Les aliments
L’alimentation des Lo-lo est surtout végétale. Chez le Lo-lo p’o, le maïs (cho-p’eu), le riz (tsè-p’L), le blé (cho), le sarrasin (go a), même le sorgho (Ion) en sont la base.
On ne fait généralement que deux repas par jour; trois, lors des gros travaux, quand on invite à travailler des étrangers à la famille.
Un homme d’âge moyen qui ne peine pas, mange par repas deux ou trois bols de riz ou de maïs; il va jusque six ou sept bols, quand il peine.
Il faut ajouter les fèves ( no-mo ), les haricots (no nyi-mo), les pois (no-va) et les courges (a-p’eii). qui servent de légumes (va-tsé), suivant la saison.
Parfois I on rencontre près de la maison d’habitation un embryon de jardin (va- mi), où l'on cultive le chou chinois (va p’i tsé), l’oignon (feu-tso), l’aubergine (tcho-zeu) et quelques piments (la-dze). Mais c’est toujours si petit que cela vaut à peine d’être mentionné.
La viande de cochon (vè ho) est un aliment de fête. Plus commune est la viande de chèvre (a-tchen ho) et celle de bœuf (no-nyi ho).
Les troupeaux de chèvres étant fort nombreux, on en tue facilement une, surtout dans les travaux en commun.
Egalement dans ces pays de montagnes escarpées, les vaches, dégringolant facilement et se cassant un membre, donnent souvent aux Indigènes occasion de faire bombance. La famille dont la