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7. Voici les titres de ceux que nous avons retrouvés : Zély ou la difficulté d'être heureuse, Amsterdam et Paris, 111b, Julie de Saint-Olmont ou les premières illusions de l'amour, Paris, 180Ô, Amélie de Tréville ou la Solitaire. Paris. 1806. Barbier, dans son Dictionnaire des ouvrayes Anonymes, attribue encore à Madame de Fourqueux, un ouvrage paru en 1817. intitulé Confessions de M'"" de. . . ou principes de morale pour se conduire dans le monde. Il nous a été impossible de le découvrir. Quant au préjugé que Montyon aurait nourri contre les ouvrages de sa sœur, et dont la Biographie Michaud a été la première à faire mention, nous n'en avons pas davantage retrouvé trace. Aucun de ces ouvrages ne mérite d'ailleurs lépithète de graveleux que leur donne M. Labour à la page 193 de son étrange volume. Ge sont de véritables contes moraux. Avant de calomnier la mémoire d'une femme, M. Labour aurait pu lire ce qu'elle a écrit ; il n'a même pas vérifié les titres et les cite de travers.
MONTVON lîEL ESPRIT DE 1754 A 1767 4">
la vie et le caractère de celle qui initia Monlyon aux choses du monde ; ce sont, en elFet, des autobiographies : ou plutôt, selon l'expression de M""** de Fourqueux elle-même, ce sont des tableaux où l'on peut, en un coin, apercevoir le portrait de l'auteur et lire une partie de son histoire. Et, à la vérité, si l'histoire est celle d'une femme à qui la vie fut peu clémente, le portrait n'est pas celui dune personne sans mérite.
Nous savons qu'elle était fille du premier mariage 'de Robert Auget ; elle était née avec une certaine inclination à la mélancolie : tout la fortifia dans ce penchant : la mort prématurée de sa mère, qu'elle n'eut pas le temps de connaître et d'aimer, la parcimonie et la froideur avec lesquelles lui furent dispensés les soins d'une marâtre d'esprit sérieux, « ignorant l'abandon », « affectant en toutes choses une simplicité exagérée * » ; enfin la solitude d'esprit et de cœur où on la laissa vivre durant son enfance. Un soir d'hiver, elle découvrit, <^ au fond du coffre », dans une salle du château de Monthyon, un exemplaire de l'.l.strée - ; elle le dévora avec l'appétit de la douzième année ; mais elle y prit en vain le goût et la vocation des longues aventures romanesques : sa vie sentimentale allait finir, avant rriême que d'avoir commencé.
Dès le printemps suivant ^, en effet, on la maria, selon le bel usage avec un magistrat de quarante-cinq ans, qui ne lui convenait que par l'état et par la fortune : honnête homme d'ailleurs, «d'une figure noble », « d'un air de franchise » et d'une vertu éprouvée. Mais elle a écrit de lui la phrase la plus cruelle qu'une femme puisse écrire sur son mari : « On en eût volontiers, dit-elle, fait son meilleur ami '. » Et si l'on réfléchit que dans le même temps et dans le même ouvrage, elle disait encore : « L'amour est un épisode de la vie des hommes, c'est l'histoire de celle des femmes ■"• », on devinera quel vide douloureux dut toujours demeurer au fond d'elle-même, et l'on comprendra qu'elle ait