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Organisation sociale chez les Lo-lo du Seu-tch’ouan

Si, maintenant, nous examinons l’état des choses chez les Lo-lo du Seu-tch’ouan, nous nous ferons une idée plus nette encore de ce qui a dû se passer au Yun-nan.

Tous les renseignements qui vont suivre me viennent du P. Martin.

Au Seu-tch’ouan, me dit-il, l’organisation politique n’est pas tout-à-fait la même chez les Lo-lo Indépendants que chez les Soumis à la Chine.

Chez les premiers, nous avons les seigneurs, les serfs et les esclaves.

Est seigneur (si p’o) tout possesseur de terrains, de serfs ou d esclaves. Il jouit d une autorité plus ou moins héréditaire sur sa nombreuse famille, à la manière des anciens patriarches.

Le serf paie au maître des terrains une redevance en céréales.

L esclave, lui, est la chose de son maître. Il peut être vendu au

gré du possesseur, qui impose femme à mari ou mari à femme, ou «

même peut les séparer ou vendre séparément, de même que leurs enfants (ce qui est plus rare).

Chez eux, c’est l’indépendance des seigneurs féodaux entre eux. Même chez ces Indépendants, la Chine donne le titre de t’ou-seu à certains si p’o influents. Ce sont des t’ou-seu purement honoraires, et le globule qu'on leur donne les fait rire des Chinois qui croient les avoir ainsi conquis.

Il n'y a donc pas de chef, à proprement dit, pas davantage de sous-chefs ni de sous-seigneurs. Les litiges sont réglés par des

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