‹ Au Yun-nanChapitre 71 sur 204 · II. Poésie. — Chansons · texte numérisé non relu

II. Poésie. — Chansons

8) Nè-neu dzo dzo lou Ki tchè lè-k’a k’i,

N’ dzo, neu lo sya.

Mo-k’a a-djou dzeu Va nyo, nea lo sya.

9) T’i nyi sya n nga

TV eu nyi sya loa nga.

Ti nyi ho n’nga Hyo k’o ho dyo nga.

10) Mea-lo yi da tch’eu, Ma-cha ho-li-zo

T’i d’è neu bè-vi T’i djè zo bè-vi!

1 1) Meu-lo yi da lou T’i ko zo bè-vi!

T’i ko neu bè-vi!

12) Cheu-tcheu lè-mo ho!

Nyi zo tch’a dyo-meu Zo bè neu lo ho Neu bè zo lo ho!

Matin riz manger

Bol tenant paume-main dans,

Ne pas manger, fille penser.

En bambou-amer bâtonnets ajustés Légumes piquer, fille penser.

Un jour penser ne pas être Dix jours penser être.

Un jour correspondre ne pas être Cent ans correspondre vouloir être.

Midi tabac fumer alors,

De Ma-chang le briquet Un coup fille la part Un coup du garçon la part!

Midi tabac fumer

Une pipe du garçon la part

Une pipe de la fille la part!

Du turban les plis sont ajustés!

Toi garçon avec venir vouloir Garçon dire fille correspondre Fille dire garçon correspondre!

1) Fille chérie de ta mère, toi (que j’aime),

Tu sens bon comme une fille unique.

Le sésame de Yun-nan-hien sent bon, dit-on:

Que m’importe à moi l’odeur du sésame!

Je préfère sentir l’odeur de la sueur de la fille que j’aime.

2) Hier, durant la nuit,

Je me suis éveillé trois fois.

Je me suis pris à rêver de-ci de-là,

Et je pensais que j’étais près de celle que j’aime! Aujourd’hui, en travaillant, trois fois je me repose,

Et trois fois c’est à elle que je pense!

3) Aujourd’hui,

Je crois que ce sera pour moi un jour heureux.

De même que la plaque à tisser rencontre le fil, Aujourd’hui je crois rencontrer celle que j’aime!

Vie physique des Lo-los.

4) Fille chérie de ta mère!

Tu n'es pas une fleur de pêcher,

Et cependant tu en as la beauté!

Tu n'es pas une fleur d’abricotier,

Et cependant tu es belle comme elle!

5) La pierre ne change pas,

Toujours elle reste ce qu’elle est.

Ce n’est pas un jour que je veux vivre avec toi que j’aime, C'est cent ans que je veux te posséder!

6) Moi, fils unique, si je vais à la montagne couper des allumettes, En travaillant, je pense à toi que j’aime.

Si je vais à la montagne couper du bois,

En coupant mon bois, je vois nombre d’insectes,

Et à chacun que je vois, je pense voir celle que j’aime,

7) Moi, fils unique, quand je vais porter l’eau,

En portant l'eau, je pense à toi.

Moi, je vais travailler,

En travaillant, je pense à toi

8) Au repas du matin,

Je tiens mon bol en main,

Mais je ne mange pas, je pense à toi.

Mes bâtonnets sont bien ajustés,

Mais au lieu de piquer les légumes, je pense à toi que j’aime.

9) Et ce n’est pas un jour que je pense à toi,

C’est dix jours durant.

De même ce n’est pas un jour que je veux vivre avec toi, C’est cent ans durant.

10) A midi, alors que je veux allumer ma pipe,

Je prends mon briquet de Ma-chang.

Je bats un coup, c’est pour toi!

Je bats un autre coup, c’est pour moi!

11) Et alors je me mets à fumer.

Je fume une pipe, c’est pour moi!

J’en fume une autre, c’est pour toi!

12) Tu le sais, les plis du turban (de la fille) sont fort bien ajustés. (Un pli correspond à un pli, ni plus haut ni plus bas.)

Viens avec moi, toi que j’aime!

Et tu le verras, je serai heureux Et tu seras heureuse!

Hè-ka bo .

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