‹ Auget de Montyon, 1733-1820Chapitre 199 sur 224 · Voici ce diplôme · texte numérisé non relu

Voici ce diplôme

A?fM'E>;TE

Sacr.\ Regia Majestate

SvECIAE

Regia Academia Litterarum Humaniorum Historiarum et Antiquitatum ^'i^um Doctrina et amore Utlerarum inclytum Dominum Anlonium Johannem Baptistam Robertum Aiigeiium de Montyon, Comitis Artesiae antehac Cancellariuni. Socium extraneum Solenni Suffra^io electum In Communitatem Sludioruni Litteris his Palenlibus <^)ua par est observantia Invitât

Die J6 Februarii Anne MDCGCXIII

G. Adlekiieth J, Ham.enbehg

(^onsiliarius Status rcp^ni Svec.historioprapluis,

■ h. t. Praeses. Academiae a secretis, E. A.

{Archives de V Assistance Publi<iiie.j

3oO CHAPITRE IX

élaiil obligé de dicter. Une assez bonne mémoire fait que je me lire d'affaires.

Nous avons à présent ici, Madame de Staël, qui fait notre admiration ; elle ma chargé de vous dire bien des choses de sa part, elle compte passer en Angleterre aussitôt que la belle saison arrivera. Je vous ai importuné d'une longue lettre, il est temps de finir, je le fais en vous assurant des sentiments distingués avec lesquels j"ai l'honneur d'être, Monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur ' ,

ROSENSTEIX.

Admirons ici la conviction, le sérieux avec lesquels Monlyon reçut celle lellre, et surtout le parchemin qui l'accompagnaiL Il venait d'avoir quatre-vingts ans, il était presque aveugle el ressentait une faiblesse générale que li-ahissent encore aujourd'hui les incertitudes de son écriture. Il n'en fît pas moins à Rosenstein une réponse de quatre pages in-4°, toute pleine de gratitude émue, de souvenirs, de conseils, et dont voici, au reste, les principaux passages :

1813, 18 mars.

Il n'est personne. Monsieur, qui ne doive être honoré d'être admis dans une classe d'hommes qui est à la tête des autres, dans la sphère de la pensée, et c'est un avantage de plus pour moi de vous devoir cet honneur. Je ne puis vous témoigner, aussi vivement que j'en suis pénétré, ma reconnaissance pour les sentiments personnels dont vous me donnez les assurances ; le temps et les événements, en nous faisant perdre des objets de nos affections, doivent resserrer les liens qui nous attachent à ceux qui nous restent. Je nai pas besoin de cette raison pour fortifier mes sentiments pour vous, mais je la réclame, pour moi, auprès de vous.

J'ai profité de la permission que vous me donnez, de vous rendre l'interprète de mon hommage pour rAcadémie : je joins ici une lettn> en forme ^.

Page 1