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<Jii()i(|ue le Itcsdiii irin(K''[)eii(l;nic(' dùl alors prévaloir après iino roncenlration excessive, le caractère sociocralitpu' de la nouvelle occidontalité surgi! tellement, môme envers la propriélt', ({ue îles chefs puissants acceptent, el souvent sollicitent, des domaines purement temporaires.
t "ne prédilection spontanée pour la vie rurale seconde la double émancipation des lemmes et des travailleurs, on facilitant l'appréciation du sexe affectif et la transformation décisive de l'esclavage.
L'induence féminine s'y manifesta par trois types dignement sanctifiés: l'admirable épouse du fondateur de la monarchie française, l'humble vierge devant laquelle sut s'incliner un énergique envahisseur, et la noble esclave qu'aucun préjugé n'empêcha d'élever au premier trône de l'Occident.
On apprécie surtout les mœurs de cette phase trop méconnue d'après leur profond contraste avec celles du siècle exceptionnel, où le triomphe du monothéisme avait |»ourtant modifié déjà l'existence romaine.
Cette comparaison décisive doit aujourd'hui conduire les vrais philosophes à respecter l'exagération poétique qui fit remonter le début spécial de la chevalerie jus(|u'au premier avènement de ses principaux caractères, quoique leur essor ne pût y devenir complet.
On ne doit point hésiter à placer là l'origine nécessaire de la vie industrielle, d'après la transformation de l'esclavage en servage, essentiellement propre à la phase initiale du moyen âge.
En effet, dans l'esclavage antique, le travailleur, toujours susceptible d'être vendu, dépourvu de toutes relations domoiiqucs, el même étranger au culte commun, représentait une institution aussi durable ([ue le système de conquêtes dont elle formait la base privée.
d42 AUGUSTE COMTE CONSERVATEUR
Au contraire, le serf, incorporé profondément au sol, pleinement admis à la vie de famille, et participant à l'essor religieux, offrit une existence nécessairement passagère, qui bientôt conduisit à l'entière libération, également secondée par les opinions et les mœurs.
La phase initiale suffit pour que cette situation intermédiaire développât l'apprentissage général de la vie industrielle, en liant le travail à lindépendance, comme l'exige l'antipathie qu'il nous inspire d'abord.
Toutefois, l'affranchissement des serfs agricoles se trouva retardé spécialement, outre l'essor moins actif et le caractère moins social de leur industrie, par la résidence rurale des chefs temporels, qui le rendait à la fois moins urgent et plus difficile.
Mais cet inconvénient secondaire se trouva pleinement compensé, pour l'ensemble de l'existence occidentale, d'après l'irrévocable épuration que cette vie seigneuriale détermina spontanément chez la masse ^des populations urbaines.
Tous ces plébéiens oisifs, que le patriciat romain devait amuser et nourrir, devinrent les hommes d'armes des chefs féodaux, quand ils ne furent pas réduits en servage : or, les invasions germaniques pouvaient seules accomplir cette précieuse transformation.
Une telle phase dut être éminemment favorable à l'in tervention spirituelle, qui, malgré son essor ultérieur, ne comporta jamais autant de noblesse et de pureté, ni même d'efficacité, surtout morale.
Outre que le clergé, toujours romain alors, devenait ainsi plus propre à protéger les sujets nationaux auprès des maîtres étrangers, il trouvait ceux-ci mieux disposés à subir le juste ascendant du saint organe d'une civilisation dont ils sentaient la supériorité.
Son action normale fut secondée non seulement par
ra-^sislaïU'O leiiiiiiiiir. s|»iui(;iiu'm(Mil syni[»;illii(|ii(' au cul le où les sonlinionls prévalaiout sur les acles, mais, d'iino manièro plus spéciale, d'après les inslihitions monasli(iues. qui placèreut chaque château sous riiilluence (1 iiiu' abhaye.
(Juaud l'exisleuce couleuiplalive, trop orsense chez des solitaires j)ea suhordounés, fut diguement réglée par saiul Benoîl, (die l'eudil de précieux services, moraux, inlellectuels. et même matériels, limités toutefois à cette phase, au delà de laquelle les couvents devinrent plus nuisibles qu'utiles.
Au dedans, une telle institution alimenta noblement le clergé séculier, alors personnifié dans rémineut évèque de Séville ; taudis que, au dehors, elle développa l'admiralde système de missions, où le complément de Tocciden (alité romaine fut préparé par le grand pape digne de réhabiliter Trajan.
En même temps, cet état monastique représenta convenablement le juste degré d'abnégation matérielle qui convient à l'indépendance spirituelle, trop corrompue quand la richesse, surtout territoriale, prévalut chez le sacerdoce occidental.
Ouoique cette altération fût la suite de la précocité générale qui caractérise la séparation catholique des deux pouvoirs, on regrettera toujours le mode d'entretien propre à cette phase, où rexislence ecclésiastique reposa, presque autant qu'à l'origine, sur de libres donations, ]»rincipalement privées.
La juste indépendance ainsi consolidée permit au clergé «laccnmplir alors une intervention domestique, plus diflicili' cl plus importante que ses triomphes politiques, en imposaut aux nouveaux (diefs les conditions essentielles du luariage occideulal, malgré les obstacles résultés de leurs prédilections ariennes.
Pour mieux apprécier un tel succès, il faut l'opposer à , l'insuffisante influence du sacerdoce byzantin, qui, sous ! la vaine orthodoxie des chefs temporels, trouvait en eux une tendance invincible à maintenir la suprématie romaine 1 du pouvoir pratique.
Quoique la division des deux puissances n'ait jamais pu se réaliser dans l'Eglise grecque, ainsi séparée du viai : catholicisme longtemps avant son schisme officiel, ce ^ clergé rendit alors d'utiles services, en compensant la '' juste suspension que les besoins sociaux imposaient à l'essor intellectuel de l'Occident.