‹ Auget de Montyon, 1733-1820Chapitre 101 sur 224 · I. IM-KNOANCK U Al'MS · texte numérisé non relu

I. IM-KNOANCK U Al'MS

Retiré à Paris, chez les Fourqueux, Montyoïi leur promit et se promit à lui-même d'user et d'abuser d'une permission aussi gracieuse. Mais ses pensées et ses désirs continuaient d'aller vers les contrées, même lointaines, où il avait pu exercer son activité infatigable, et voici sur quel ton de l'egret et de dignité il écrivait aux échevins de Marseille :

Je ne veux point vous quitter, messieurs, sans vous témoigner ma reconnaissance dos sentiments que j'ai toujours éprouvés de votre part.

Vous savez que je ne suis plus votre intendant, et je vous assure très sincèrement que ce que je regrette le plus est le droit de contribuer à la prospérité de votre ville, à laquelle je serai attaché toute ma vie. Mon premier soin en arrivant ici a été de m'occuper des atîaires qui vous intéressent, le curage de votre port et l'ouverture de l'avenue de la porte de Rome. On m'a promis de les terminer incessamment. J'ai l'honneur, etc. '.

A Paris, ce 2 septembre 1773.

Une lettre écrite avec le même accent de sincérité fut adressée àlaChambrede Commerce -. Echevins et négociants répondirent très honnêtement. Quant à la Provence elle-même, elle ne conserva de Montyon, s'il faut en croire Mirabeau, que le souvenir de « ses incartades^ «.

Formée en 1694, d'une partie des généralités du Poitou, du Limousin et de la Gascogne, la généralité de La Rochelle s'inti-

jesté vous accorde une auj'rneutati(jn de pension de quatre mille li\ les pour vous prou\er sa salislaction des services que nous lui avez rendus dans les provinces dont vous avez été intendant. Je suis, Monsieur,

^'ot^•e très liuni))Ie et très alVectionné serviteur. Tehhay.

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