VI. Des maladies et de la mort
Mo lo y a n’djo!
Nya b o bè!
Vou-ga ho hyé la,
Nya b o bè!
Meu-tè a-seu nè Ho lo sè ngea la.
Vou-ga djeu hyé la, Djeu sè ngeu la nyi.
Vou-ga dzo t’i la Nya bo bè!
N eu hyé la lo nga nè!
Dzo sè ngeu té-la!
Nya bo bè!
Beu-hya meu-mo lo!
Ngo a-mo nè i-deu Mè-bi dja mou dzo!
Da p’o so da no lè Da t’i da n’po lo!
Nya bo bè!
A-nyé geu t’i k’o N’cheu geu-tcheu ngè Tcheu-dou t’i-k’eu yi.
Mère lui ne pas craindre!
Pauvre mari!
Au chevet viande offrir venir, Pauvre mari!
Aurore ce matin
De viande odeur flairer venir.
Au chevet vin offrir venir,
Du vin odeur flairer venir falloir.
Au chevet riz sacrifier venir Pauvre mari!
Fille offrir venir c’est!
Du riz odeur flairer revenir!
Pauvre mari!
Fourmi-ailée ver devenir!
Moi de mère fille celle-ci Larmes avoir changer riz!
Paroles père trois paroles interroger Parole une ne pas répondre Pauvre mari!
Au-dernier celle-là une année Ne pas mourir ce moment-là c’est Froids-endroits ensemble aller.
Y-tcheu nyi zo sè tsè y a!
Bi-do !
Nè-dou t’i-k’eu yi!
E-tch’a neu dzè n’ba y a! E-tch’a neu ma lo,
La pya!
Neu k’a tsyou to-la y a!
Cho houy-dou n’dja!
Nya bo bè!
A présent de toi fils (mari) respira- C/est ainsi ! [tion couper est !
Bas-endroits ensemble aller!
Maintenant fille paire ne plus être Maintenant fille vieille, [c’est!
Je parie!
Fille sur tristesse tomber c’est!
Aux chagrins consolateur ne pas Pauvre mari! [avoir!
Voilà qu’il fait grand jour!
Et moi, pauvre fille de ma mère, je n’ai plus de force. Mes forces s’en sont allées.
Ah, mon pauvre mari!
Vie psychique des Lo-los.
Qui à présent va éduquer nos petits-enfants?
Moi, pauvre mère, j’en suis incapable.
Ah, mon pauvre mari !
Notre belle-fille obéira-t-elle à ma voix?
Qui le sait?
Noire fils lui-même m’obéira-t-il?
Il y a quelques jours encore,
Alors que ce pauvre père était encore là, lui on le craignait!
Mais moi me craindra-t-on!
Ah, pauvre mari!
Chers enfants, au chevet de votre père offrons de la viande!
Ah, pauvre mari!
Qu’en ce matin,
Il vienne de cette viande respirer le parfum.
A son chevet, offrons du vin!
Et du vin aussi il viendra sentir le parfum!
A son chevet, offrons du riz!
Ah, pauvre mari!
C’est ta femme qui te l'offre.
Reviens de ce riz respirer le parfum!
Ah, mon pauvre mari!
La fourmi-ailée se change en ver!
Et moi, pauvre fille de ma mère,
Mon bol de riz se change en larmes!
C’est en vain que par trois fois j’appelle votre père!
Votre père ne me répond pas même un mot.
Ah, pauvre mari!
L’an dernier encore, ah, oui, il m’en souvient!
Alors que votre père était encore de ce monde,
Avec lui, j'allais à tous les vents!
Maintenant, pauvre mère, ton mari n’est plus!
C’est chose certaine!
Alors avec lui, j'allais partout!
Et maintenant, me voilà seule, sans mon compagnon!