Maladies
Chez les Lo-lo p’o, les médecins sont inconnus. 11 n’en est pas de même cependant dans toutes les tribus lo-lo. Chez les A-hi, par exemple, les médecins, même renommés, ne sont pas rares.
Pour les maladies communes, on fait usage de quelques simples connus de tout le monde.
On' soigne le mal de tête, en appliquant sur le front des feuilles d’une plante appelée pi-bè, chauffées d’abord au feu, ou encore, on pince avec les doigts le front et le sommet de la tête, pendant quelques instants.
Pour le mal de dents, on introduit de la nicotine dans la cavité creusée par la carie.
Pour les maux d’yeux, on se sert du fiel de chèvre.
Pour le goitre, on emploie le poumon de cochon.
Les brûlures sont soignées avec l’intérieur de courge.
Il existe un tas de simples pour soigner en outre les maux de ventre, et les blessures, qu’on a garde de jamais laver, surtout à l’eau froide.
Les maladies du cuir chevelu, communes chez les enfants de la tribu A-hi, sont ici presque inconnues. Je ferai la même remarque pour les vers intestinaux.
Il existe, tant chez les Lo-lo p’o que chez les Chinois, leurs voisins, une fièvre pernicieuse avec saignements de nez, qui fait son
Vie psychique des Lo-los.
apparition chaque année à l’état épidémique. Nombreuses sont ses victimes.
Dès qu’une maladie commence à devenir sérieuse, on a recours à l’art des sorciers. Et dès lors, les malades ne se lavent plus, ils ont horreur de l’eau, surtout de l’eau froide.