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V. Habitation

de soutainement en pierres non taillées. La mur n'a guère que 0m40 à 0m 50 d’épaisseur.

Le modèle est le même que celui de la Figure II, saut que l’on ne se sert pas de colonnes.

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Figure III.

La toiture (hi veii-to) repose sur trois grandes poutres appliquées directement sur le mur en pisé; une, au sommet, et une autre, à chacun des côtés.

Les tuiles ne sont pas employées. On ne voit que des maisons en chaume (cheu hi), ou des maisons couvertes avec des lattes (chè-pi hi) en bois de sapin, qui mesurent 0m 50 de long sur 0m 08 de large.

Cette maison principale compte trois compartiments (so kè ou 50 hi) en bas. Ils mesurent chacun 2m00 de haut, 3m00 de long et 3m50 de large.

Seule une porte a généralement donne sur la cour, elle est à deux battants (choua-meu). On accède aux chambres de côté par des portes simples (a-do kè-mi zo), placées en b.

Vie physique des Lo-los.

Seules généralement ces deux chambres ont un étage (molo-ruo), on y accède par une échelle portative (tcheu-geii), plaçée dans la salle du milieu. L’étage mesure 2 m 00 de haut au milieu et 1 m 30 sur côtés.

La salle du milieu, n’ayant pas ordinairement d’étage, on y perce au-dessus de la porte, une fenêtre (kyé-sè) à simples barreaux verticaux, qui donne un peu de clarté.

Pour l’étage, on enfonce des petits troncs d’arbres dans le pignon des murs c d un côté, de l'autre, ils reposent sur le murcloison d , séparant les compartiments. Ces troncs d arbres sont déposés les uns contre les autres, et recouverts d’une forte couche d’argile battue.

Accolée à la maison principale, existe un promenoir, comme dans la plaine. 11 est recouvert d’un toit plus bas (kè-tè-kè). reposant sur de petites colonnes.

On accède à la maison par les escaliers, en y. En face la porte du milieu, sur ce promenoir, se trouve en a un brasero (ho-p eu zo), où I on fait chauffer 1 eau, ou même cuire les légumes. C’est là aussi qu'on fume la pipe et qu’on fait la causette.

Appliquée contre la maison principale, en e , se trouve la cuisine (k’ô-ti hi). La partie i est à découvert, elle sert de passage, et à l’ écoulement des eaux.

Dans la cour, sous le promenoir, en b\ un trou sert de poulailler (yi beu-hi).

Sur un second plan inférieur, nous avons ensuite les dépendances. Elles sont construites en troncs d’arbres superposés horizontalement et enchevêtrés aux angles, comme les izbas , en Russie. Les interstices sont bouchés avec de la boue. Elles possèdent un étage.

Enfin, sur un troisième plan, plus bas de 1 m 50, sont les écuiies, construites aussi en izbcis , mais de façon qu’on puisse, par la coui intérieure, accéder de plein pied à l’étage. En somme, le rez-de-chaussée seul sert d’écuries, le haut sert de logement ou de dépendance.

Les bêtes accèdent a 1 étable par l’extérieur. Nous avons ainsi, en /, l’étable à cochons (vè beu-hi ), en m, l’étable à chèvres (a-tcheu beu-hi ), et en n , l'étable à bœufs (no-nyi beu-hi).

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