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pouvait que causer les plus graftdes incommodités, les troubles les plus inalliables à la sainteté des assemblées ». Encore, M™*^ la marquise de Villemont, fit-elle savoir au curé, dès l'année suivante, qu'elle allait reprendre sa cuisine, et qu'elle ne pouvait plus supporter les assemblées paroissiales « en ce lieu, tout à fait indigne d'être la demeure de Dieu ». Montyon averti, hésita un peu, mais il finit par répondre, le 2 septembre 1769 : « La dépense de reconstruction est considérable ; je ne puis me déterminer à signer une ordonnance qui ruine une paroisse '. » Voici enfin le corps de ville de Laqueuille dont la supplique est bien touchante: elle expose, en effet, qu'une des cloches de la paroisse est cassée, « qu'elle est cependant très nécessaire, tant à cause des tonnerres que pour la sonnerie des offices divins,... que depuis qu'elle n'a plus sonné, les habitants ont essuyé chaque année des pertes considérables sur leurs récoltes, qu'enfin, le lieu de Laqueuille se trouvant au pied des montagnes, il arrive, très souvent, en temps d'hiver, que plusieurs voyageurs s'écartent du chemin et qu'il est d'usage alors de sonner la cloche, pour qu'ils puissent faire plus aisément la découverte du lieu ». Ce dernier argument ne laissa pas que de toucher Montyon, il ordonna d'abord d'instruire l'affaire ; mais quand il connut le chilfre de la dépense, il se ravisa et commanda de la classer -.
Cependant, on était au printemps de 1770 ; le mariage du Dauphin de France avec Marie- Antoinette d'.\utriche avait été annoncé pour le 16 mai; dès qu'elle eut pénétré jusqu'au fond des provinces, la nouvelle y fit battre tous les cœurs loyalistes et pour si malheureux qu'ils fussent, les Auvergnats voulurent prendre leur part de la joie nationale; curés et notables organisèrent des Te Deum, des salves d'arquebuse, des bals populaires ; à .\urillac, on annonça un feu d'artifice, à Billom, on rêva d'un cortège où paraîtrait le corps de Ville, en robes flambant neuves 1... Mais, du coup Montyon s'émut : qui donc payerait la dépense? et combien de privations ne coûterait pas aux malheureux tout ce luxe de costumes et de pyrotechnie ?