‹ Audouin's Explication sommaire des planches d'oiseaux de l'Égypte et de la SyrieChapitre 31 sur 34 · ORDRE VI · texte numérisé non relu

ORDRE VI

PALMIPÈDES, PALMIPEDES,

Caractères principaux^

Bec de formes diverses.

Pieds courts plus ou moins implantés à Farrière du corps. '

Jambes les plus ordinairement dénuées de plumes sur leur partie inférieure.

Tarses comprimés latéralement, rarement emplumés au-dessous du talon.

Doigts palmés ou lobés, trois seulement, réunis et dirigés en avant, ou trois devant et un derrière ; les antérieurs seuls réunis, ou les quatre unis par la même membrane; poitce articulé intérieurement sur le tarse allongé, et portant à terre sur toute sa longueur dans quelques genres; court ou élevé de terre, ou ne posant que sur son bout dans d'autres.

Le plus grand nombre des oiseaux de cet ordre sont essentiellement organisés pour la natation ; ils ont les pieds courts, les doigts antérieurs réunis par une large membrane, quelquefois même les quatre doigts, ou bieïi les doigts garnis latéralement d'une membrane découpée en festons; leur corps est arqué et ( "3 }

bombé comme la carène d'im vaisseau ; leur plumage, serré, lustré, imbibé d'un suc huileux, et garni prfe de la peau d'un duvet épais, les préserve de l'humidité, et les rend plus légers pour flotter sur Teau, qui est le lieu qu'ils fréquentent de prédilection. Tous se nourrissent de poissons et de leur frai, de coquillages, d'insectes et de vers aquatiques ; quelques genres joignent les végétaux à cette nourriture. Ils nichent dans des trous, sur les rochers, ou simplement sur le sable.

La mue est double dans la plupart des genres ; il en est quelques-uns chez lesquels la femelle mue plus tard que le mâle. Dans le plus grand nombre, la livrée des deux sexes ne présente aucune différence; le plumage des jeunes avant la première mue ressemble à celui de la femelle, et demande, pour plusieurs espèces, deux ou trois ans avant d'acquérir son dernier degré de perfection ou de stabilité. De tous les oiseaux, ce sont ceux qui ont le cou le plus allongé, proportionnellement à la longueur de leurs jambes : leur genre de vie exigeait im long cou, afin de pouvoir, en nageant à la surface de l'eau, plonger leur tête à ime certaine profondeur.

Leur sternum est très-long ; îl garantit bien la plus grande partie de leurs viscères, et n'a de chaque côté qu'une échancrure ou un trou ovale garni de membranes. Ils ont généralement le gésier musculeux, les cœcum longs et le larynx inférieur simple, mais renflé, dans les espèces d'une famille, en cap- •stdes cartilagineuses. (Cuvier, Règne animal.) { "4 )

Gmre STERNE ou HIRONDELLE DE MER

(Sùema, Cuyies, Vieux., Temm., Bbissoit, Lik., Lath.). CarcLctèret principaux»

Bec aussi long on plus long qne la tête, presque droit, lisse, pointu, tranchant, comprimé; mandihulea à trèô^ peu près d'égale longueur; la supéri&u/re inclinée vers la pointe; Vinfèrieurt formant en dessous une légère saillie, on sans saillie; Tvarinea basales, ovales, longues, percéei de part en part.

Lànque épaisse, pointue.

Jaxbes nues au-dessus du talon.

Pieds tétradacfyles.

Tarses très-courts.

Trois doigts devant, un derrière; les antérieurs réunis par une membrane échancrée ; le postérieur libre et court.

Caractères accessoires.

Ailes plus longues que la queue, La première rémige la plus longue.

Queue plus ou moins fourchue.

Les hirondelles de mer se trouvent dans toutes les parties du monde ; elles volent en tous sens et avec rapidité sur les mers ou dans l'intérieur des terres, sur les bords des lacs, faisant entendre de grands cris. Leur nourriture consiste en petits poissons vivans, mollusques et insectes aquatiques, qu'elles saisissent, comme les vraies hirondelles, en rasant la surface des eaux. Elles se reposent le plus souvent à terre ; rarement on les voit appuyées sur les eaux. ( "5 )

4i6 EXPLICATION DES PLANCHES.

Les sternes nichent en grand nombre dans les mêmes lieux; elles déposent leurs œufs, ordinairement deux, sur le» rochers des bords de la mer, et sur quelques brins d^herbes sèches, que tapissent environ une demi - douzaine de plumes, ou bien dans un petit enfoncement pratiqué dans le sable*

La mue est double chez toutes les espèce connues ; une partie du plumage change de couleurs, tandis que Tautre reste la même, et c'est surtout à la tête que s'opère le plus grand changement La première mue a lieu au mois d'août, et la seconde au mois de mars : celle-ci est terminée au commencement d'avril. Il n'existe aucune diflTérence extérieure dans les sexes : les jeimes ne se .distinguent des adultes qu'avant la première mue ; passé cette épo^ que, il n'existe plus aucime différence dans le plumage.

ESPÈCES

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