L4.TH
Caractères principaux.
Bec long, arqué, quadrangulaire à sa base, coraprimé; mandibule supérieure sillonnée dans toute sa longueur; normes basales, percées vers le dos, et, dans la membrano qui couvre le sillon, oblongues et étroites.
Lakque triangulaire, très -courte, lisse, épaisse, cartilagineuse, frangée à son origine.
Face nue, point de plumes entre le hec et les yeux; souvent la tête et une partie du cou nues.
Pieds tétradactyles.
Taises médiocres ou grêles, nus au-dessus du talon.
Trois doigts devant, un derrière; les antérieurs réunis jusqu'à la première phalange; le postérieur long et portant à terre.
Caractères accessoires.
Ailes à peu près de même longueur que la queue. La deuxième et la troisième rermge le plus longues. Queue courte.
On rencontre des ibis en Afrique, en Europe, en Amérique et en Asie, mais on n'en a point encore trouvé dans TAustralasie. Ce sont des oiseaux qui vivent dlnsectes, de vers aquatiques, de coquillages, et quelquefois aussi de petits poissons; ils fréquentent les bords des fleuves et des lacs, et nichent à terre ou sur les arbres. La ponte est de quatre œufs. Les uns quittent le nid après leur naissance, les autres seulement quand ils se sentent en état de voler. Ce ne sont point, comme le disent plusieurs auteurs anciens, des destructeurs de serpens ; ils n'y touchent même jamais.
La mue n'a lieu qu'une fois par an. Le plumage des jeunes est difiérent de • celui des adultes ; les sexes, chez ces derniers, sont difficiles à distinguer entre eux.
Les opinions fabuleuses des auteurs anciens, tels que Hérodote, Cicéron, Pomponius Mêla, Solin,
Élîen, Ammien Marcellin, etc., sur les mœurs des ibis blanc et noir {ibis rdigiosa et ibis falcinellus)^ ont rendu tellement obscure l'histoire de ces oiseaux, que, pendant plusieurs siècles, ils ont été méconnus, et que la plupart des naturalistes les ont rapportés à des espèces de formes et d'habitudes tout-à-fait diflFérentes. Ce n'est que depuis le voyage qu'entreprit Bruce, en 1768, pour découvrir les sources du Nil, que les idées ont commencé à se fixer. Dans ce voyage, et durant son séjour dans la basse Ethiopie, Bruce .fîit à portée d'observer des oiseaux dont les formes lui rappelèrent celles des ibis, telles que les monumens égyptiens les lui avaient présentées; il reconnut que ces oiseaux étaient en eflFet les véritables ibis blanc et noir. L'opinion et les observations de Bruce furent confirmées dans ces derniers temps par MM. Geoffroy et Savigny, qui, pendant l'expédition des Français en Egypte, purent se procurer un grand nombre d'oiseaux absolument semblables. Le dernier de ces savans, surtout, contribua puissamment, ainsi que M. Cuvier, à éclaircir plusieurs points de l'histoire des ibis, couverte d'obscurité depuis bien des siècles; M. Savigny fit connaître ses observations dans un ouvrage ayant pour titre Histoire naturelle et mythologique de ribi8\ et M. Cuvier, dans un Mémoire sur Vibis des anciens Égyptiens^ imprimé dans les Annale»
"^ Voyez, k la fin de ce volume, blié en 1805 (i voL in-8»), qui est rExirait que nous avons cru devoir peu connu des naturalistei et assez faire de cet important ouvrage, pu- rare aujourd'hui,
iBia PL. 7. 395
du Muséum d'histoire naturelle de Paris^ tome iv, page 116 (1804); en sorte qu'il ne reste plus au* jourd'hui de doutes sur Tidentité des espèces dlbis connues des peuples de rautiquité, avec celles qui sont connues des naturalistes modernes. Les auteurs anciens attribuaient .la vénération des Égyptiens pour les ibis, qu'ils plaçaient dans leur temple, aux prétendus services que ces oiseaux leur rendaient en les délivrant des serpens ailés qui les menaçaient chaque année d'une ruine inévitable. Les serpens venaient des marais de l'Arabie ou des déserts de la Libye, et les ibis allaient, disait -on, au-devant d'eux, les attaquaient et les détruisaient entièrement L'inspection anatomique démontre clairement que les or* ganes de ces oiseaux ne sont point appropriés aux habitudes qu'on leur supposait Leur bec, par exemple, long, grêle, très -arqué, à bords émoussés et à pointe dilatée et arrondie, n'aurait pu ni diviser les serpens ni les percer. La conformation de cet organe de manducation indique pour toutes les espèces où elle se rencontre une grande sensibilité, qui leur permet seulement de fouiller dans les terrains mous ou dans la vase, pour y choisir les alimens qui leur conviennent Si les ibis se nourrissaient de serpens et trouvaient un attrait à leur livrer des combats, pourquoi, au lieu de les empêcher de pénétrer dans le pays où eux-mêmes devaient passer une partie de l'année, ne pas les suivre dans leur retraite ? et quelle était leur nourriture après l'entière destruction des serpens? Il est plus naturel de voir dans les récits
que les anciens font des mœurs et des habitudes dés ibis, des fictions imaginées pour exprimer yleô heureux effets du phénomène qui, chaque année, triomphe de toutes les sources de corruption, et qui vient en même temps assurer la fertilité du soL La présence constante de ces oiseaux aux époques de l'inondation a pu faire supposer des rapports surnaturels entre leur séjour et l'accroissement des eaux du Nil. M. Cuvier a annoncé avoir trouvé, dans une momie d'ibis, des débris non encore digérés de peau et d'écaillés de serpens, et en a conclu que ces oiseaux ont pu être ophiophages. Ce fait, qui est le seul cité par M. Cuvier, est contradictoire avec les observations faites en Egypte, par M. Savigny, sur un grand nombre d'individus vivans qu'il a ouverts, et dans le gésier desquels il a constamment trouvé des coquillages univalves et fluviatiles, la plupart des genres cyclostome, ampullaire et planorbe, et toigours entiers quand les animaux n'en avaient pas été digérés. Le fait cité par M. Cuvier peut aisément s'expliquer par l'usage dans lequel étaient les Égyptiens d'embaumer tous leurs animaux sacrés, qu'ils fiissent entiers ou qu'il n'y eût qu'une partie de leur corps. D'aiUeurs plusieurs espèces de serpens étaient comptées parmi les animaux sacrés, et ne l'eussentelles pas été, on les embaumait tout aussi bien que les ibis. C'est peut-être là l'origine de cette association. M. Savigny dit que, dans les puits des Oiseaux, aux plaines de Saqqârah, on trouve des momies d'ibis, dans l'intérieur desquelles se voient, parmi des co-
quilles d'œufs d'ibis, de petits quadrupèdes d'espèces diverses, les uns entiers, les autres incomplets, et dont on n'ayait évidemment recueilli que les débris.
Les ibis ne nichent point en Égygte, et, suivant le rapport des habitans, ils arrivent dès que le Kil conmience à croître : leur nombre semble s'augmenter, avec les eaux du fleuve, pour diminuer ensuite avec elles; et, lorsque l'inondation est passée, ils ont tous disparu. Leur apparition en Egypte a lieu vers la fin de juin, et ils y séjournent environ sept mois, c'est-à-dire à peu près jusqu'au 15 de janvier.
Les Égyptiens et les Arabes estiment la chaijr des ibis; ils en tuent peu au fusil, mais ils en prennent beaucoup au filet de l'une et de l'autre espèce, et, dans l'automne, on en trouve une grande quantité dans les marchés de la basse Egypte : on est dans l'usage de leur couper la tête avant de les vendre,
ESPÈCES
LIBIS BLANC, IBIS RELIQIOSA
(PI 7, fig. i).
I. alba; capite colloque siiperiore fuscis; dorso postico remigîbusque nigris; rostro suprà viridi, subtùs nîgro; pedîbus atris.
Btnontm. Tantalus ^thiopicus. Lath. Ind, Omith, pag. 305, n°. 14. Jhis sdcré, Ibis religiosa. Cuv., Hègne animal, tom. i,
pag 483 ; et AnTMiUa du Muséum, tom. iv, planche 55. Ihis sacré, Ibis religiosa. Yisill., Tabl, encyclop,, t. lu,
pag. 1144.
AhoU'hannès. Bbuce, Voyage aux sources du Nil, t. v,
pag. 202, planche 35.
Ibis blanc, Numenius Ibis. Savio., , Hist, natur, et my*
thol. de ribis.
Parvenu à l'état adulte, Tibi^ blanc ou sacré a la tète et les deux tiers environ de la longueur du cou dépourvus de plumes : la couleur de la peau tire sur le noir; les grandes rémiges sont terminées par du noir profond à, reflets, dans lequel le blanc forme des échancrures obliques, et les rémiges secondaires par un beau vert foncé, aussi à reflets. Les trois ou quatre rémiges internes sont de même couleur que les grandes, et les barbes en deviennent, avec l'âge, si longues et si eflMées, qu'elles recouvrent tout le croupion, et que, retombant par -dessus le bout deis ailes, elles cachent une partie de la queue, dont les pennes sont blanches comme le reste du plumage. C'est la forte échancrure formée par le blanc avec le noir du croupion, qui, suivant Plutarque, retraçait aux Égyptiens l'image de la lune dans son croissant. L'iris est d'un brun noisette ; le bec et les jûeds sont noirs.
Dans le jeune âge^ les joues, le bas du cou et la gorge entière sont couverts de plumes petites, rares et comme semées sur la peau, qu'elles ne recouvrent qu'imparfaitement ; le dessus de la tête et celui de la nuque sont revêtus de plumes plus grandes et mieu^ fournies, assez longues à l'occiput pour y former une sorte de huppe si l'oiseau avait le pouvoir de les relever. Ces plumes, celles du sommet de la tête, des joues et du derrière du cou sont d'un noir à reflets^ et quelques-unes ont ime bordure blanche; celles de la gorge sont de cette dernière couleur : c'est un individu dans cet état que représente là figure i de
la planche 7. Uabovrhannh figuré par Bruce dans le tome v^ planche 36, de son Voyage aux sources du Nilj est un individu du même âge.
L'ibis blanc a un yentricule musculeux très-épais, d'environ trois pouces et demi de diamètre, qui occupe près des deux tiers de la capacité antérieure de l'abdomen. Le renflement qu'éprouve l'œsophage vers son insertion est considérable et très-glanduleux; les intestins formait une masse elliptique composée d'une double spirale, outre un premier repli qui borde le gésier. Ils ont un peu plus de trois pieds et demi de longueur. Les cœcum, au nombre de deux, sont assez courts et obtus..
L'ibis blanc vit quelquefois isolément, quelque* fois par petites troupes de huit à dix; il a le vol puissant et élevé, et jette de temps en temps des cris rauques. Lorsqu'il s'abat sur des terres nouvellement découvertes, il reste des heures entières occupé à fouiller la vase avec son bec. On ne voit jamais les ibis s'élancer, comme nos courlis, et courir avec rapidité ; mais ils vont pas à pas ; ils se tiennent assez constamment pressés les uns contre les autres, le corps presque horizontal, le cou fléchi, la tête inclinée : ils dirigent celle-ci, tantôt à gauche, tantôt à droite ; tantôt ils la portent en avant, ou ils la ramènent en frappant la terre du bout de leur bea
A leur arrivée, les ibis se portent d'abord sur les terrains bas, qui sont recouverts par les eaux avant tous les autres ; mais quand l'inondation fait des progrès, que les eaux deviennent plus profondes et
s'étendent chaque jour, les îbîs refluent vers des terres plus élevées : ils s'approchent alors du Nil, viennent autour des villages, où ils se posent dans les rizières, les luzernes, le long des canaux, et sur les petites digues dont on environne la plupart des terrains cultivés^ Lorsqu'ensuite les eaux, parvenues au terme de leur accroissement, baissent et se retirent peu à peu, les ibis les suivent, et ne s'éloignent de même que lentement. Les ibis ne s'approchent point du Kidre, dont les environs sont trop arides et trop fréquentés. M* Savigny n'a pu les examiner à loisir que dans les environs de Damiette et de Menzaleh, et ne les a retrouvés en certain nombre que près de Kafr Abou-Sa'yd, sur la rive gauche du Nil, à trois mille mètres de ce fleuve et à vingt mille de Damiette, dans de grandes inondations qui s'étendent jusqu'au lac Bourlos, et qui produisent en hiver quelques prairies naturelles oîr lés Arabes conduisent des troupeaux. Là, ces oiseaux ne se laissent I)as aisément atteindre ; car on ne peut parvenir jusqu'à eux qu'après les avoir poursuivis à travers des marécages profonds, ou sur des plages de vases encore liquides et impraticables. Des coquillages, comme les cyclostomes, les planorbes, les ampullalres, eta, des vers, de petits poissons, des inîsectes aquatiques, sont les alimens dont se nourrit l'ibis blanc.
L'ibis blanc s'appelle en Egypte menget, abovr
mengdf nom qui exprime la courbure de son bec,
et qui, traduit littéralement, signifie père de la fau-
cille. Dans la basse Ethiopie, il porte le nom de abou-
( loo )
IiannèSy qui veut dire père Jean, parce que c'est vers la fête de la Saint -Jean, époque à laquelle commencent les pluies daiis TAbyssinie, qu'il pamit sur les bords du UiL L*ibis sacré est répandu dans toute TAfrique: il se trouve aussi daus llnde et aux Mol-^ luques^
La propagation est inconnue»
L*IBIS mrOIB, JBIB PAICINELLUS (PI. 7, fig. 1).
I. capite, collo, pectore, lateribus ventreque ^bdopaine castaneis; dorso, alis, uropygioque candâ viridi fiisco-violAScentibiis ; rostro et pedibus fuayco-rvireçcentibus..
Stnonth. Tantalus falcînellus. Linn.; Gmel., Sygt, naty pag. 648, n^ 1 (soDex) ; et Tantalus viridia, pag. 648, n<*. 8 (junior).
Tantalus falcînellus. Lath, Ind. Omitk, pag. 305, n®. 14 (senex) ; et pag. 306, n*. 15 (junior). .
Courlis vert. Boff., Hittùlre ruUureUe^ Oiseaux, tom. viii,
pag. 29, et Courlis d'JUdifi; planches enluminées, 819.
(Vieux mâle.) IhU vert, Scolopax falcînellus. Cuv., Jiègne anim., tom. I,
pag. 485.
Ibis vert. Ibis falcineUus. Yieill., Tabl. encycîop,, t, m,
pag. 1143.
Bap and gloity Jèis, Lath. Syn. tom* iii» pag* ii3)
n*. 12 ; et Greene Ibis, pag^ 114, n«. 13.
lUs noir. Savio., Hist. natur. et mythol. de VlbiSt pag. 36,
fig. 4. (Jeune âge).
Courly marron, Numenius casitaneus. 3bi8)S.<» Omiihf, t. y,
pag. 329, n^ 5 (senex) ; et Courly vert, Numenius
viridis, pag. 326, n®. 4, tabl. 27, f. 2 (junior). Chiurlo. Stor. degl. Ucc, tom. iv, pag. 439. ( Vieux mâle. )
1 Vi^ez 2k la fin du volume l'Ex- logique de Tibis, par M. J.-O. Savitrait de l'histoire naturelle et my tho- gny.
( loi )
Cette espèce a la tête, le cou, la poitrine, le^ flancs, le ventre et Tabdomen d'un marron foncé ; le dos, les ailes, le croupion et la queue d'un vert-noirôtre à reflets violâtres ; le bec et les pieds d'un ndrverdâtre ; la nudité des yeux verte.
La femelle ne se distingue du mâle que par ime taille plus petite.
Les jeunes, avant d'avoir acquis la livrée des adultes, ont les plumes de la tête, de la gorge et du haut du cou, rayées longitudinalement ^e brun; -noirâtre et bordées de blanchâtre; la partie inférieure du cou, la poitrine, le ventre, les flancs et l'abdomen, d'un cendré -noirâtre ; le dos, les ailes, le croupion et la queue sont d'un vert-cendré à reflets moins vifs.
La figure 2 de la planche 7 représente un individu dans cet état
L'ibis noir se trouve, non-seulement en Egypte, mais encore en Asie et en Europe ; il est de passage régulier dans cette dernière partie, en Pologne, en Hongrie, en Turquie, dans l'Archipel, et surtout en Italie, en Sicile, en Sardaigne; on le voit aussi, mais plus rarement, en France, en Allemagne, en HoUande, en Danemarck et en Angleteire. Cet oiseau a un goût aussi décidé que l'ibis sacré pour les coquillages fluviatiles ; ce que M. Savîgny a pu observer sur plus de vingt individus qu'il a ouverts : il va par troupes plus nombreuses que ce dernier, et ordinairement composées de trente à quarante individus. Ce qui a été dit de l'ibis blanc s'applique également à celui-cL
RHYNOHÉE. PL. 14. 403
Les Arabes le désignent sous le nom de d-hareiz^. La propagation est inconnue.
Genre RHYNOHÉE
{Bhynchaat Cw., Vieill., Temm.; Scolopaxt Bbiss., Lik., Lath.).
Caractères principaux,
Bkc plus long que la tête, grêle, un peu renflé vers le bout ; ma/ndibules égales à la pointe et légèrement courbées; la supérieure sillonnée dans toute sa longueur; Vinjerîeure seulement au bout qui est déprimé; /osées nasales se prolongeant jusqu'au milieu de bec; narines latérales, linéaires, percées de part en part.
Langue médiocre, filiforme, pointue.
Pieds médiocres.
Quatre doigts, trois devant; les extérieurs unis à leur origine par une très-petite membrane ; le postérieur portant à terre sur le bout.
Ailes amples.
Les première, deuxième et troisième rémige presque égales.
On ne sait encore rien sur les habitudes des rynchées; mais comme ils ont, par leur taille et leur port, de Fanalogie avec les bécassines, on peut supposer qu ils ont le même genre de -ûe. On les trouve dans les contrées marécageuses de F Afrique et des grandes Indes.
^ Voyez, à la fia de ce volume, mythologie de Vibis, par J.-C. Sal'Extrait de Vhistovre naturelle et vigoy.
404 EXPLIOATION 1)ES PLANCHES.
ESPÈCE
LE RHYNCHÉE DU CAP DE BONNE -ESPÉRANCE, RHYNCHOEA CAPENSIS
(PL 14, fig. 4).
B. lineâ verticîs rufescente ; fasoîâ pectoraJi nigrâ ; lîneâ utrînque dorsi albâ ; superciliis candidis ; remigibus caudâque maculis ovatis, flavis; rostro mfescente.
Stnontm. Scolopaz Capensis. Linn. ; Gmel., Syst. natur., pag. 66, n". 14.
Scolopàx Capensîff. Lath. Ind, Omith» pag. 309» n\ . 10 (Padulte) ; et Scolopàx sinensis, n*. 1 1 ( jeune ou femelle).
Bécassine du cap de Bonne - Espérance. BqpF., Histoire naturelle^ Oiseaux, tom. vu, pag. 494 ; planches enluminées, ayo. (adulte). — Id, Bécassine de Madagas* car, tom.. VII, pag. 495; planches enluminées, 992 (variété d'âge, de sexe ou de localité); et Bécassine de la Chine, tom. vu, pag. 495 ; -plaocbes enluminées, 881 (jeune ou femelle).
Bhynchée du cap de Bonne-Espérance, Bhynchœa Capensis. ViEiLL., Tabl, encyclop., t. in, pag. 1163 (senex)^ et Bhynchœa sinensis, pag. 11 64 (jui^ior aut femina).
Cape snipe, Lath. Syn, tom. m, pag. 138, n*^. 9.
Bécassine du cap de Bonne - Espérance, Gallinago capitis BonsB Spei. Bribs., App,, pag. 141, tabl. 6.
Le sommet de la tête est d'un brun-noir, trayerBé par une bande d'un blanc -jaunâtre ; la poitrine porte un large plastron noir encadré de blanc; les côtés de la poitrine et le haut des flancs sont de la première couleur; les sourcils, la ventre, la partie inférieure des flancs, Tabdomen, les couvertures inférieures de la queue sont d'un blanc pur; le cou est d'un roux ( 104 )
foncé; les plumes du dos, les scapulaires, les couvertures des ailes, le croupion, les rémiges et les rectrices sont d'un cendré -brun nuancé d'olivâtre et finement rayé de noir en travers ; les rémiges et les rectrices offrent quatre rangs de taches ovales d'un roux clair, et disposées transversalement; quelques plumes du dos sont bordées de cette couleur ; le bec est d*un brun-roussâtre ; les pieds sont bruns.
CSiez la femelle ou les jeunes, le cou et la poitrine sont d'un cendré -brun -verdâtre ; la gorge est blanche et pointillée de brun ; le reste du plumage est comme chez le vieux mâle, mais toutes les teintes sont plus claires.
Cette espèce est répandue dans toute l'Afrique, depuis l'Egypte jusqu'au cap de Bonne-Espérance; elle se trouve aussi à Madagascar et dans une grande partie de l'Asie, dans l'Inde, à la Chine, etc.
La nourriture et la propagation sont inconnues.
Genre CHEYALIER
(Tototiiff, Vieux., Tbmm., Bbiss., Cuy.; Tringa, Liir., Lath.).
Caractères principaux.
Bec médiocre ou long, grêle, presque rond, mou à la hase, dur, solide, et un peu bâillant vers la pointe; les deux mcmdihttles sillonnées à leur base, la supérieure courbée à son extrémité sur Vin/érieure; narines latérales, linéaires, ne dépassant pas la moitié de la longueur du 5ec, et fendues dans le sillon.
Langue médiocre, filiforme, pointue.
(• los )
4o6 EXPLICATION DES PLANCHES.
PjEDS tétradactyles.
Ta/rses longs, grêles, nus au-dessus du talon.
Trois doigta devant, un derrière; les extérieurs réunis à leur base par une membrane qui se prolonge chez quelques espèces jusqu'à la seconde phalange; p<mce ne portant à terre que sur le bout.
Caractères accessoires.
Ailes médiocres, dépassant peu l'extrémité de la qu^Tie. La première rémige la plus longue de toutes.
Queue courte.
Les chevaliers fréquentent les fonds humides, les bords des fleuves et de la mer. Ils émigrent périodiquement, et voyagent en troupes peu nombreuses. Leur nourriture consiste en insectes, en vers aquatiques, en coquillages, rarement en petits poissons. Les œufs, au nombre de quatre ou de six, sont déposés sur les rivages, sur le sable nu, ou au milieu des herbes, sur les bords des fleuves. Les petits marchent aussitôt leur naissance.
La femelle est toujours un peu plus grosse que le mâle ; les jeunes ressemblent aux adultes en plumage d'hiver.
Les chevaliers se trouvent dans toutes les parties du monde.
ESPÈCES
LE CHEVALIER GAMBETTE, TOTANVS CALIDRIS (PI. 6, fig. i).
T. corpore cinereo ; remigibus secundariis albis ; rostro recto rubro, pedibus coccineis.
Stnontm. Scolopax calidris. LiNN; Ghel., 8ysU natur., pag. 664, n^ II ; Tringa gambetta, pag. 671, n^ 11 (en plnmage de noces); et Tringa striata, pag. 672, n^ 5 (jeune en mue prenant la livrée d'hiver).
Scolopax calidris. Lath. Ind. Omitk. pag. 311, n". 25; Gambetta, pag. 513, n'^. 9 (en plumage d'été); et Tringa striata, pag. 315, n°. 24 (jeune prenant la livrée d'hiver).
Totanus nœvius. Bbiss., Omith., tom. v, pag. 200, n". 6, tab. 18, f . 2 (en livrée de noces) ; et Totanus striatus, pag. 196, n°. 5, tabl. 18, f. i (jeune en mue d'automne).
Gambetta. Stor. degU Ucc, tom. 5, planche 463.
Chevalier aux pieds rouges, ou Gambette, Bufp., Histoire naturelley Oiseaux, tom. vu, pag. 513; planches enluminées, 845 (en plumage d'été) ; et Chevalier rayé^ pag. 516; planches enluminées, 827 (jeune en mue d'automne).
Petit Chevalier aux pieds rouges, Tringa gambetta. Cuv., Règne animal^ tom. i, pag. 494.
Chevalier gambette, Totanus calidris. ViEiLL., TaM, encycLup., tom. in, pag. 1095.
Redschankand gamhet sandpiper. Lath. Syn, tom. in, pag. 150, et 167, n°«. 20 et 9 (livrée de noces) ; et Striated sandpiper, pag. 176, n". 21 (jeune prenant le plumage d'hiver).
Le chevalier gambette, a en plumage d'hiver, la
tête, le derrière du cou, le haut du dos, les scapu-
laires et les couvertures des ailes d'un brun -cendré^
plus foncé le long des baguettes; la gorge, les côtéa
4o8 EXPLICATION DES PLANCHES,
de la tête, le devant du cou et la poitrine, d'un blanc -grisâtre, avec une fine raie brune sur la tige des plumes, le croupion, le ventre et Tabdomen d'un blanc pur; les rectrices rayées transversalement de blanc et zigzags noirs; les pieds d'un rouge pâle; l'iris brun ; la n^oitié dij bec rouge, la pointe noire. (PL 6, fig. I.)
Les jeunes, avant la prepiière mue, ont le bec et le lorum bruns ; les plumes du sommet de la tête d'un brun finement liséré de jaunâtre; la nuque cendrée; le dos et tes scapulairies bruns, avec le bord des plimies roussâtre; les couvertures supérieures des ^les d'un brun-noirâtre, bordées et terminées de blanc - jaimâtre ; la gorge blanchâtre, parsemée de petits points bruns ; les côtés du cou et de la poitrine cendrés et rayés longitudinalement de brun ; le ventre blanc; les fiancs, les couvertures inférieures de la queue tachetés de brun ; les rectrices roussâtres à leur extrémité ; le bec d'une teinte livide à sa base et brun vers le bout ; les pieds d'un jaune-orangé.
Dans la saison des amours, la tête, la nuque, le haut du dos, les scapulaires et les couvertures des ailes oflrent de petites raies noires transversales; les premières pennes de l'aile sont noires; les intermédiaires, moitié de cette teinte et moitié blanches ; le croupion est de cette dernière couleur, de même que les côtés de la tête, la gorge et les parties postérieures, mais avec des taches brunes, longitudinaleà sur le centre de chaque plume; les rectrices sont rayées en travers de blanc et de noir et terminées par ( xo8 )
du blanc pur ; la moitié du bec et les pieds sont d'un rouge-vermillon.
Le chevalier gambette se trouve dans l'ancien et le nouveau continent II est trë^-abondant dans les régions septentrionales de l'Afrique et dans toute TEurope^ à son double passage dans les marais, les prairies, les bords des fleuves et de la mer.
n se nourrit d'insectes, de vers aquatiques et de petits coquillages.
La femelle place son nid au milieu des prairies, ou dans les herbes proche de la mer; elle y dépose quatre ou cinq œufs d'un blanc sale et tachetés de brun vers le gros bout.
LE CHEVALIER AUX PlÉlSS VêRTS, TOTANÛS GLOTTIS
(PI. 14, fig. 3).
T. griseo-fusco, maculis nîgricantibus vario; superciliis, dorso infimo corporeque subtùs albis ; rectricibus albis, fasciis fuscis ; rostro fusco-nigro ; pedibus viridibus.
Sykontk. Scolopax glottis. Linn. ; Gmbl., SyaU nat., pag. 664, n". 10.
Scolopax glottis. LArà. Ind. Omitk, pag. 310, n®. «i.
Sarge variée et Barge àboyeuse, BuFF., Histoire naturelle
Oiseaux, tom. vu, pag. 503 et 505.
Chevalier à gros bec ou Grand Chevalier aux pieds verts,
Cuv., Règne anim., tom. i, pag. 493. *
Clievalier aux pieds verts, Totanua glottis. Yibill., Tahl,
encyclop.f tom. m, pag. 1096.
Greenshand. Lath. Syn, tome m, page 147, n**. 18. —
Id. Sappl. pag. 245.
Barge grise, Limosa grisea. Bbibs., Omith,, tom. T,
pag. 267, planche 13, fig. i.
Pantana Terderello. Stor, degl, Uccél* tom. ▼, pag. 461.
Le dessus de la tête, les joues, les côtés et le devant du cou sont rayés longitudinalement de brun et de blanc ; les plumes du dos et des ailes sont cen^ drées ou noires, et toutes bordées de blanc -jaunâtre; les rectrices blanches et rayées transversalement de brun ; les sourcils, la gorge, la poitrine, les flancs, le ventre, Tabdomen, le croupion et les couvertures inférieures de la queue sont d'un blanc pur ; le bec est d'un brun-cendré ; les pieds sont d'un vert-jaimâtre. (En plumage d'hiver, planche I4> figure 30
La livrée de noces ne diffère qu'en ce que toutes les parties, qui sont en hiver d'un blanc pur, sont semées alors de taches ovales nombreuses, et que toutes les nuances de la tête, du cou, du dos et des ailes sont plus foncées et plus vives.
Les jeimes ne se distinguent des adultes, après la première mue, que par la cotdeur des pieds, qui est d'un cendré-brun.
Cette espèce vit isolément sur les bords de la mer ou des fleuves. Répandue dans tout l'ancien continent, elle est de passage régulier, chaque année, dans toutes les contrées de l'Europe et de l'Afrique septentrionale.
Sa nourriture se compose de vers, d'insectes aquatiques, de frai de poissons, de coquillages et de petits crustacés.
Elle niche au bord des eaux, entre les herbes ; sa ponte est de quatre ou cinq œufs d'un blanc-jaunâtre, semé de larges taches brunes.
LE OHEVALIEE SYLVAIN, TOTANUS QLÂREOLVS (PI. 14, fig. 2).
T. corpore fusco, albo punctato ; pectore albido ; rostro nigro, basi virescente ; pedibus virescentibus.
Stnonym. Tringa gîareola. Linn. ; Gmel., Syit. nat., p. 677, n«. 21. Tringa gîareola. Lath. Ind, Omith, pag. 314, n*. 13.
Chevalier des ôom, Tringa glareolus. Vieill., Tahl, en-
cyclop.t tom. ni, pag. 1093.
Wood sandpiper, Lath. Syn, tom. in, pag. 172, n®. 13.
Le dessus de la tête, les côtés et le devant du cou, et le haut de la poitrine, sont variés de blanc et de brun : cette dernière teinte est disposée longitudinalement. Les flancs oflrent le même mélange de couleurs, mais le brun est en travers; les sourcils, le bas de la poitrine, le ventre, Tabdomen et les couvertures supérieures et inférieures de la queue sont d'un blanc pur; les plumes du dos, les scapulaires et les couvertures des ailes brunes, avec cinq ou six taches d'im blanc-jaunâtre sur le bord des barbes ; la queue est rayée alternativement de brun et de blanc ; le bec est verdâtre à sa base et noir à son extrémité ; les pieds sont verts.
Dans la livrée des amours, toutes les teintes sont plus, vives.
Les jeunes, après la première mue, diffèrent peu des adultes.
Cette espèce est très-abondante sur tout le littoral de l'Afrique septentrionale et dans les contrées les plus méridionales de l'Europe, en Turquie, dans les ( III .)
iles de l'Archipel, en Italie, en" Sicile, en Satdaigne; en Corse ; elle se trouve aussi en Asie, dans Flnde, à Java, etc.
Le tringa solitaria de Wilson (vol. vu, pi. 58, fig. 3) se rapproche beaucoup du chevalier Sylvain, si toutefois ce n'est pas une espèce identique.
Sa nourriture se compose de vers et d'insectes.
La propagation est inconnue»