Ibid
MOXTYON FENDANT LA RKVOLITION
robuste confiance du magistrat qui croit, par étal, que l'anarchie n'est pas une forme durable de société, il répondit qu'on laissât faire, et qu'on prît simplement les précautions d'usage, dans tous les pays où le nombre des malfaiteurs passe celui des gendarmes.
C'était remplir d'avance les vœux de maître Parain ; car ce dernier commence de rappeler la fable du Chien qui porte le dîner de son maître : non point qu'il se sente déjà l'audace d'en réclamer sa part ; mais il a perdu le courage d'en défendre l'approche :
1792, 24 septembre.
A Verny, District de Gex.
J'ai reçu votre lettre du 13 de ce mois ; elle est assez bien rédigée, surtout dans le compte que vous rendez de la scène qui s'est passée, le saraedy 8 septembre ; mais vous ne m'avez écrit que le 13, cinq jours après ; c'est bien tard ; dans ces occasions, il faut écrire aussitôt après l'événement.
Vous avez bien fait de ne faire aucune résistance, ainsi quePlatteau ; dites-le lui encore. Mon intention est que les règlements soyent exactement exécutés et il n'y a qu'à s'y conformer.
Si la municipalité ouïes agents ont quelque procédé qui ne soit pas convenable, l'observer, le mander, mais ne point mettre de résistance.
Il faut faire faire des clefs des chambres qu'on a ouvertes, les refermer, et vous garderez ces clefs, jusqu'à nouvel ordre.
A l'égard du certificat de résidence, c'est une chose bien simple, on ne peut pas avoir autant
1792, 10 octobre.
Si je n'ai pas écrit à Monsieur cet événement, c'est que j'en connaissais le danger, tant pour Platteau que pour moy.
Nous sommes dans un moment où il faut absolument tout accorder, sans aucune résistance ; cela est bien fâcheux de ne pouvoir pas se défendre ; aussi nous nous conformons à tous les règlements prescrits par la loi.
La municipalité ne suit pas aussi bien les règlements que nous.
J'ai fait mettre des clefs où il en manquait et nous avons les clefs en nos mains présentement.
M . de Chenevière vient de me faire passer un arrêté du Directoire de Paris qui constate que
de certificats qu'il y a de débiteurs qui doivent payer; on en a quelques-uns en double : pour les autres, une copie certifiée de moy ; veut-on consulter la pièce originale ? on peut la consulter ; veut-on recourir à une pièce en forme authentique ? on le peut.
11 faut quand vous verrez les officiers municipaux de Chambry leur faire sentir qu'ils n'auraient pas dû abattre quatre arbres au lieu d'un, que quand on a de tels procédés vis-à-vis d'eux, il faut y être sensibles ; le leur dire amicalement.
Si quelqu'un, à quelque titre que ce fût, vous demandait des renseignements sur mes affaires, il ne faut point les donner, vous n'en devez ni aux municipalités, ni à personne ; c'est à moi à les donner, mais vous me devez le secret, c'est une affaire de confiance de ma part, qui doit être de même de la vôtre.
Comme il faut, dans ces moments, prendre des précautions, à tout événement, vous pourriez mettre chez quelqu'un de confiance, déposés en secret, les papiers qui peuvent faire connaître l'état de mes biens.
Mais ces papiers ne pourraient être ceux sur lesquels vous travaillez personnellement ; le plus convenable est de les mettre chez vous, dans quelque endroit secret où on ne pourra les trouver.
Monsieur n'est point émigré ; je l'ai fait voir au district de Meaux, qui me Ta rendu pour en donner connaissance à la municipalité de Monthyon, ce que j'ai fait, Dimanche dernier, à la porte de l'église.
II ne faut pas seulement leur en parler, car ils ne sont pas mieux disposés que ceux de Monthyon, j'ai vendu les trois autres arbres qui étaient abattus, 10 francs, payé comptant.
Je n'ai point donné d'autres l'enseignements à personne sur les affaires de Monsieur, que sur les déclarations ; on a demandé à Monsieur ces titres ; il ne les a point produits ; il a fallu faire un mesurage ; ne sachant pas la contenance des objets, je ne puis me charger d'autres papiers de Monsieur que ceux qui concernent ma recette, il y a inconvénient pour moi.
Il y a chez moi les papiers de ma recette et non d'autres appax"tenant à Monsieur, les autres sont au château, dans l'armoire de la bibliothèque, si l'on n'avait pas fait l'ouverture le 8 septembre, je ne saurais pas qu'ils y étaient. Mais je ne puis m'en charger'.