‹ Auget de Montyon, 1733-1820Chapitre 157 sur 224 · Archh'es Je VAssistance Publique · texte numérisé non relu

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Quand Montyon reçut de Parain celle réponse assez peu courageuse, il venait de donner lui-même Texemple d'une certaine pusillanimité : on était au mois d'octobre 1792. La Suisse semblait menacée d'une occupation française, et le pays de Gex se trouvait sur le passage des troupes chargées de réduire Genève. Montyon ne se sentit nullement curieux de combats ; la probabilité dune rencontre de l'ours helvétique avec le coq gaulois, lui inspira au contraire des idées de prompt départ. Il quitta Verny le 14 octobre, repassa par Lausanne, traversa la Suisse jusqu'à Bâle, descendit le Rhin et s'embarqua pour Londres à Rotterdam '.

Dès lors, il ne fallait plus compter sur les certificats déposés au district de Meaux, le temps était venu de se résigner à la confiscation et à la perte des biens paternels, et Montyon fui, en effet, déclaré émigré par arrêté du département de Seine-et- Marne, en date du 15 février 1793 : placé sous séquestre, puis mis en adjudication, son domaine de Monthyon-en-Brie fut vendu le 15 fructidor an I^\ à Jean-Nicolas Ghatelin, cultivateur et Eloi Denizot, charpentier, pour le prix de 34.317 francs -. Ses immeubles de Paris eurent le même sort, et le 17 fructidor an VI, on trouve un sieur Socry, se portant acquéreur pour le compte d'un sieur Brelvis, d' « une maison sise à Paris, au coin de la rue Sainte-Mai'guerite, et appartenant, pour moitié, au citoyen Auget, ci-devant baron de Monthion, et pour l'autre moitié, au citoyen Auget, ci-devant de Ghambry, son frère, tous deux émio^rés ^ ».

A dater du 27 juillet 1789, presque toutes les lettres de Montyon à ses « receveurs », fermiers ou hommes d'affaires portent en surcharge, et plutôt deux fois qu'une, les mots envoyez-moi de Vargenl. Parfois même, le Ion de la recommandation devient

1. Sur tous ces points, v. Aloys de Molin, op. ctL, p. 47, ei Archivea mitionales, V 6.0.34.

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