La préparation des aliments
La préparation des aliments est réduite à sa plus simple expression. La graisse du cochon (vè ts’è) du nouvel an doit suffir pour toute l'année; c’est dire qu’on ne peut généralement pas en user pour la cuisine, elle est souvent remplacée par l'huile (yoii-vi) de noix.
La viande, ordinairement coupée en petits morceaux, est cuite a 1 eau bouillante. L opération terminée, on met les portions dans de grands bols ** avec du bouillon, répartis devant les invités. Si
Si je ni en rapporte à la tradition des Lo-lo, il est à croire qu’ils connaissaient l’usage du sel, ou du moins de l’eau salée, dès avant l’arrivée des Chinois.
Les moutons, disent-ils, allant toujours boire à la rivière, au même endroit, on découvrit ainsi les salines de Pé-ien-tsin (en indigène Ts’o don = sel sortir). Ils durent sans doute d’abord se contenter de cette eau salée, comme condiment. Plus tard, je suppose, ils auront appris par quoique Chinois, la manière d’effectuer la fabrication du sel. Un fait certain c’est que les premiers fabricants de sel à Pé-ien-tsin furent des Lo-lo, dont les descendants fort riches, mais complètement chinoisés, existent encore aujourd’hui et exerçent encore le même métier.
Les bols actuels sont évidemment de facture chinoise; de même, les marmites pour la cuisine. Nombre de Lo-lo p’o se souviennent qu’il n’y a pas longtemps encore ces marmites chinoises étaient inconnues chez eux. Ils se servaient alors de marmites en terre cuite, même pour cuire le riz. Egalement, disent-ils, avant 1 introduction des bols chinois, ils se servaient pour manger, de bols en bois.