‹ Auget de Montyon, 1733-1820Chapitre 53 sur 224 · Archives de Seine-et-Marne, E · texte numérisé non relu

Archives de Seine-et-Marne, E

2. Archives du Puy-de-Dôme, C. 1654. Lettre de Montyon à Choiseul en date du .iO juillet 1768.

•î. Archives de l'Assistance Publique.

n'existe qu'ici ; ici me voilà i-oi de France ! »... Un peu plus loin, c'est le chancelier Maupeou qui nous est offert en spectacle, tandis qu'il rend à Madame .Dubarry « un genre d'hommage difficile à concilier avec la dignité d'un chef de la magistrature ^ «... Lui aussi, pour la circonstance a mis bas la perruque et dépouillé la simarre ; le désordre de son costume n'est comparable qu'à l'ignominie de son geste ; jamais garde des

sceaux ne parut aussi complètement enfoncé dans la crapule

Mais ici encore, pour expliquer Id vivacité de ses peintures, on est bien obligé de convenir que Montyon dut étudier son modèle ailleurs que dans le silence du cabinet ou la majestueuse solennité des audiences.

Il V a mieux encore ; à force d'observer ses contemporains dans le privé, et de participer à leurs divertissements intimes, Montyon rêva de donner à ses observations et à ses souvenirs une forme littéraire et durable. Il s'était pris d'un goût décidé et d'une admiration sincère pour Crébillon le [ils : il lisait les contes, il en faisait des analyses ; il en prenait des extraits ; il en recherchait les clefs; il commença même d'écrire un essai critique sur leur auteur, " l'homme, dit-il, qui a le mieux connu r.espèce humaine, dans les ruelles - ^ . Puis un beau jour, il se haussa du rang des admirateurs au rang des émules. Et c'est ainsi que dans les papiers du philanthrope, parmi les notes d'administration, les essais d'économie politique, les dissertations morales, on trouve des bouts de romans libertins, qu'on dirait écrits par le conteur du Sopha.

Nous n'abuserons pas de ces sortes de trouvailles, et nous citerons seulement deux morceaux qui montrent définitivement jusqu'à quel point notre héros mena et connut la vie de son siècle.

1. Montyon, Particularilés sur les ministres des Finances, et en manuscrit, aux rlrc/iùes de l'Assistance Publique. — Cette anecdote sur Maupeou et la Dubarry dépasse un peu les limites chronologiques de notre cliapilre puisqu'elle ne peut jïuère se rapporter qu'à la fin de l'année 1768, au plus tôt. Nous avons cru néanmoins devoir la raj^peler ici, car nous n'aurons plus guère l'occasion de revenir sur Montyon homme de ])laisir.

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