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VII. Vêtements et parures

Aux deux poignets, les dames portent des bracelets en argent (pi lè-djeu). ou en jade (cha-lyou lè-djeu ), et aux doigts, des bagues en argent, en nombre plus ou moins grand, suivant la fortune. Souvent aussi, la fille lo-lo porte à un doigt son dé à coudre (veu to-do).

Les boucles d oreilles (no ko) sont en cuivre, ou plus souvent en argent. Elles se composent d'une boucle (no veu-leu) de grandeur moyenne, dans laquelle est enfilée une sapèque en jade (no pè), qui lait place dans les grandes circonstances à des pendants longs et taillés, en argent.

La chevelure n’est pas tressée. Tous les cheveux sont ramenés en arrière. Avec deux gros fils chinois (vou pi-hi), on les attache au haut du cou, quis les fils descendent avec les cheveux jusqu’à la base, où l’on fait de nouveau un nœud. Après les cheveux, il reste encore 0m 30 de fil, terminé par des franges (lou-bè). Audessus des franges, on a enfilé trois perles très-voyantes (la-seu neu ta-to). On entoure le tout autour de la tête, les franges retombant négligemment de côté.

Figure IX. Bo-bè.

Les femmes se peignent elles-mêmes, car leur chevelure plus épaisse demande plus d’habileté pour être peignée sans douleur. Le mari cependant peigne sa femme, quand celle-ci est malade.

Sur les cheveux, les femmes portent un turban (zo-mè cheutcheu). C'est une vraie couronne de 0m 03 de large, faite avec une étoffe noire plissée en dix tours. Ce turban pèse 16 onces et plus. Sur le devant, on coud trois boutons d’argent (p’i la-seu).

Bibliothèque Anthropos. 1,5: Lié tard, Au Yun-nan. 7

Vie physique des Lo-los.

Dans la montagne, les vieilles, et dans la plaine, toutes les femmes, remplacent ce turban par le mouchoir chinois (cheu-tcheu zo), ou (cheu-ki).

Pour aller à la montagne, les femmes lo-lo s’ajustent sur les reins un morceau de feutre blanc épais, avec en haut, une ceinture double qu’on passe sur les épaules, laquelle est terminée par une ceinture simple qu’on enroule autour du corps (v. p. 97 fig. IX).

Cet habit a le nom bo-bè. Il semble servir surtout à adoucir le poids des fardeaux. Cependant, chez les Y-li et chez les Lo-lo de Mong-hoa, les femmes le portent même dans les grandescir constances.

Quand elles ne vont pas à la montagne et aux jours de fête, les femmes remplaçent leurs sandales par des souliers en toile fleurie.

Signalons enfin, connue commun aux hommes et aux femmes, le grand chapeau chinois (mié-mao) 3, en Lo-lo lo-ko, et la peau de chèvre (a-tcheu djeu) avec en haut deux trous pour passer le bras. Et en plus, l'habit pour la pluie (djyé-beu) en cordes de palmier ou de chanvre.

ARTICLE VIII

Industrie et commerce.

1. L’industrie en général. — 2. Filage du chanvre. — 3. Filage du Gerbera

Delavayi. — 4. Tissage.

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