‹ Auget de Montyon, 1733-1820Chapitre 21 sur 224 · Ibid. Gages du bailli · texte numérisé non relu

Ibid. Gages du bailli

4. Ibid.. p. 119: « Fait dcpeusc le sieur rendant de la somme de cinq cent trente deux livres quinze sols, neuf deniers, contenueau premier mémoire du siciu- Carruel, curé de Monthion pour les joiu*nces d'hommes, femmes et enfants employés par ortirc durlit feu sieur de Monthion, à la terrasse du château de Monthion. <>

le moment où l'on attend les maîtres ; il accepte de servir d'intermédiaire entre le baron et les habitants pour les marchés dont la négociation est plus particulièrement délicate ou avantag'euse ', il s'improvise percepteur, et reçoit au sortir de Toffice, des redevances dues au seigneur - ; mieux encore, il se constitue, un beau jour, le pourvoyeur de loftîce et des cuisines ', et si l'histoire ne dit pas que ce jour-là la chère des maîtres fut tout particulièrement abondante, et exquise, c'est évidemment que l'histoire est ingrate envers cet excellent abbé Garruel.

Le percepteur des enfants était aussi un ecclésiastique, ou portait tout au moins le petit collet ; il s'appelait l'abbé Segonne, il gagnait modestement un peu plus de trente livres par mois, le gîte et la nourriture '\ En retour, il montrait le rudiment aux deux jeunes fils du baron, Antoine-Jean-Baptiste, notre héros, né, ainsi que nous l'avons vu, en 1733, et son cadet, Jacques- Christophle-Louis, que nous retrouverons plus tard sous le nom de Chanibry et l'uniforme de capitaine de dragons, et qui était né le 14 février 1735; une jeune fille à peine plus âgée, el fort avide de connaissances, assistait souvent aux leçons: c'était l'enfant du premier lit, Marie-Louise Auget de Montyon, celle qui deviendra bientôt M""' de Fourqueux.

Enfin, derrière ces premiers personnages de la famille et ces premiers rôles de la domesticité, nous retrouvons les humbles comparses dont nous avons déjà dit un mot, et dont les noms nous deviendront peu à peu familiers : Jean-Guillaume Wolf, le comptable, les Parain, qui forment une génération de régisseurs elde receveurs, les Platteau, les Dalissan, les Lavaux, les Labour, qui servent, de père en fils, en qualité de fermiers. Ils sont là, tous, étroitement et fidèlement serrés autour du baron et des

J. Compte de Tutelle, p. 117: «Fait dépense le rendant de la somme de dix livres quatre sols rendue à M. l'abbé Carruel, curé de Monthion qui l'avait donnée tant au maître d'école qu'au menuisier, pour les vins des marchés qu'il a faits a\ec eux.»

•2. Ihid., p. 39.

3. Ihid., p. 119 : <■ Fait dépense ledit sieur rendant de la somme de cent trente livres, deux sols, trois deniers, contenue au troisième mémoire dudit sieur cure, pour les denrées et provisions achetées par lui pour le ména{;e du château ».

S. Ihid., p. 112.

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