Naissance
La femme, pour la naissance de son premier enfant, est assistée
par sa mère, ou, à son défaut, par sa sœur aînée.
Aussitôt né, l’enfant est lavé à l’eau chaude par la femme elle-même, ou, si elle ne le peut pas, par le père, ou la grand-mère. On l’enveloppe avec un vieux linge, il n aura un vrai habit qu apiès un mois écoulé.
Pendant un mois et même plus, l’enfant sera lavé trois fois par jour. Pour empêcher les déformations des membres, on lui
attache les jambes avec une ceinture très-large, les mains, croisées sur le ventre, sont également attachées à hauteur des poignets.
S’il lui pousse des éruptions, la mère brûle un bout de sa robe, et se sert de la cendre pour frotter ces éruptions qui disparaissent infailliblement !
Durant ce mois hyo-mo to , la mère elle aussi devra se laver trois fois de la tête aux pieds, le second, le 18e, et le 30e jour après la naissance. Si elle omettait la chose, il lui naîtrait des gerçures sanguines aux pieds et aux jambes.
Dans l’eau qui sert à cet effet, on fait bouillir cinq espèces de plantes, à savoir:
lo pè = feuilles du lo, que le P. Ducloux me dit être une «pistacia».
Mo-dja-la pè = feuilles d’une espèce de «Chèvrefeuille Lonicera».
Vou-di-tnè pè — feuilles d’une «Labiée».
T’a-hi-neu — une autre «Labiée».
Ta-hi = aiguilles de pin.
Pendant cette période, la mère doit s’abstenir de manger de la graisse de truie, ou de chèvre, comme de la viande de coq. Si