‹ Au village [microforme]Chapitre 17 sur 31 · CR · texte numérisé non relu

CR

ir le coeur un événement’

is tâcher de

qu

I est donc superflu de dire que Georges, exilé de ce lie lui semblait i

Quoi! lui seul, de tout le village n’y serait Pas allé! Son coe: vait en y pensant.

La venue inopinée de Baptiste Fournier, un beau soir, 1 mélancolie, Le rusé épicier se doutait du secret désir de G avait la mine fort » Quoiqu'on entendit, au dehors, un yeux, des rires, des Chansons qui eussent dû lui communiq leur gaieté.

“C’est soir de bazar”, s'exclama Baptiste Fournier, en “c'est moi qui garde ce soir.”

Georges feignit de ne pas Comprendre, ne voulant pas raître l'envie qu'il avait de sortir. Mais Fournier savait à tenir et continua : “c’est bon pour les vieux de rester derrière toir par un S pareil. Il faut que les jeunes s'amusent. te fier à moi. Je vais rester ici toute la soirée. Va t’amuser

Le jeune homme se fit prier, pour la forme, puis il pa être monté prévenir Marie.

Au dehors, dans la clarté diffuse et bleuâtre qu’épandait

lune brillant au-dessus du clocher, des groupes passaient, f: taches noires sur la place de l’église.

Sur le grand Perron entouré de feuillage, par lequel on e jeunes gens se Pressaient, laissant au milieu d'eux un t duquel la porte du Couvent s'ouvrait à deux battan entrer les visiteurs. Du trottoir, tentures de fête, les banderolles qui silonnaient les corridoi lies vendeuses qui allaient et venaient dans ce décor gai. De l’autre côté de la rue, C'était déjà le faible demi-jour On voyait au loin les reflets scintillants des flots et un souffle fin d’août accourait du large, apportant un Peu des frissons cu la crète des lames.

rges respirait à pleins poumons la brise fraiche, gagn. charme de la nuit. Les évènements tristes du commencemen saison l'avaient assombri ; mais par ce beau soir de fin d'été, so jeune s’ouvrait à Ja joie de vivre. n'eut pas plutôt fait quelques pas à l’intérieur du spacie ridor conduisant de ja porte d'entrée aux salles affectées au: qu’il se trouva en pays de connaissance. Le contraire eût été

outes les figures familières, au hasard des rencontr

bles d'alimenter

| soir, le tira de ir de

avait à quoi 5 lerrière un com

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cette porte, | rridoirs, les j

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La fête battait son plein et une animation extraordinaire transmait le paisible édifice, l'emplissait d’une gaicté débordante, Mais ait une gaieté d’une qualité particulière, digne et modérée dans ses

i i empreinte de la réserve qui convenait Pour une fête de

un couvent dont les échos étai Î È uit

accents des chants pieux. Et si c'était u

tituait cependant pas une profanation.

e humeur se lisait sur toutes les physionomies : c'était t une fête populaire dans la pleine acception du mot, car on usait ferme.

Pour un grand nombre de villageois, les décors simples étaient iment somptueux, car ils n'avaient jamais rien vu de plus beau, epté à l’église, lors des grandes cérémonies, Quand le bedeau sortait plus beaux ornements.

Les vendeuses étaient jolies et tenaces comme on l'est pour une vre de charité,—de sorte que les bourses s'ouvraient souvent et tes grandes. Tous n’achetaient Pas cependant, mai: tous étaient la fête, jouissant du coup d'oeil qu'offrait la foule empressée autour différentes tables, tous se Pénétraient de la griserie de l'atmosphère

ique que crée la présence d’un grand nombre de gens, sous des ières brillantes, au milieu des fleurs et des banderolles de fête, avec jolies femmes circulant parmi les groupes et mettant partout le ca-

Charmant de grâce qui manquerait sans elles.

Georges, suivi de quelques amis, causant tour des “tables”. Les dames de er agé es rties entre les plus huppées de la a ag rare de médecins, femm Il y avait la .

e de “la mairesse”, emme du déé, madame Beaylieu. s, des objets divers, gâteaux

sur une autre, coussins, objets u de rien.

, Subissant la c d’un endroit à un autre,

he”,—un paravent derrière lequel on de toutes sortes à une ligne tenue par les ache- © l’un une poupée, un autre

EHe était installée au milieu de la

h Leroux, huissier et membre du

gesticulait et attirait tellement

rcle autour de lui. “Alons”, criait-il, “une

palette ! qui veut une palette ! c’est celle-ci qui gagne, main-

ant!” Et il érnaillait son discours de plaisanteries, de facéties quelfois plutôt gauloise.

On achetait des palettes portant chacune plusieurs numéros. La

se partait, poussée par une main vigoureuse, elle tournait, tournait,

Puis s’arrétait lentement, désappointant à c ue fois les je un seul était favorisé Par la fortune. On Fm quelques ir le plus grand nombre ayant perdu, le groupe se fondait et s. remplacé, au bout de quelques minutes d'efforts ce la part

un groupe nouveau de oueurs, Cela continuait ainsi tou es fm étaient bonnes.

grande salle, les quelques pièces voisines et les cc débordait la foule n'étaient pas d’une dimension extraordinair eut vite tout Parcouru, tout visité, et il songea naturellement et à se reposer.

umeurs s'étaient installés dans les embrasures de fenêtres, savourant des cigarettes ou des cigares, ou tirant

s ce pipes bourrées de tabac Canadien, se délassant ainsi

les acheteurs. Elle se trouvait un peu à l’éca

éc une colonne tendue de banderolles multicolores, vers elle, plutôt gâuchemen

» tant parce qu'ils se r entre les deux familles n'était pas complètem Louise partagea son trouble en le voyant venir ; elle épro

Georges , t, car il n’était Pas très à son aise

jeune et amoureux, et qui est le Plus délicieux d Car elle était amoureuse, Les sentiments sont naïfs, spo: Puissants, entre enfants du sol. Quand ils se révèlent, ils ont Pris une force qui les rend aussi difficiles à déraciner que le de la campagne.

S deux jeunes gens parlèrent d’abord tout naturelles

r, puis la conversation tourna sur les affaires de. famille de et de Louise et sur eux-mêmes,

OUS ne venez pas nous voir Souvent, reprocha timidement —C'est difficile, répondit Georges: je ne peux pas m'abse l'épicerie.

Louise fut tentée de répondre que le dimanche idre, mais el'e n°5sa Pas, de crainte de paraître tr.

qu'elle savait bien Pourquoi Georges n'allait pas chez elle. femme de Baptiste Fournier ne serait pas allée voir la femme

était une

- ue 2 Peu saccadée, un peu décousue, mais agréable quand même, car le 101 et la jeune fille se Compfenaient et dévinaient ce qu’ils n’c

s les joueurs, leur mutuel désir de ce voir plus sonvents, d’être plus près ques instants, pd l’autre.

ait et se dis

nsi toute la soiré dans ces discours, et elle essayait d'amener Georges à parler af- Pour constater si Baptiste mentionnait les noms de Georges et | les corridors , iens à la suite de relations d’affaires. Elle ne Put réussir à rien ordinaire. Geor r et garda son doute torturant, quand Georges la quitta, èn fui lement à s’arrét, y avait encore des fumeurs dans les fenêtres ires de toutes Ll aient rassemblés au hazard, mais les hommes tirant des bou pés pour parler un peu des affaires publiques et it ainsi, avant RS politiques. — ea à faire com Georges se dirigeait vers une fenêtre dan tisseries, peu «jeunes gens, quand il fut attiré au passage t seule, attendar , rendu au “bazar” comme tous les autres villageois et qui causait e de la foule pl quelques amis de Magloire Sirois. orges se dirige“ ent Ça va, Georges”, lui demandèrent-il On aise pour |! !

arce que la fro disparue.

le éprouva cet ve quand on e rments.

fs, spontané 4 ils ont souve que les arbr

. Les jeunes gens plus âgés s'étaient recherchaient leurs

s? Ilya longtemps

—Je n'ai pas grand temps, répondit Georges.

—Oui, dit-on en riant avec bonhomie : c’est un homme d'affaires htenant.

Ils le plaisantèrent ainsi pendant quelques minutes, puis le cordonlui dit: “je voudrais te parler, Georges.” I] amena alors le jeune

, en faisant un signe d'intelligence aux autres, qui nt évidemment au courant de ce qu’il voulait dire à Georges.

“Je voulais te parler”, dit le cordonnier, quand tous deux furent de toute oreille indiscrète : “j'ai quelque chose à te dire.”

turellement corges acquiesça, prêt à répondre à ce que lui demanderait son locuteur, qui avait toute sa confiance.

iille de Georg } :

“Est-ce qu'il y a longtemps que vous avez eu des nouvelles ‘je dement LouisMiBloire ?” dit d’abord Gagnon.

m'absenter 48 Nous n’en avons pas eu depuis qu’il est parti.

— Aucune ?

it une journ —Non, nous avons toujours attendu, Monsieur Martin nous avait osée et pardiu'il verrait à ça. = .. Tant que (4 —Il n’a pas écrit ?

emme de M: —Non. : — iales ne se s —Et vous ne lui avez Pas écrit non plus. pouvait guëri —Pas encore. —

mment Ça va-t-il à la maison?

2 —Marie s'occupe des enfants et du ménage toute la journée. Elle n silence ere de cacher son chagrin.

t Louise. —Est-elle bien ? =:

u pénible —Je trouve qu’elle a maigri beaucoup. , car le je e a n'est pas étonnant : une affaire pareille! Dis donc, et les af-

d'ils n’osaienllies? Vous en tirez-vous un peu? U; mais c'est bien du travail.

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