére. fort à l'issue de Ja lutte, elle n’en avaient cependant pas suivi le péties avec beaucoup d’attention.

Le maire était à expliquer combien on devait élire de conse “il y en a trois à élire, cette année”, disait-il. “Groulx, Leroux seph Lepage sortent de charge et se représentent tous les trois.’

—J'espère que ce méchant vilain de Groulx ne sera pas él Mina.

—Je crois bien qu'il va l'être. Les deux

qui nous occupent } sont Leroux et Lepage. Leroux à une grande chance d’être élu ; voudrions lüi faire prom

ettre qu’il sera avec nous, s’il est élu, veut nous donner sa promesse, nous l’aiderons.

—Je pensais qu’il était avec vous, papa, dit Stella.

—Non, il a toujours trouvé moyen d'éviter de se pron jusqu'ici.

—Mais Lepage est avec vous, Louis, dit madame Martin.

ui, répondit le maire, mais il a un très fort ac'versaire, {e

teur Edmond Saint-Laurent. Vois4u, à l’heure qu'il est le conse également divisé, il y a moi, Lepage et Sirois d’un côté, et Bea Groulx et Boudrias de l'autre. Leroux se tient entre les deux

que je déteste comr

elle, comme

€ et rassérénée. Georges !

se Hi =

nous faisions promettre à Leroux d’éêtr % élire Lepage, nous aurions la majorité, eurs fanfaron à La causerie cessa un instant et monsieur Martin se hâta de finir = .@ son déjeuner, puis il se leva précipitamment, en disant : “il faut que je ISSeT la journcd me dépêche; j’ai du monde à voir avant la votation.”’ nd il y a de lai “Tu n’as pas besoin de Catin”, dit-il à sa femme. = 1 —Ncn, répondit-elle.

ent nécessaire à —Dans ce cas, je vais l'emmener avec moi. Æme rendre service.

j Monsieur Martin appela ‘Jean Leblanc”, car c'est ainsi que le e comme celai serviteur de la famille Martin s'appelait de son véritable nom, et il lui re nv dit: “vous allez descendre m'atteridre au bureau.” ps. Ne m'ati 2 s

€ avec nous et si nous faisions

Il pourra peut-être

: + Mnouie en un large sourire, car il comme il s'en : :

corges gardera Le village était €

Les deux — rues principales et les petites rues transversales étaient peuplées d'un urait chez lu nombre inusité de Passants, tous marchant au milieu du chemin, puisngt ans seule hiver, à la Campagne, les trottoirs sont Couverts de neige, La l'aidait beau Plupart des groupes cheminaient vers la sal

: Ætenir l'élection, mais il y avait aussi Martin, et li >hn, qui étai(s ait besoin dé nps des fêtes sieur Martiné nce et lui del, Conversaient mystérieusement, à voix basse, s Intéressaien® suivi les péris

“carrioles” et des “traines” sillone “élection géné- , tant la cabale était active.

qui formait fartie d’ prit à l'écart: “as-tu vu Le —Oui, répondit Sirois, —Es-tu certain, insista le maire, que la nouvelle sembla surprendre agréablement ?

—Aussi certain que possible.

rendu chez Jui à Ja brunante

e conseillersh Æroux et ]o4 trois.” pas élu, di Je ai vu hier soir: je me suis

upent le plus —Personne ne t’a vu, interrompit le maire. tre élu ; nou —Non...…. il était tout seul chez lui: sa femme était allée à l’éest élu. S'Ruie et elle avait emmené les enfants.

Oomment t'a-t-il reçu ? 7

4 —1l a été très aimable. Je lui ai dit que nous avions besoin de Prononce,; + qu’il fallait qu’il fût avec nous autres. Il a d’abord dit qu'il ne == pouvait Pas, que Beaulieu lui ferait du tort et ne lui donnerait plus artin. de “significations” à faire Pour son bureau. aire, le dog —C'est de ça qu’il a peur.

e conseil es — Alors je lui ai promis que vous lui donneriez vos “Lignifi-ations” et su msi Beaulieu lui enlevait les siennes. De da sorte, il ne perdrait rien et s deux.

il se trouverait à avoir tne chance de partager avec nous les a que va rapporter l’entreprise,

—Tu lui as dit ça?

—Oui. :

—1l va être avec nous autres.

— 11 m'a dit qu’il allait Y penser et il a ajouté qu’il ne vo ce que ça lui donnait d'être bon ami avec Beaulieu, puisqu'il jamais rien eu de lui.

—C'est un.cochon, dit Martin: il garde tout pour lui. Tu: que nous allons avoir Leroux. Ça va bien aller.

Magloire Sirois n’avait pas passé devant la demeure de de la soirée, après sa visite. ‘S'il fût demeuré en observation pu voir vers huit heures du soir, deux hommes frapper à la p Leroux. C'était Beaulieu et Groulx, son âme damnée.

Leroux répondit au coup de cloche qu'ils donnèrent et il , exclamation de plaisir en les reconaissant.

Les deux hommes lui expliquèrent le but de leur visite et lieu dit: “nous nous sommes toujours bien entendus, monsie roux ; j'espère que nous continuerons et que je puis compter su: vous n'aurez pas à le regretter.”

Georges Beaulieu était très riche et quoiqu'il ne fût pas au milier avec les villageois que le maire Martin, il était aussi po: que lui, et même plus considéré. Ses paroles firent une profon pression sur Leroux, qui répondit : ‘je ne voudrais pas me sépe vous, monsieur Beaulieu ; je sais trop ce que je vous dois.”

—Dans ce cas-là, dit Groulx, je vais dire à nos amis de tra pour toi, Leroux.

Cette promesse sembla rachever de décider le conseiller de nouvelles protestations de dévouement.

“Croyez-vous que nous allons l'avoir”, demanda Beaut Groulx, quand la porte se fut refermé sur eux et qu’ils se retrou dans la rue?

—J'en suis bien certain. Votre visite l’a décidé. Il est “org: maintenant.

A neuf heures du matin, Beaulieu, Martin, tous des notabl l'endroit et un nombre considérable d’électeurs assistaient à la en nomination des candidats, dans la salle du conseil.

Le secrétaire-trésorier était à son poste, grave et quelque pe à l’aise, car l’ardeur des deux factions en présence lui faisait cra quelque incident fâcheux au cours d:: l'élection.

La votation commença et il devint bientôt apparent que le s serait terminé le soir même, tant les votants s’empressaient de ver prononcer en faveur des différents candidats.

Tout se passa dans l’ordre, l'avant-midi, et à part l’affluence qu'ordinaire des votants et les allées et venues affairées des mer des deux côtés, qui raccolaient avec activité leurs partisans pou amener voter, aucun incident ne se produisit.

CR

1s les avantage On surveillait de près les agissements du président de l'élection on notait les noms des votants, pour suivre le scrutin et constater Miuel côté avait l'avantage. ;

À midi, le maire et la plus grande partie des personnes présentes 'éloignèrent pour aller diner.

Hormisdas Morneau, un journalier qui se faisait remarquer par on zèle pour la cause du maire Martin, avait dit: “le père Gladu et es garçons ne viendront pas voter si on ne va pas les chercher.”

i. Tu vas voir! Le père Gladu était un vieux rentier qui avait de l'influence sur in certain nombre de votants. Martin avait entendu le propos de ire de Leroux @Morneau et il demanda à Sirois d'aller chercher le père Gladu. rvation, il eüf “—J'irai pendant l'heure du diner”, répondit Sirois. à la porte del Une couple d’autres partisans de Martin profitèrent aussi de M'heure du diner pour aller chercher quelques électeurs. Martin tra chez lui.

“Comment ça va-t-il, papa”, lui demandèrent avec empressémetn s filles, en le voyant entrer ??

Martin était de ceux qui se persuadent aisément que ce qu'ils déirent va se réaliser ; il était donc plein de confiance et il répondit : “pas rop mal. Jusqu'à présent, c’est à peu près égal, si cela continue pareil,

ous avons une bonne chance.

—N'en parlez pas, ajouta-t-il, sur le ton de la confidence, mais TOux à promis d'être avec nous. Il ne nous reste plus qu’à faire lire Lepage et ça va être correct.”

Il était fort satisfait et tous se réjouirent avec lui de l’heureuse ournure que prenait les choses.

Pendant ce temps, des émissaires de Beaulieu, Groulx et le forgeon Boudrias à leur tête, parcouraient les netites rues du village où lemeuraient les pauvres gens qui gagnaieni leur vie misérablement à endre du bois de conde et à faire les autres travaux qu'ils pouvaient se procurer.

l ne voyait pad uisqu’il n’avai

t et il eut une

risite et Beau monsieur Le pter sur vous

pas aussi faussi populaire profonde im ne séparer de de travailler eiller, qui fé

Beaulieu retrouvèrenf

st “organisé! er des électeurs demeurant aux confins du village, de sorte que Beaulieu et ses partisans n'étaient pas surveillés et avaient le champ notables di ur faire de la corruption électorale. Ils pénétraient dans les

nt à la mise

que peu mal sait craindré

ue le scrutitif Vous savez, monsieur Beaulieu ne veut pas d’une compagnie qui em-

: de venir s@ploiera des étrangers. Nous allons faire nous-mêmes les travaux et

village qui auront l'ouvrage. Venez me voir dans »”

fluence plu temps-là et je vous ferai avoir une “bonne job. les meneur fit pas attendre.

ns pour Îles Quand tout le monde revint à la salle du conseil, après diner, une

éritable procession de votants commença. Ils venaient des rues qu’a-

vaient visitées les partisans de Beaulieu, Les électeurs qu'étaie chercher les amis du maire vinrent donner leurs votes, mais ils en petit nombre et jes votes en faveur des candidats de Beauli: mentaient toujours.

Bientôt l'issue de la lutte ne fit plus de doute pour person devint évident que Beaulieu allait l'emporter. Les manife: Conmr-ncèrent et il y eut des cris et du tapage même dans la s se Coutinuait l'élection. Comme il arrive souvent en pareil «

dait qu’un prétexte Pour en venir aux mains.

oudain une ruée se fit vers l'arrière de la salle. C'était M: Sirois et le forgeron Boudrias qui se menaçaient et se provoquai l'oeil et du geste, Tous deux avaient bu et Je sang leur montai tête.

“Que ceux qui veulent crier et faire du tapage sortent de la : disait Sirois en s'adressant à Boudrias ; “ce n’est pas la place ici Sa. Attendez que l'élection soit finie.”

£a ne changera rien, quand elle sera finie, rétorquait Bow vous êtes battus. Je crierai tant que je voudrai. Hourrah! Beaulieu !

—Je vais te sortir, si tu ne te tais pas, dit Sirois, exaspéré.

— Tu n’est pas capable de me sortir! Viens donc essayer! Pe tu que tout le monde a peur de toi!

Et le forgeron brandissait ses poings formidables, aussi durs le marteau avec lequel il frappait sur l'enclume.

ricana dans le cercle qui s'était formé autour des deux ! mes. “Sirois va se faire faire son affaire”, dit l’un; il y a assez | temps qu’il n’a pas trouvé son maître.” :

L'épicier marcha vers le forgeron. Celui-ci, plus accoutumé mouvements violents et rapides, frappa le premier coup, dont le mat et inquétant s’entendit très bien dans la salle. Sirois enlaça agresseur et les deux hommes, ainsi entrelacés roulèrent dans l’e lier, qui se trouvait tout près d’eux et dont la foule s'etait éloig après que Sirois avait dit : “Je vais te sortir.”

Ils roulèrent sans se faire grand mal, jusqu’au palier inféri où la foule qui s'était précipitée à leur suite les Sépara. Un gro d'amis de Boudrias tentèrent de l'empêcher de se jeter sur Sirois et autre groupe de ses amis tentaient de maitriser Sirois. “Frappe-l criait-on. ‘“Assomme-le! tue-le!” et quelques-uns des plus exc s’approchaient de Sirois et essSayaient de lui porter quelque mauv coup.

“Lâchez-moi”, criait l’épicier ; “laissez-moi régler ça tout s avec lui,”

qu'étaient alés D'un commun accord, on laissa les deux antagonistes descendre nais ils ét: ent Béscalier et ils se trouvèrent en un instant dehors, face à face, sur la Beaulieu sug- Mbce de l'église.

| Un cercle se reforma autour d'eux. Personne n'osait plus les Personne et il Bprocher.

manifestations Sirois était blême de rage et Boudrias, fier d’avoir frappé le prens la salle où @er, l'attendait avec assurance,

areil cas, les © On pouvait voir, des fenêtres de l'épicerie et des fenêtres de la delversaires, que Mure de Sirois, la scène qui se passait. La femme de Sirois, attirée rants. à r les cris de la foule, courut à une fenêtre, avec un serrement de s remous in- eur, car elle coïaissait l'humeur batailleuse de son mari et elle

furent échan- ignait un malheur. Les spectateurs cachaient à sa vue les deux com- On n'atten- | ttants, mais elle comprit qu'il y avait une bagarre et son sang se = .…. Maça d’effroi en pensant qu'on allait peut-être Jui apporter son mari tait Magloire @glant et inanimé.

voquaient de +, “Georges !” cria-t-elle à son beau-frère, qui était en bas dans l'épimontait à la A ie, et qui n’avait rien entendu, “pour l’amour de Dieu, va donc voir qu'il y a; j'ai peur que Magloire soit après se battre” de la salle”, : orges ne fit aucune questiun, La voix suppliante de sa bellelace ici pour Meur l'avait galvanisé comme nn Courant électrique et lui avait fait : .. Mfessentir un danger.

it Boudrias : à Il sortit en Courant, après avoir pris de temps de mettre son irrah! pour 2 apeau seulement. Il aperçut un rassemblement comipact et com- Mit ce que cela voulait dire. La foule lni barrait le passage, mais il

spéré. ssit à se frayer un chemin. Aucune manifestation d’hostilité n'eut er! Penses- MS, contre lui, car tout le monde l’aimait dans le village. En l’aperce-

: nt près des deux hommes, on cria cependant: “ôtez le frère de si durs que rois! laissez faire Boudrias !”

Ë rges resta là, frappé de Stupeur, car il n’était pas violent et il deux hom- 4 s'était jamais querellé avec personne. Les jeux hommes se batassez long- Mient et la vue de la lutte paralysait le jeune homme.

: ; Ils se portaient des COUPS qui eussent assommé un boeuf et ne utumé aux MBrvenaient pas à se terrasser, car ils étaient tous deux extrêmement lont le son ts Ils poussaient des cris sourds, à chaque coup, comme le büûcheenlaça son En qui enfonce sa hache dans le bois. Sirois saignait: un coup de ans l’esca- Ming formidable jui avait fendu la tempe. Il ne faiblissait pas cepenit éloignée nt: ja respiration haletante, les yeux enflammés, il cognait dur.

ee É Boudrias trébucha. Un coup frappé à la poitrine lui avait coupé inférieur, | respiration. Sirois vit qu’il avait le dessus et voulut en profiter. Un groupe à t pleuvoir une grêle de Coups sur la figure du forgeron, qui pâlit rois et un Æ qui chancela.

rappe-le !” “H va l’assommer”, gronda un partisan de Beaulieu : “il ne faut

1S excités Ms je laisser faire.” è Mauvais | Deux ouvriers du moulin, deux grands gaïillards habitués aux avaux durs, s’élancèrent vers Sirois. L'un le saisit à bras-lecorps et tout seul tre je prit par en arrière, essayant de lui briser les rein. L’épicier Pencha en avant, avec un de ses nouveaux adversaire: sur le dos,

Surprenante. 1] n'eut pas l’idée de sai mais jl se mit à frapper, grisé dès le premier Coup par la p danger que courait Magloire.

n murmure de surprise s'éleva. Un des ouvriers di Poussa un cri de douleur et lâcha l'épicier, qui secoua l’autr nimé par le secours inattendu qui lui arrivait, se mit à se battr un enragé.

Personne n'osai Plus, car le spectac] en eux les instincts

t plus intervenir et Personne ne l’eut ve € empoignait tous les villageois. Il avait

de curiosité brutale qui dorment au for nature humaine et qui poussent les foules, dans les pays les p lisés, à assister à des représentations aussi révoltantes que le acharné qui se livrait entre les S aveuglés par la colère place de l’église, à Saint-Germain.

T8e: et s0n frère se tenaient côte à côte et faisaient leurs trois édvcrsaires. L'un des trois tomba, lou , Sous un coup de Magloire, Georges n'était pas habitué aux b: mais il était très agile et harassait ses adversaires, quoique se: n'eussent pas la force de ceux de son frère.

ux contre deux, la lutte devait tourner en faveur des S les amis de Bondrias l'entraînèrent, Pour ne pas permettre qu’ une défaite humiliante.

loire et Georges avaient eu le dessus et on ne les moles car ils s'étaient attiré Je r t de : i »2 .

sa physio ; nie avec les Paysages à la fois char et majestueux qui l’envi

; l'épicier était trop énervé f défaite politique et trop pro nt irrité pour pouvoir goù uver dans sa famille. Une fois de plus la pol

Ssombrir cet intérieur o:

qui s'était passé, * Une jeune fille Cependant avait vu. de Courage que Georges . déployé

é; et le spectacle du jeune homme bondissant bravement da:

| la faire tombedlélée et faisant reculer des hommes, alors que lui était presque encore evenir une proi scent, avait fait battre son coeur. Louise Fournier, —<'était Doir, nom de la jeune fille, —passait sur la place de l'église quand Georges acle et il s'avan@tit de l'épicerie. Îl ne la vit pas et elle demeura clouée sur place, rec une rapiditiif la frayeur que lui causait la nrre qui venait d'éclater. Elle es de son frérdrit son sang-froid cependant et s'éloigna, mais non sans avoir vu ar la pensée Morges frapper et faire reculer les ennemis de son frère,

Louise Fournier était la soeur de Baptiste Fournier, un épicier iers du moulififrié à la soeur de Sirois, Joséphine Sirois, Georges Sirois et Louise À l’autre, et, r: connaissaient depuis leur enfance, mais ils ne se fréquentaient guère se battre com. iqu’ils fussent bons amis, parce que Baptiste Fournier et sa femme

ient brouillés avec Magloire Sirois. Un différend de famille, pro- 1d et envenimé comme le sont ces sortes de querelles, s'était élevé e les deux épiciers, qui étaient déjà en avait fait deux ennemis irréconciliables.

frère, où elle demeurait, et imprudemment, l'admiration qu'elle avait éprouvée pour Georges, reçut de Baptiste Fournier cette réponse: “c'est dommage qu'ils se soient pas fait assommer tous les deux.”

l'eut voulu no

ll avait réveil au fond de rs les plus civi que le comba à colère, sur 14

aisaient face À Elle ne dit rien de plus, mais à plusieurs reprises, pendant la soinent, s’écroulali®, €lle revit en imagination l'image du jeune homme allant braveaux bagarres prendre place à côté de son frère et engageant la lutte deux que ses coup4 tre trois.

Pendant qu’on se désolait chez les partisans du maire Martin et e lui-même disait avec résignation à sa femme : “C'est comme cela les tions, on ne sait jamais comment cela tourne”, Beaulieu, triomphant, graphiait à Noël et à Legris: “nous avons gagné ; je vous prévien- E à :

s molesta pas ai quand il faudra venir.

" des Sirois d tre qu’il subi

oux était élu} tin, avait été de Beaulieu!

, en commen physionomie is Charmanté

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