PRÉFACE. V
jectifest, comme subjectif, condamné par la méthode positive, et^ comme déductif , condamné par un des principes de cette méthode. Ici je ne fais qu'indiquer des points qui seront suffisamment traités en lieu et place.
C'est là aussi que j'indiquerai avec tous les ménagements nécessaires que ces manquements de M. Comte , dans la fin de sa vie , sont imputables à des affaiblissements produits par l'excès du travail.
Dans une situation qui, je ne le dissimule pas, est délicate^ il est heureux pour moi qu'un coup que je porterais à M. Comte m'atteigne moi-même et me blesse. Mon adhésion à la méthode et aux principes de la philosophie positive a été et demeure si entière^ que le maître ne pourrait tomber sans entraîner le disciple. C'est là ce qui m'a soutenu dans les moments les plus rigoureux d'une critique qui était devenue nécessaire. Je n'ai pas craint que Ton m'accusât de faire sous le masque philosophique une guerre secrète et de cacher des sentiments malveillants. La guerre serait secrète et les sentiments malveillants^ si , admettant telle ou telle conséquence^ j'attaquais les principes et la méthode; car ce serait travailler sourdement à la ruine de tout Tédifice. Mais admettre les prémisses, et^ discutant les conséquences, les combattre, s'il y a lieu, à mes risques et périls, est œuvre de disciple qui souhaite à la fois le bien de la doctrine et la gloire du maître.
Dans les polémiques qui de temps en temps ont