‹ Au village [microforme]Chapitre 20 sur 31 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Pendant qu'un complot s'ourdissait entre Georges Beaulieu et Louis Martin contre son mari, la femme de Magloire Sirois était æussi menacée d’un autre côté : Baptiste Fournier continuait son travail perfide pour ruiner le commerce de l'épicerie. Marie était donc menacée dans son amour et dans ses biens.

À vrai dire, Baptiste Fournier n'était Pas complètement satisfait de la tournure que prenaient les évènements. En dépit de ses tentatives continuelles Pour nuire aux affaires de son rival, les acheteurs

des deux était toujours là. Fournier avait : au tenter de les éloigner, avait beau essayer toutes sortes de ruses pour demeurer seul à rece-

grand'chose, il y vénait maintenant très rarement. Mais s'il n’y venait pas très souvent, il Y pensait par contre tout le temps.

Î1 rageait continuellement et il exhalait amèrement sa colère dans “ts conversations avec sa femme.

“Quand on pense”, disait-il, “ce petit imbécile de Georges et cette pimbèche de Marie ne me quittent pas une seule seconde; on dirait qu'ils Le font exprès. Je me demande, des fois, s'ils se doutent de quelque chose.

—Îls ne sont pas assez fins, pour cela, répartit aigrement Joséphine.

—Si je pensais que Georges fait expès pour rester là, tout le t quand Marie n’y est pas, je lui tordrais le cou, déclara Baptiste }

mer, Qui aurait été bien en Peine de mettre sa menace à exéct

est vrai, convint Baptiste Fournier ; i] faudrait trouver que moyen de sortir de là. Sais-tu à quoi je pense ? —Non.

—Si je faisais interdire Magloire et si je me faisais nom Curateur.....

—Marie ne voudrait pas.

—1l y avrait peut-être moyen de faire cela sans elle. 1 U as toujours quelque bonne idée, éjacula Joséphine, vite pi à admirer le génie de son mari Pour le mal. Tu devrais consulter avocat: il te dirait s’il Y à moyen de faire cela. est entendu, répondit Fournier ; j'y irai demain. —Qui vas-tu consulter ? monsieur Beaulieu ?

—1l ne voudrait Pas se mêler de cela!

— Pourtant, Magloire lui à assez fait dommage. .... —Oh! Beaulieu est bien prêt à lui rendre aussi, mais en-dessu: Sans que Ça paraisse. I] ne voudrait pas avoir l'air de se venger.

Normandin était un aVOCat qui avait dû quitter l'endroit où était établi auparavant, parce qu’il avait trop bu. Î] était venu cherch, fortune à Saint-Germain, où On avait recours à Jui uni

réputation peu enviable. e

—Si tu étais nommé Curateur, dit Joséphine, tu Pourrais faire c que tu voudrais chez Magloire ?

urmier expliqua à sa femme ce-que c'était qu’un Curateur, ca

Comme nombre d'habitants de la campagne, qui plaident souvent, il avait quelques notions rudimentaires de la loi.

Un curateur est ladministrateur des biens d’un aliéné. Le curateur est nommé par le tribunal et gère les affaires de l’aliéné.

—Et Georges ?

— 11 n'aurait droit à rien. Je l’enverrais promener.

—J'avais bien raison de dire que tu pensais à tout, s’exclama Josephine.

out le temp; ptiste Four.

1 exécution,

i partage:i:

perdait pas

Duver que!-

is nomnier

vite préte nsulter 11

Page 1