‹ Auget de Montyon, 1733-1820Chapitre 166 sur 224 · Sur tous ces {joints, voir Aloys de Molin, op. cit · texte numérisé non relu

Sur tous ces {joints, voir Aloys de Molin, op. cit

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une gardance de dams, et ce que nous appellerions, en France, nne hypothèque. An lieu de ,g:arantir simplement la créance par son crédit personnel, la caution devenait ainsi une sorte de gardien du gage. Elle pouvait, le cas échéant, en empêcher par toutes voies de droit, la dilapidation ou Taliénation. ^lais un tel svstème supposait d'abord, que le créancier se fiait à l'honnêteté de la caution, ensuite qu'il la laissait librement ester devant les tribunaux, ne gardant même point par devers lui l'acte de gardance de dams. Faute de remplir ces deux conditions, le créancier étalait, pour ainsi dire, son entente avec la caution, et cette dernière prenait toutes les apparences d'un homme de paille. C'est {louriant là ce que Montyon ne voulut point admettre. A partir du moment où il eut commencé de plaider avec quelques Vaudois, son admiration pour les Suisses s'était changée en mésestime. Peu éloigné de i.-oir dans ses débiteurs de véritables bandits, il inclinait à considérer leurs cautions comme autant de complices probables. Durant des années il conserva donc dans son portefeuille personnel, les actes de gardance de dams dont les cautions pouvaient seules faire un usage juridique. Vainement, un jugement rendu contre lui par le tribunal d'Echallens. le 16 octobre 1802', lui rappela Texistence du <* mandat souverain » qui lui ôtait à jamais le droit de posséder un immeuble sur le territoire suisse ; vainement, ses correspondants, amis, avocats, ou hommes d'aflaires Texhortèrent à la prudence, et lai conseillèrent mainte fois de ne pas « produire directement en justice 2 » des gardances de dams^ dont il n'était que le détenteur ; jamais il ne voulut entrer dans leurs raisons, et jusqu'au bout, il continua de serrer précieusement ces inutiles paperasses, tel le nové qui se cramponne à une épave sans consistance.

De semblables entêtements ne laissaient pas d'irriter ceux qui avaient accepté la mission de représenter 3ifontvon devant les tribunaux suissîes et qui s'efforçaient de gagner ses procès. Mais de ménager leur susceptibilité, lui-même ne montrait aucun

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