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2, Lettre de Qiarie? de Confiant a M- d"Arî<^ns !*• S>s rn^ir* l>>^j»i Bihlû^ thêqae de Gtnéte. M. ce. 23 %
souci. Il afFectait, au contraire, assez volontiers de traiter ces braves gens en petits garçons, leur jetant constamment à la tête l'étude qu'il avait faite du droit, en général, et du droit helvétique, en particulier, leur parlant de ses titres, de ses places, de ses services, sur le ton que prenait Cicéron pour rappeler son consulat, leur opposant au besoin, ses bienfaits et ses fondations, comme autant de preuves d'un désintéressement et d'une élévation de caractère, que d'ailleurs personne n'avait mis en doute. Le 3 février 1804, parlant d'un notaire dont il est mal satisfait, il écrit à son ami, M. William de Sévery :
Peut-être M. Barbey qui ne me connaît pas, ne distingue pas entre un créancier ordinaire et moi qui ai plus d'expérience d'affaires que tous les jurisconsultes de votre pays, qui en ai vu de plus importantes, et ai étudié la jurisprudence dans les lois de votre pays, pendant que j'y habitais ; et je ne me déterminerai jamais à livrer mes affaires à qui que ce soit qui les conduise autrement que je le désire '.
Ailleurs, le 26 août 1807, il s'en prend directement à Charles de Constant et le gourmande :
Je vous prie d'observer que j'entends les affaires mieux que vous, particulièrement celles dont il s'agit.
Je connais l'ordre des procédés comme vous, et comme vous, j'ai toujours eu la réputation d'en avoir de nobles et de généreux; cette affirmation ne peut vous être désagréable. Aussi j'espère que vous voudrez bien avoir un peu plus de confiance dans ce que j'ai l'honneur de vous mander et ce qui s'est passé par rapport à la communauté de Gamoëns doit exercer l'attention. Vous ne devez point craindre que ces affaires vous attirent des ennuis; et je vous le démontrerai très positivement la première fois que j'aurai l'honneur de vous voir et que vous aurez quelques moments à perdre -.
Au ton de ces lettres, on pressent aisément quel devait être celui des réponses, surtout de la part d'étrangers qui n'avaient