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Vêtements des hommes

Les hommes portent un pantalon et une ou deux vestes.

Le pantalon ( mè-nyi ) est de deux sortes. Ou bien, court mais très-large, n'arrivant qu’aux genoux, ou bien, plus étroit, mais arrivant à la cheville.

Le pantalon est retenu par une ceinture (pè-cheu) assez longue, dont les deux bouts avec franges travaillées ( lou ) descendent entre les jambes. La ceinture est faite, ou avec l’étoffe chinoise et s’appelle alors me nè lou pè-cheu , ou en chanvre et porte alors le nom de mé pi lou pè-cheu.

Me nè signifie «étoffe noire», c’est le ts’in pou 1 chinois, une toile d’un bleu noir.

Mé p’i signifie «étoffe blanche», dans le cas présent on désigne ainsi la toile de chanvre.

Ces ceintures mesurent 0m 13 de largeur sur 1 m 70 de long. Les franges pendent à chaque bout. Egalement, à chaque bout de la ceinture en chanvre, au moment du tissage, on intercale 26 ou 30 rangées de fil bleu chinois, sur une longueur de 0 m 20.

Les jeunes gens, surtout dans les grandes occasions, portent souvent aussi la ceinture chinoise en cotonnade blanche (pyo lou pè-cheu ), avec les deux bouts en étoffe noire et fioritures.

Les vestes ( pya ) sont de deux sortes, et l’on porte souvent les deux espèces à la fois.

La première ( pya mé mo dja) se boutonne sur le côté et porte au col un tout petit liseré.

En haut, sur côté, deux boutonnières ( nyo-pa ) se touchant presque, avec boutons ( nyou-dze ) en fil, une autre boutonnière, sous le bras, et deux autres en bas, se touchant presque, comme celles du haut. Souvent on y coud une poche (to-teu-zo) d’un côté, laquelle ne se voit pas à l’extérieur.

La seconde veste (pya hè bè) se boutonne (nyou-dze kè) au milieu. Il y a six boutonnières avec vrais boutons chinois (pa-kè nyou-dze). Au col, un tout petit liseré de même couleur que les boutonnières. Les manches, étroites, arrivent jusqu’aux poignets.

Aux jours de fêtes, les jeunes gens surtout, portent encore une autre ceinture ( djo sè = ceinture des reins), au-dessus de

V TI. Vêtements et parures.

leurs vestes. C’est une belle pièce d’étoffe d’un noir bleu, ou rouge, ou verte, avec une petite bordure en fil blanc, aux deux bouts.

Sur la tête, les hommes portent la calotte chinoise (ka-tou) avec le pompon ( ka-tou dzeu-bi) rouge. Cette calotte est portée jusqu’à usure complète. Les vieillards portent souvent le turban ( cheu-tcheu ).

Chaque homme porte de plus sur le ventre, une saccoche (to-to), soit en cuir, achetée chez les Chinois, soit en toile, fabriquée par les femmes

Il porte également, attachées à la ceinture, deux autres petites saccoches, l une, pour le tabac ( a-keu li), l'autre, plus petite encore, (pi-kou) pour le briquet.

Ils fabriquent eux-mêmes leurs sandales ( ts’yé-tè ) en paille, ou plus souvent en herbe, longue et très-fine, appelée en chinois chan-ts’ao 2, en indigène fou. Le mari doit faire les sandales de sa femme; c’est, essentiel dans le ménage. Un jour, un garçon m’avait prié de m’entremettre auprès d’une fille qu'il voulait épouser. Celle-ci me répondit: «Père, c’est, il est vrai, un excellent garçon, mais je t’en prie, ne me parle pas de lui, il ne sait même pas faire les sandales.»

Les cheveux ( vou-ts’e ) sont rasés ( vou-di tch’o) deux ou trois fois par mois, avec un rasoir (a-to lè vou-di tch’o-dou) chinois, ou même avec un simple couteau de poche ordinaire. Ils se peignent (vou-di pi) tous les deux ou trois jours. C’est ordinairement la femme qui peigne le mari. Pour ce faire, on se sert du démêloir (vou pi k’yé), et du peigne fin ( vou pi dzeu).

Parfois les hommes, les vieillards surtout, portent jambières en étoffe (tcheu sè nè dou).

Les hommes, et surtout les jeunes gens, portent au poignet gauche, un bracelet (lè djeu) en cuivre ou en jade, et aux doigts, une ou deux bagues (lè nyi-seu) en argent.

Les hommes, se rendant à la montagne, ne se séparent pas de leur coutelas (a-to pè ), placé dans une gaine ( a-to hi-gou) en bois, portée par une ceinture (a-to hi-gou pè-tchou = corde de la gaine du couteau).

Vie physique des Lo-los.

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