‹ Auget de Montyon, 1733-1820Chapitre 215 sur 224 · F. Labour, op. cit · texte numérisé non relu

F. Labour, op. cit

3. Archives de l'Assistance Publique. «Je désirerais, dit Montyon, dans la

plus tard, le 18 novembre de la même année, voici le curé de la paroisse, M. Jean Roussel, qui intercède auprès de lui, en faveur de ses paroissiens, et développe sous ses yeux le tableau des maux dont ils ont souffert : pillage des fermes par les Cosaques, passages fréquents des troupes françaises, épizootie des bêtes, et, parmi les hommes, maladie « dite des prisons ou des armées». Montyon accorde encore trois cents livres*. Le même jour, à quelques heures, ou peut-être à quelques minutes d'intervalle, il mande à M. d'Origny, chef de bureau au Ministère de Tintérieur :

J'ai appris. Monsieur, que dans rhonorable et pénible fonction qui vous est confiée de régler les secours que le gouvernement accorde aux émigrés qui sont dans le besoin, il s'est souvent présenté à vous des personnes dont la situation était si instante qu'il ne leur était pas possible d'attendre une décision ministérielle, et j'ai su que vous étiez vous-même, de votre bourse, venu pour le moment à leurs secours.

D'après la connaissance que j'ai anciennement de votre caractère, ce procédé ne m"a point surpris, je vous prie de me permettre que je m'y associe et j'ai l'honneur de vous envoyer dix napoléons.

Je vous demande de vouloir bien me garder le secret sur cette misère ^.

On le voit, une aumône n'attendait pas l'autre, et dans bien des cas, le vieillard allait au-devant de ceux qui n'osaient ni ne savaient demander.

Un de ses plus grands désirs était de rétablir ou faire rétablir ses fondations académiques entièrement ruinées par la Révolution. Le 28 octobrel819, il écrivit donc au Ministre de l'Intérieur.

lettre où il charge Barentin de cette commission, que ceux des habitants qui, pendant les troubles, et avant que la terre lut confisquée, se sont bien conduits, eussent de préférence, part, à ce petit secours. Mais ceux qui ont eu des torts, s'ils sont dans une grande misère, doivent participer à ce don. »

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