IV PRÉFACE
Disciple de la première partie^ j'étais tout disposé à l'être de la seconde, de la même façon, c est-à-dire par cet ascendant irrésistible que porte avec soi la vérité démontrée. L'ascendant fit défaut; et il fallut me séparer de conceptions qui pour moi n'avaient plus de raison d'être. De la sorte, maintenant avec fermeté la philosophie positive qui est la base, j'ai, avec non moins de fermeté , rejeté, pour une grande part, la politique positive que M. Comte a voulu en déduire.
Je n'ai point eu à scinder l'œuvre de M. Comte, qui reste intacte et entière; je n ai eu qu'à en retrancher des conséquences et des applications impropres.
Mais j'ai eu, et cela a été douloureux, à scinder M. Comte lui-même, c'est-à-dire à montrer que, quand il a voulu passer des principes posés dans le système de philosophie positive à l'application posée dans le système de politique positive, il n'a pas tenu d'une main sûre le fil qui devait le conduire. D'après ses propres dires y il a échangé la méthode objective pour la méthode subjective; or, dans la philosophie qu'il a fondée^ il n'y a aucune place pour la méthode subjective , il n'y en a que pour la méthode déductive qui y remplace la méthode subjective des théologiens et des métaphysiciens. Mais la méthode déductive, d'après un solide principe dû à M. Comte lui-même , ne comporte que les moindres développements dans la science la plus compliquée. Donc, dans le système de politique positive, ce qui est sub-