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III. Caractères physiologiques et psychologiques

un acte de vente! On peut les compter: je doute qu’on puisse en trouver plus d’un ou deux par village!

Lâche devant la force brutale, le Lo-lo p’o est courageux et hardi partout ailleurs. 11 se dévoue volontiers pour ses semblables. Il est soucieux de sa parole et plus franc dans son langage que le Chinois.

Il est hospitalier pour tous ceux de sa race: c’est un gai et bon enfant. Il aime le plaisir, mais ne néglige nullement son travail.

Les Chinois le disent dépravé, au point de vue des moeurs. Il existe, en effet, chez eux une grande liberté entre les jeunes gens des deux sexes. Le Chinois, sévère extérieurement seulement, trouve cela sauvage! Ne voyons pas, nous autres, généralement du moins, dans cette grande liberté, autre chose que de la simplicité. Les Chinois chez qui j’ai vécu, l’emportent de beaucoup sur les Lo-lo p o, au point de vue de la dépravation morale!

Chez eux, les fumeurs d'opium n'existent pas. Ce vice chinois s est comuniqué à quelques rares individus, en relations avec des Chinois. On se les montre du doigt.

Comme je l’ai déjà dit, profond est leur attachement au sol natal. La grande majorité meurt sans avoir jamais connu en dehors de leur village que le marché voisin.

Les très-rares métissages avec les Chinois sont loin d’élever le niveau intellectuel ou moral !

ARTICLE IV

Alimentation.

1. Les aliments. — 2. La préparation des aliments. — 3. Le tabac.

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