Polygamie
Dans la plupart des tribus lo-lo au Yun-nan, la polygamie n’est pas pratiquée (exception faite pour les t’ou-seu ), sauf dans les cas très rares où la première femme est stérile. Dans ce cas, le mari, de concert avec sa première épouse, en choisit une seconde.
Il en est à peu près de même au Seu-tch’ouan, si j’en crois le P. Martin: «La polygamie, m’écrit-il, n’existe pas en grand dans aucune des trois castes. On ne la rencontre que chez les dzeu-mou (t’ou-seu), les gros seigneurs et les esclaves riches, ou, quand la première femme est stérile. Il est faux cependant de dire qu’un chef prend trois femmes, un sous-chef, deux, et le commun des
* Le mariage chinois au point du vue légal. Changhai 1898, p. 234—235.
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Vie psychique des Lo-los.
mortels, une. Les riches se piquent seulement d en prendre plusieurs, et les t’oii-seu se piquent toujours, par gloriole ou parade de richesses, d’en avoir plus que le plus riche de ses sujets. La polygamie successive, consistant à répudier la première femme et à en prendre une autre, est de fréquence moyenne.»