‹ Auget de Montyon, 1733-1820Chapitre 173 sur 224 · Alovs de Molin, op. cit., p · texte numérisé non relu

Alovs de Molin, op. cit., p

pour des termes qui n'étaient pas échus, est une de ces chicanes indécentes qui ont été faites, soit sur l'existence de M. de Montyon, soit sur tout autre objet, subterfuges des débiteurs de mauvaise foi pour ne pas payer les rentes qui lui sont dues.

La mauvaise foi est honteuse surtout chez les hommes de loi qui soutiennent ces débiteurs.

Quand on avancera quelque allégation contre la loyauté de M. de Montyon, on plaidera contre sa conscience et on ne doit pas s'attendre à être cru.

Comment persuader que Ihomnie de France qui, sans aucune exception, a fait de ses biens les plus grands sacrifices au bien public, aurait, par intérêt, fait une chose malhonnête et condamnable ?

Quel motif M. de Montyon aurait-il pu avoir pour laisser en Suisse des quittances de i-ente viagère pour des termes qui n'étaient pas échus ? quel avantage pouvait-il en résulter pour lui puisqu'il ne pouvait être payé que sur des certificats de vie et qu'il n'a jamais demandé à êti'e payé qu'ainsi, et qu'il ne pouvait le demander autrement, aux termes des contrats ? il faudrait supposer qu'alors M. de Montyon était devenu fol ; et il aime mieux encore cette supposition que de le croire malhonnête ^.

Des témoins à charge ne sauraient être que des gens soudoyés ;

c'est aux magistrats helvétiques à venger l'honneur de leurs tribunaux insidtés par de telles manœuvres.

Les tribunaux helvétiques, du luoius ceux d'appel, entendirent, en elï'et, cette plainte d'un vieillard chez qui le sentiment de l'honneur domina toujours les vues intéressées qu'on lui prêtait. Aussi bien, depuis quelque temps, les plus distingués parmi les honnêtes gens de la Suisse -, s'étaient émus des succès juri-

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