Archives de la Charente-Inférieure, C
l'intendance d'aunis loi
cette généralité, MM. Rougier, Billaud, échevins, Bougé et Lardeau, assesseurs. Les députés, en robes de cérémonie, précédés des archers de ville en casaques, armés de leurs pertuisanes, se sont portés à l'hôtel de l'intendance, où ils ont fait compliment à M. de Montyon, arrivé hier de Paris. M. Seignette, maire, a porté la parole *.
A la vérité, ces échanges de politesses officielles, cette mise en train d'un cérémonial archaïque, paraissent avoir été les principaux événements des deux séjours que fit Montyon à La Rochelle, durant l'été de 1774 et le printemps de 1775. A moins qu'on ne veuille considérer comme des faits notables, l'attention que donna l'intendant aux démarches de <* ^L l'abbé Rozier, membre de plusieurs académies, connu par différents traités sur la culture des vignes », et qui proposait « des vues tendant à constater d'une manière précise toutes les espèces de raisin existant dans le royaume - » ; à moins encore qu'on ne fasse état d'un grave démêlé soumis à l'intendant et qui s'était élevé entre « le sieur Rivière, curé doyen de Saint-Pierre, en l'isle d'Oléron, et M™^ la marquise d'Alême, dame du dit lieu ^ », « le curé voulant maintenir sur la tribune de son église les armes du roi, qu'il y a fait sculpter, et la dame sollicitant l'autorisation de les biffer '* ».
Toutefois, s'il est difficile d'étudier et de juger Montyon, dans ce qu'il fit à La Rochelle, et qui est insignifiant, il est, par hasard, équitable de le louer pour ce qu'il n'y fit pas. Son nom demeure
1. L'intendant de La Rochelle, occupait, au xvii° siècle, l'hôtel de Cheusses, rue Fleuriau ; en 1728, le corps de ville acquit pour lui l'hôtel de Biineuil, qui fut celui de Montyon, quand il résida.
2. Archives communales de La, Rochelle, B. B. 18. Même mention le 26 mai 1775. B. B. 19.