‹ Auguste Comte et la philosophie positiveChapitre 26 sur 68 · M. Duloog · texte numérisé non relu

M. Duloog

énergiquement les impressions favorables que cette épreuve décisive lui avait inspirées à mon égard, afin de repousser, par l'irrésistible ascendant de sofi^ esprit et de son caractère, les injustes et malveillantes insinuations auxquelles j'avais été en butte un peu auparavant, au sein même de cette académie. Malgré que sa voix coivsciencieuse ne puisse plus, hélas I s'élever pour faire rendre à mes services la tardive justice qu'il avait daigné me promettre d'après une telle expérience, je ne crains point aujourd'hui d'appeler directement, en garantie de ce que je viens d'avancer, tous ceux qui, à un titre quelconque, ont eu connaissance de cette affaire; j'en adjure spécialement l'illustre géomètre* auquel tous les bons esprits se félicitent de voir enfin confiée la direction générale de notre enseignement mathématique, et qui, ne m'ayant jamais perdu de vue depuis que j'eus le bonheur, il y a plus de vingt-cinq ans, d'être son élève à rÉcole polytechnique, est le plus propre à juger mon aptitude réelle aux fonctions didactiques que je viens réclamer aujourd'hui.

« En cette grave conjoncture, d'où va dépendre tout mon avenir social, je crois devoir, avec une haute franchise, me placer immédiatement sous la protection de l'ensemble de l'Académie contre les préventions qui ont pu subsister à mon égard dans les sections spéciales auxquelles se rapporte naturellement une telle candidature. Si une sage institution' n'a point confié aux sections isolées de semblables nominations, et, leur attribuant seulement la présentation et la discussion, a soigneusement réservé au corps entier de l'Académie la décision finale, ce n'est point, sans doute, uniquement dans la crainte des rivalités personnelles; ce doit être surtout afin de neutraliser, autant que possible, par cette indispensable pondération mutuelle,

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