CHAPITRE XI
Relations avec M. de Blainville. — Affaire Maupied. — Discours
sur la tombe de M. de Blainville.
La liaison de M. Comte et de M. de Blainville était fort ancienne > on Ta vu par la lettre de 1826 (p. 121); on y a vu aussi que M. de Blainville, arrivé à une haute position scientifique, en usait, suivant les occasions, pour aider son ami qui, lui, luttait péniblement contre les circonstances. L'échange des bons offices ne cessa jamais. M. Comte, qui s'est toujours félicité d'avoir, pendant trois ans, suivi le cours de M. de Blainville, n'a pas manqué de consigner, en diflérents endroits du Système de philosophie positive , la haute estime que lui inspiraient les fortes qualités de ce grand esprit, et de recommander les conceptions générales répandues et soutenues plus encore dans ses cours que dans ses livres. De son côté, quand M. Comte s'adressa à l'Académie des sciences pour une chaire de mathématique dans l'École polytechnique, M. de Blainville le défendit avec l'énergie qui lui était propre, et protesta contre le parti pris de ses confrères.
En rannée 1845 se place un petit incident qui caractérise les relations de ces deux honmies et que je raconterai avec les lettres mêmes de M. Comte. M. de Blainville avait fait un cours sur l'histoire de la zoologie, et il avait chargé de le recueillir, de le rédiger et de le publier M. l'abbé Maupied. Cet ecclésiastique oublia l'amitié de M. de Blainville et de