‹ Au Yun-nanChapitre 70 sur 204 · II. Poésie. — Chansons · texte numérisé non relu

II. Poésie. — Chansons

Kou-peu mya mo t’a, Lo-li tè mya t’a!

N eu mya a-sè t’a?

Vi-dja lo-mo di,

Mya n’pè nè di.

Ngo a-mo neu i-deu Mya ts’eu b a nè di!

Coucou travail faire avertir,

Cigale rizières travaux avertir!

Fille travail qui avertir?

Rivière pierre s’asseoir,

Travail ne pas faire, mais s’asseoir.

Moi mère fille cette Travaux dix entreprendre et s’asseoir!

Le sapin à la montagne a entendu le chant du coucou!

Ma mère, elle, ne l a pas entendu,

Mais sa fille l’a entendu pour elle.

Ce coucou appelle les gens au travail,

De même que la cigale, par son retour, annonce qu’il faut

commencer les travaux des rizières.

Moi qui m’avertira de travailler?

(Pas besoin d’avertissement, je suis laborieuse!)

La pierre au bord de la rivière se repose,

Elle ne travaille pas, mais se repose toujours.

Moi, fille chérie de ma mère (je ne veux pas imiter la pierre), Je veux faire tout mon travail, et me reposer ensuite!

Zo-mè zo.

3ème Chanson.

Fille donnée en bas âge à la famille de son fiancé. (Zo-mè zo.)

Neu seù seù gè-da.

S eu dzo dzo so lè,

Seu da no n’so.

Neu chou nga, bo-da!

Seu lo da no-nyi,

Beu p’eu beu cheu nga.

Neu chou, n’tcha-tsé!

Fille aller d’autrui famille.

D’autrui riz manger bon,

D’autrui paroles entendu pas bon.

Fille pauvre être, c’est certain!

D’autrui paroles écouter,

Porter donner porter mourir c’est.

Fille pauvre, ça ne compte pas!

Me voilà donc venue chez des étrangers.

Si leur riz est bon,

Leurs paroles me sont bien amères.

Pauvre fille, que je sois misérable, c’est un fait certain!

Je n’obéis qu’à la voix d’étrangers;

On ne sait que me donner à porter (de lourds fardeaux) et

j’eri porte à crever.

Pauvre fille, je suis bien malheureuse, mais que leur importe!

Zo-mè zo.

Bibliothèque Anthropos. I, 5: Liéturd, Au Yun-nan.

Vie physique des Lo-los.

4ème Chanson.

Jeune homme avant son mariage. (Hh-ha ho,)

1) Nya mo neu nyi lou Neu t’i shyo-beu-neu.

Ndè lo vou-bé shyo, Voa-bé shyo n’nga ; Neu mè shyo lou nga.

2) A-rnè i-t’i-hè

Ti hè yi so mi;

Yi-myé lou-ka-lou Neu lo nè deu sya.

T’i-nyi di so tch’a Neu lo so tch’a sya.

3) Ts’eu-meu i-nyi k’a Hè-mè i-nyi ouo.

Mo-ché yi-nè gou,

Y- nyi neu lo gou.

4) Nya mo neu nyi lou Sè-veu vè n’nga, Sè-veu vè l o seu; Sè-pè vè n’nga,

Sè-pè vè l o seu.

5) Lo-mo n’heu-vè T’i-zè vè meu seu.

T’i-nyi ho n’nga Hyo k’o ho dyo-meu.

6) Zo t’i cho ho yi Cho ho, neu lo sya.

Zo t’i seu ho yi Seu ho beu-zo tch’a Neu lo tch’a deu sya.

7) Zo i’i vi pi yi Vi pi neu lo sya.

Zo t’i cho-mo yi Cho-mo neu lo sya.

De toi mère fille toi De fille une bon sentir.

De Yun-nan-hien sésame sentir-bon.

Sésame sentir-bon ne pas être;

De la fille sueur sentir-bon être.

Hier cette une nuit

Une nuit dormir trois sommes;

Rêver de-ci de-là

Fille près penser.

Aujourd’hui s’asseoir trois fois Fille trois fois penser.

D’hiver ce jour sur Jour-faste aujourd’hui obtenir.

Plaque à tisser fil rencontrer Aujourd’hui fille rencontrer.

De toi mère fille toi Du pêcher fleur ne pas être,

Du pêcher fleur semblable.

De l’abricotier fleur ne pas être.

De l’abricotier fleur semblable.

Pierre ne pas changer,

Toujours rester semblable.

Un jour correspondre ne pas être Cent ans correspondre devoir-rester.

Fils unique allumettes couper aller Allumettes couper, fille penser.

Fils unique, bois couper aller Bois couper insectes rencontrer Fille rencontrer près penser.

Fils unique eau porter aller Eau porter, fille penser.

Fils unique peinant aller Peinant fille penser.

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