Aulard, op. cit.. p
2. Lannexion de la Corse à la France était encore trop récente pour que les adversaires de Bonaparte ne lui i-eprochassent pas son orijjine.
3. A Londres. 1800. in-8, sans nom d'auteur, ni d'éditeur, et avec l'épigraphe suivante tirée de la Zopire de A'oltaire :
Knthousiaste ou fourbe, il faut cesser de l'être Sers-toi de ta raison, juge avec moi ton maître.
L'ouvrage est précédé dune Adresse à la Xalion Française : <- Nation. qui, sur nombre d'objets, as reculé les limites de la pensée, qui, aperçue sous un autre aspect, offres le spectacle de la prostitution des qualités les plus estimables et les plus brillantes... nation bizarie dans tes procédés, qui portes la plaisanterie dans les affaires, la gaité dans les dangers, la méthode dans les plaisirs, qui te passionnes, quand tu devrais examiner, et qui es injuste, même avec des motifs justes parce que lu ne connais point de mesure, ô toi. qui réunis ce qui semble inconciliable. . . écoute. >
vertu, que leur ambition était irritée par le succès de celui qui avait le plus osé, que l'esprit d'une faction nétait réprimé que par l'esprit d'une autre, le gouvernement changeait sans cesse, le peuple étonné cherchait la démocratie et ne la trouvait nulle part. Enfin, après bien des mouvements, des chaos et des secousses, il fallut se reposer dans le gouvernement même qu'on avait proscrit ^.
Lisons-nous une histoire ou une prophétie ? continue Montyon. En 1789, la France s'était ennuyée de son bonheur ; en 1799, elle s'est ennuyée de sa liberté. Son précepteur Sieyès n'a pas été écouté quand il a dit aux Français : « Vous voulez être libres et ne savez pas être justes. » Depuis qu'il a porté l'injustice au dernier degré, on la pris, au contraire, pour un oracle. Après un apprentissage de deux ans, il s'est aperçu que la France ne pouvait être qu'une monarchie, et il en a créé une 2; mais il l'a nommée république. . 11 a craint les souvenirs et les veiïgeances; tout considéré, lia estimé que l'habitation du château de Crosnes serait plus commode et plus agréable, si la résidence du Roi en était à une grande distance. L'agrément de l'existence de M. labbé a donc décidé du sort de la France. Nul Français n'a paru digne de la couronne, et on l'a placée sur la tête d'un Corse : dénouement digne de la pièce ; je demande pardon à la majesté des peuples de la grossièreté de mes expressions, mais jamais on n'aurait cru qu'il existât une nation assez bête pour être la dupe d'un si grossier et plat persiflage.
On le voit, VExamen de la Constitution de 1799 emprunte parfois le ton d'un violent pamphlet contre Sieyès et Bonaparte ^. La fortune du livre semble pourtant n'avoir été que