‹ Au village [microforme]Chapitre 27 sur 31 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Marie avait trouvé singulier, dans le passé, que Baptiste Fournier

vint la voir et que Joséphine négligeät de venir avec son mari. Cette

froïdeur, ce manque de “coeur même de sa belle-soeur, dans le moment :

où elle était dans l'affliction, avait plus que toute autre chose mis Marie

en garde contre l’épicier, qu’elle Soupçonnait vaguement de venir avec des intentions intéressées.

ses préventions et fscili de Bap

tative de Ge ï de rejeter. C'est sinsi dans un but infâme, sur les bons sentiments de l’abandonnée.

La démarche de Joséphine causait un véritable plaisir à Marie, lui donnait une consolation réelle, parce qu'elle y voyait l'indice d’une in-

ses répugnances pour témoigner le plus gentilment possible à sa belle- Soeur toute la reconnaissance qu’elle lui avait de venir la visiter dans

Au bout de quelques visites, une demi-intimité s'établit même entre “les deux femmes, un peu superficielle, un peu factice, un peu tendue,

mais réconfortante quand même pour Marie, qui avait tant besoin de Sonsolations et d'affection. :

Joséphine rée si lon

à serse qui aidait à Baptiste Fournier—et c'était aussi dû à la jeune fille si l’épicerie était aussi achalandée qu’elle l'était, Car Louise savait Plaire à tou à igeance.

$ Par son amabilité, sa bonne grâce et son o

Joséphine Continua : “vous savez ce que c'est que d’avoir des enfants à garder.

— Oui, répond —Il y a bien L

En disant cela, Joséphine pensait qu’elle aurait désormais un bon prétexte pour €mpêcher la jeune fille d

€ venir elle aussi faire une visite à Marie.

“Le petit Magloire Pourra bientôt parler”, disait-elle : “je l'accoutume déjà à dire Papa. Et la petite Jeanne à tant grandi! Leur père sera étonné de les trouver si ss |”?

Il fallait que Joséphine eût un Coeur de tigresse pour écouter sans s’attendrir ces confidences.

ersuasion était Cependant trè

résolut à brusquer Jes choses et à tenter }' ment qui devait, croyait-il, forcer Marie à se s

enlèveotmettre à sa volonté.

Pendant qu’on Complotait ainsi contre sa femme, contre son fils et Contre lui, que deveriait Magloire Sirois ?

Près d’un an s'était écoulé depuis son internement. Son incartade, la lettre qu’il avait envoyée à ça femme, les chèques distribués par lui:

FPS

aux Charretiers qui avaient mis cette lettre à la poste, cela lui avait valu wne verte semonce du surintendant de l'asile et sa réintégration dans la salle commune.

Avec la force de volonté, la ruse et la persévérance que donnent le désir de réussir, il avait travaillé alors à rentrer dans les bonnes grâces ‘es soeurs et des gardes, pour tenter un nouvel effort vers ce but, tou- - Ï n'avait pas réussi à recouvrer la demi-liberté dont il jouissait au- Paravant, car on le tenait maintenant en suspicion. Il était toujours surveillé. Tout au plus avait-il pu obtenir d’être envoyé au dehors

par des gardes. .

printemps commençait et il y avait beaucoup de travail pour les pensionnaires dans les champs et autour des bâtiments de l'asile Pour préparer l'exploitation agricole qui se faisait sur une grande échelle sur les “terres” de l'institution.

Aucun des pensionnaires ainsi employés n'aurait pu s'échapper

H rongeait donc son frein et attendait patiemment qu'une occa-

L'arrivée de la belle saison, le soleil plus chaud, l’arôme vivifiant qui s’échappait de la glèbe encore partiellement recouverte de neige, tout cela l’enivrait, lui donnaît des envies inouies de secouer la con-

trainte et le joug pesant, de laisser là fous et gardes, et de s’en aller-

chez lui tout bonnement.

Ses nerfs se crispaient, ses muscles puissants, rajeunis et endurcis par l'exercice au grand air, se tendaient à se rompre. Que l’occasion survint et il sentait qu’il ferait quelque tentative désespéré pour quitter le lieu de sa captivité.

tant, aucune occasion ne surgissait. Toujours, à la même heure, sous le coup de la règle rigoureuse, les mêmes actes s’accomplis-

‘eomme une malédiction.

… L’exaspération de Magloire devenait donc extrême.

Il n’analysait plus sa peine ni ses tourments ; il était dominé uniquement par cette idée envähissante et irrésistible comme l'air frais qui Soufflait sur la plaine, comme le grand soleil qui éclairait. là-bas, les espaces libres,—partir, s'enfuir.

: Dans cet état d'esprit, il devait infailliblement essayer d'échapper

à la surveillance des gardes, tenter de fuir même ea plein jour et sors leurs yeux. C’est ce qui arriva.

mins

.—. augmentait rapidement entre lui et les autres hommes qui peuplaient le champ où il travaillait. À la lisière de ce champ, pardelà la clôture élevée ‘était la route, qui menait à un it où pasi Magloire se rap-

agloire était fait, Il se redressa d'un élan foul'oeil 8, il avait at- Il sauta de l’au-

eureusement à la ç Les autres gardes demeur i Les deux hommes qui k les plus forts et les plus agiles de l'asile ; mais que du désir de faire leur devoir, tandis qu’un désir invincible de liberté, qu’une volonté terrible le ait. - Le fugitif courait fort vite, malgré sa grande taille et son poids. Un des gardes gagnait du terrain sur Jui, mas l’autre en perdait. POursuivant arrivait sur lui, M » Qui ne s’attendai À

agloire Ji et la liberté qui avait vu le sort dont son Compagnon prêt. Il aborda Magloire avec cet air menaçant i dompter les fauves

« À peire relevé, il reçut en pleine poitri a tronbe humaine lancé sur lui, I] chancela. :

Magloire … avec une force irrésistible, le tordit comme “4m ceps de vigne. “homme râlait mais ne lâchait pas prise. Avec une fureur bestiale, Magloire se dégagea. La lutte reprit un instant, hideuse, puis Magloire continua sa Course vers le tramway, qui arrivait, laissant derrière lui les corps de ses poursuivants. Ïl santa sur le marche-pied et le tramway l'emporta. ;

Ce soir-là, Joséphine était venue voir Marie, auprès de laquelte <le redoublait d'amabilité et d'assiduité, avec une coupable hypocri- “e, depuis quelques jours.

deux femmes étaient seules dans le logis; en bas, Georges se ‘tenait dans l’épiceri.

es causaient à voix basse, pour ne Pas réveiller les deux enfants qui dormaient dans une pièce voisine, Pour ja centième fois, Marie redisait sa peine et son espoir. Puis, ne voulant pas abuser de la patience de là visiteuse par des doléances trop prolonvées, elle se mit à parler des choses du ménage, de ces mille petits + qui prennent tant de place dans la tâche quotidienne d’une maîtr: : i ““t sur lesquels les femmes aiment à se consulter.

Il commençait à être tard. Au dehors, personne n'était passé de. puis longtemps dans la rue, désertée par les villageois aux habitudes <asanières. On n’entendait ins la nuit que la rumeur sourde de la glace en travail sur le fleuve, où elle achevait de se désagréger sous l'effet des premières journées tempérés du printmps.

C'était une nuit noire, sinistre, propice pour un crime

“Je ne sais pas quel temps il va faire demain, dit Mari

—Je ne sais pas, répondit Joséphine, en écho. Puis elle ajouta : Baptiste est en retard: je me demande ce qu'il fait.

° D’habitude, Baptiste Fournier accompagnait sa féfhme chez Marie ‘Où venait la chercher à la fin de la soirée. Il ne retardait jamais beau-

Jui proposa-t-elle de 1: faire escorter chez elle par Georges.

Joséphine refusait et Marie insistait; finalement, Joséphine dit : “Si Baptiste s’en venait, cela ne vaudrait pas la peine de déranger Georges. Et puis si je partais et si Baptiste était allé aïlleurs et arrivait ensuite, cela le contrarierait de venir pour rien.

—C'est vrai, reconnut Marie.

—Si seulement, Georges voulait faire quelques pas du côté de chez nous. Peut-être qu’il rencontrerait Baptiste.

Georges, appelé par Marie, s'empressa de se rendre au désir de Joséphine.

I ne revint pas. Baptiste n’arrivait pas non plus; de sorte que

les deux femmes 5: regardaient un peu étonnées.

Finalement, Joséphine dit : “Je vais m'en aller.

— Vous n’y pensez pas, fit Marie: toute seule comme cela. —Quel danger y a-t-il?

—{C'est vrai qu'il n’y en a pas.

il y à peut-être quelque chose qui va mal chez nous ;

les enfants sont peut-être malades. st Cet argument de la mère anxieuse au sujet des siens eut râison des objections de Marie.

=, nent rencontrer:

Georges, à moins revienne avec Baptisie et que je les rencontre tous les deux.

Votre mari a peut-être été retenu chez lui Par affaire, dit Ja femme de Magloire, ,

—{’est bien possible. Je vais vous renvoyer Georges. —C'est Ça. Au revoir.

reste, ajouta Joséphine, je’ vais probable:

qu'il ne

ques pas, elle tendit l'oreille. On entenidait

ontinua, sans ir aller affronter

Joséphine reéconnut la voix de sa belle-soeur Louise. “Que fais-tu 1à >” lui demanda-t-elle avec colère, n'es-tu pas à Ja maison ?”

uise ne répondit Pas et continua ses gémissements : “Oh! il est mort! Il est mort,” criait-elle, -

Joséphine vit qu’elle ne pourait rien en tirer si elle ne la prenait Par la douceur : “qui est 1à, demanda-t-elle ?

—C'est Georges, fit Louise,

est-ce qui lui est arrivé?

—Îl s'est fait assommer.

Louise fit alors le récit de sa rencontre avec le jeune homme. Elle avait vu venir un homme. C'était Ge Juste comme il arrivait

“Pourquoi

la nuit, puis i} avait perdu Connaissance “T1 faudrait Je secourir, il fa Louise,

l . sait

—Viens à Ja Maison, dit Sournoisement Joséphine, Baptiste doit être R; i! viendra le chercher.

— Baptiste est parti, balbutia Louise.

—Viens quand même.

—Nous ne Pouvons le laisser ainsi, une voiture passerait sur lui. Les deux femmes se trouvaient en face de la demeure du docteur

—“Si nous le rentrions chez le docteur, Suggéra Louise, . Qu'est-ce qu'il va dire de nous voir sur le Chemin toutes les deux toutes seules, à une Pareille heure.

tête et craignait de créer quélque complicati révue en mettant Je médecin au courant de ce qui se passait. En ef et, elle devinai selon leurs criminels calculs, Baptiste, tapi dans l'ombre près de chez Sirois, avait du guetter le moment où Marie serait seule Pour entrer

Iles sonnèrent.

La réponse fut lente. Quant enfin le docteur Dubois, les yeux pleins de Sommeil, vint ouvrir, il recula de surprise en apercevant Joséphine et Louise. I] cacha poliment son étonnement et demanda ce,

Joséphine se hâta de prendre la parole, pour lui dire qu’un homm. Paremment sans vie était étendu devant sa porte et pour le prier de

“C'est Georges Sirois,” ajouta Louise; venez vite, docteur. —QOui, nous croyons que c’est lui, corrigea Joséphine.

Il avait un fanal, qu'il alluma ; puis il sortit. A la lueur du fanal, il reconnut que c'était bien Georges qui gisait là, la figure maculée de Sang. Louise pleurait convulsivement.

Le médeci

riblement long à la jeune fille, il se tourna vers elle avec compassion, et

$, qui la rassura: “il est trop fort, ceux qui l'ont

attaqué ne l’ont qu'étourdi; il va revenir à lui dans quelques minutes. Out ira bien. Je vais Je rentrer chez moi”.

* Louise se chargea du fanal Le médecin, en vigoureux fils. de | paysan qu’il était, enleva dans ses bras le corps du jeune homme et le .

Porta ainsi, avec ] remplies de médicaments divers répandaient une odeur pénétrante.

ps mére

Il étendit ie jeune homme sur un divan, Jui fit respirer des sels.

lui administra un cordial, activa Ja circulation et la respiration Georges rérua. - À dé e à lui, dit : ve " —AlOns-nous en dit ine, ml à l'aise.

Louise, rassurée sur per du jeune homme, Consentit à partir. “T1 vous doit une fière chandelle”, dit le docteur en sant les deux femmes ; “s’i] était resté À, je ne sais Pas comment cela aurait ae … ine et Louise s’en allèrent, en proie à des émotions diffédm an are = s ouvrit les yeux, i] dit: “il me semble que j'ai entendu une voix que je connais, celle de mademoiselle Louise Fournier. —Reposez-vous, réposez-vous, dit le docteur, d’un ton paternel ; vous parlerez d'elle ensuite lues heures au avant, tm train de voyageurs avait stoppéà la gare de Sainte-Cécile, un Village distant de cinq lieues de Saint- Germain. train n'arrétait que quelques mi j ser le courrier destiné à Sai

R voyageur solitaire demeura sur le quai de la

gare, à peu près et mal éclairé Par de r--:s fanaux P.

‘ <Tsonne ne prit génie à cet homme de haute taille, vêtu modestement —sans doute 1m «es. habitants de lendroit arrivant d’un ; L traversa la voie ferrée, derrière Je train, parti à toute vitesse, et il se dirigea vers la Partie la plus humble d Qui est resserrée entre la ligne du chemin de fer s'élève, à cét endroit.

€ du village, celle et la montagne qui

C'est aussi de ce côté que se trouvait Ja

S . t - se ’

grande route conduisant Sy engagea.

sortir les gens encore dans les Maisons, où on Mas des lumières. village finit au Pont, qui traverse une rivi Profondément en- Caissée entre deux rives escarpées. Passé ce POnt, c'était la nuit ab-

Le proïieneur nocturne franchit le pont, puis se retourna vers Jevillage. Dares 072 Fien et on n'entendait rhan de ve sat ques. Para es rares lüinières tantôt menées étaient maintenan enant ék :

tout le calme et a paix suprême ; Campagne endormie. L ri-. qe de pre # finit, coûlant ne re mes, coder ceque fe printemps achevait de percer

. Alors, Magioire Sirois, car c'était lui—respira Hibrèment : il ne. tait pas poursuivi.

Tout la journée, il avait craint. Il s'était caché dans la ville jusqu'à l’heure du train Saint-Germain. . H s'était alors rendu } la Sare, où il était furtivement dans ce train, Le trajet lui avait semblé démesurément long. Comme il n'avait pas os entrer dans la Sare pour acheter wn billet, il avait dû yer à bord. I] avait tremblé en ser ges le a . où il voulait aller, il avait nommé le village voisin int-Germain, Pensant que ce serait trop. dangereux de descendre à ce dernier endroit. , =

quelques heures de Chemin de fer: ne oyant aucune figure

connue dans le train, ;] avait repris confiance, 1] Croyait qu'il serait en sûreté, une fois rendu chez Jui, Pourvu qu’il y arrivät sans être re- + 11 se proposait en effet d'étre‘bien calme, bien tranquille, afin

de ne pas donner d'ombrage à Personne, —et il se tiendrait sur ses

Our la première fois de sa vie, il COMmprenait aussi combien ue coin de terre, où s'était passé son enfance, où il avait vécu heureux, Jui tenait au coeur.

L’ rité avait un peu diminué: i] Pouvait distinguer maintcnant les contours du Paysage, deviner 1a physionomie des lieus connus et aimés.

Par des sentiments: de douceur, d'espoir et d'amour. = La route était longue et raboteuse : elle MOntaii sur les coteaux, franchissait des collines, descendait dans d2s valtées, s’enfonçait dans des bois’ de Sapins noirs: elle. traversait un setit vil » Puis dévalait perdument vers Saint-Germain, Smme prise d’une hâte fiévreuse, d’un désir insensé v'arriver.

oire descendait maintenant la granle côte qui se termine en-

arrivant près du village de Saint-Germain. ne sentait pas Ja fatigue. Même s’il avait voulu s'arrêter, ä ne l'aurait pas pu. :

À l'entrée du village, jl se mit à courir, Son Coeur battait comme. un soufflet de forge. Ses Poings étaient Crispés, tous ses muscles étaient tendus en un effort inouï.

Fn ce moment Baptiste Fournier, meliçint, se benchait vers Marie, dans la raison de Magloire Sirois, ec Iui disait: “;] faut que Vous vous décidiez : je n’attendrai pas beaucoup plus longtemps. Si

VOUS ne me signez pas te consentement que Je vous demantle, vous

vous en repentirez.

Le misérabie avait Attendu toite la soirée que Marie fût sétile. Pour entrer chez elle. C'était d’abord Georges qui était sorti, envoyé:

» Payé par

le jeune homme en le rues lèchement Par en arrière dans l'obscurité, ‘ 1l l'aurait tué si Louise ne fût heureusement survenue à temps.

Joséphine était ensuite partie, Baptiste avait alors fr à la porte, Marie rectila de surprise, en voyant le mari de sa belle-soeur, corges qui arrivait.

+ épicier fut d’abord douceureux et feignit d’être venu chercher Joséphine et de ne s l'avoir rencontrée e

projet qui lui tenait tant à coeur.

mme d'habitude, Marie refusa une fois de plus d'accéder à sa demande, et de se conformer à sés désirs.

“Puisque: vous aimez tant vos enfants”, dit-il, “c’est par là que je. vous dompterai. Je vous enlèverai le petit Magloire et nous verrons bien si vous ne ferez Pas ce que je vous demande, pour le ravoir.” isérable était décidé à tout. Elle pensa: ‘si je le retiens quelque temps; ges arrivera et je serai sauvé.”

Mais Baptiste Fournier avait deviné son calcul. attendez

Georges”, dit-il, “i] ne reviendra pas. Je vous ai en mon Pouvoir, Vous allez faire ce que j

rte extérieure quelqu'un. ‘Je suis sauv æ

Ce fut un Coup de théâtre. Marie ine et inattendue.

méchanceté de Baptiste Fournier reprit en un instant Je dessus Sur Sa crainte. Avec cette rapidité de Conception qu’ine situation désespérée donne quelquefois au plus Pusillamine, il envisagea en un instant là position. Une autre £5r'e donnait dehors. S'il s'élançait par

là avec l'enfant, Magloire n'aurait pas le temps de s’interposer.

i i achant ce qui se passait. dain Marie, qui tomba, puis saisit l'enfant et s’élança dehors.

agloire fit un mouvement, se précipita pour le retenir, Le corps de Marie lui barrait la route. Entre l'enfant qu'emportait le ravisseur et sa femme étendue ]à à ses pieds son coeur balança un instant, puis j qui restait inanimée. Eur À

. Sans cela, je ne sais Pas ce qui serait arri

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