Chat donné par le docteur Félix Pinel-Grandchamp
Paris immédiatement ; ce que j'aurais peut-être follement exécuté, sans être retenu par la dépense, si je n'eusse été arrêté par la conviction de la nécessité d'en repartir par devoir forcé quelques jours après. Je ne vous donne pas cette Intention pour raisonnable, il s'en faut, mais pour réelle et comme indice irrécusable de ma situation morale. J'ayais eu, il est vrai, un voyage assez maussade (sauf la rapidité de cette course de soixante^quatorze lieues en vingt heures); ma compagne de voiture était tout absorbée par les soins de son petit chien noir, d'ailleurs fort réservé pour un roquet. Ma course d'hier en descendant la Loire, quoique fort lente malgré la vapeur, à cause des basses eaux qui nous ont fait toucher plusieurs fois, a eu un tout autre caractère par la beauté des rives ainsi parcourues.
« Néanmoins, je ne regrette pas maintenant de n'avoir pas descendu la Loire à partir d*Orléans ou même de Tours, comme j'y avais un moment songé; car la continuité trop prolongée d'un tel mode de transport m'aurait très-fort ennuyé. Depuis que je suis ici, mon humeur est meilleure, parce que ce que j'ai sous les yeux s'éloigne moins de mes habitudes de Paris. Je me trouve logé au centre du plus beau quartier, sur une place fort semblable à celle de l'Odéon,. et dans une chambre assez agréable, quoique au troisième, à cause d'un large et long balcon comme celui que j'avais rue de l'Arcade, d'où je peux voir à mon aise les élégants et les dandys entrer au grand théAtre, dont il est probable que c'est là tout ce que je verrai. Je viens de parcourir la ville toute la journée par un temps délicieux, et vraiment je ne regrette pas la course; cette ville, qui tient à la fois de Lyon et de Rouen, mérite en effet d'être vue, quoique fort inférieure à Marseille et même à Bordeaux.Mais je la connais assez déjà, quant à l'ensemble, pour ne plus savoir comment y remplir les quatre grands jours que j'y dois passer
encore, à moins de détails que j'ignore, sauf le musée, dont on m'a fait l'éloge et que je verrai soigneusement. Tout cela, ma chère amie, est un triste palliatif d'une si* tuation qui ne me laisse d'autre distraction possible que le vain plaisir, bientôt épuisé, de courir isolé les routes et les rues, sans même me laisser le choix de l'époque ni du temps. Vous savez que, Tan dernier, je vous écrivais déjà de Nancy, ma seconde ville, que la troisième tournée pourrait bien commencer à devenir aussi fatigante que la première avait été savourée. Je ne suis peut-être pas loin d'une telle disposition, puisque j'y pense même avant que la tournée soit, à proprement parler, entamée. Il est vrai que, en commençant mes examens de province de demain en huit, ils seront peut-être ainsi devenus un remède nécessaire aux ennuis de mon éloignement. Néanmoins, je ne pense pas sans une sorte d'effroi que je ne retournerai à Paris qu'après environ deux mois. Les projets de travail que j'avais conçus comme intermèdes seront probablement aussi peu réalisés que ceux d'amusement. Je sens d'ailleurs que j'ai besoin de repos, et je veux au moins utiliser mon espèce d'exil volontaire. En outre, ce travail par lacunes discontinues est trop contraire à ma nature et à mes habitudes constantes pour comporter une véritable utilité. Ce sera donc essentiellement pour mon retour que je réserve la terminaison de mon ouvrage, me contentant seulement d'y rêver jusque-là. Je regrette bien vivement, ma chère amie, que les nécessités impérieuses par la nature de mon voyage comme par la considération économique, me forcent ainsi de courir seul ; car je sens très-bien que cet isolement contribue beaucoup au peu d'efficacité d'une telle diversion. Heureusement, je dois désormais espérer que cette tournée sera peut-être la dernière, et que je serai dispensé des voyages forcés. La perspective de passer mes vacances à travailler à Paris à mon gré ou à courir selon
ma fantaisie, subordonnée seulement à mes ressources, est maintenant le projet d'avenir qui me charme le plus; espé- • rons qu'il se réalisera bientôt.
< Malgré la situation morale que je vous décris naïvement et qui durera sans doute jusqu'à ce que les examens m'absorbent de nouveau, ma santé continue à être excellente , sauf une légère diminution d'appétit....
ft Je vous engage , ma chère amie , à bien prendre vos mesures pour employer à vous soigner librement tout le temps de mon absence, car je crois que vous en avez besoin. Si vous pouviez, dé votre côlé, convenablement organiser quelque excursion, fût-elle même de peu de durée, je crois que vous vous en trouveriez très-bien. Enfin ne négligez rien, je vous prie, pour recouvrer un sommeil et un appétit réguliers.
« La lettre ci-jointe est celle que je n'ai pas eu le temps d'écrire avant mon départ et qui est destinée au Conseil dç l'École, en cas de vacance de la chaire de Duhamel, par suite de la retraite ou de la mort de Poisson, quoique ce cas soit maintenant peu probable. Vous n'auriez rien autre chose à faire que de la faire porter chez le général à rinstant où il serait bien avéré que la chaire devient vacante, et sans attendre que la convocation du Conseil pour y pourvoir fût spécialement désienée. Mais, comme vous l'avez très-bien senti spontanément, il serait contraire aux convenances de la remettre avant que le cas fût notoirement caractérisé.... Si le général n'était pas encore de retour au moment où vous croiriez devoir remettre ma lettre, il suffirait de l'adresser sous enveloppe à M. le colonel Esperonnier, commandant en second de l'École polytechnique, qui est d'ailleurs aussi bien disposé pour moi, ayant dans le temps assisté à quelques-unes de mes leçons à l'École.
« Sous prétexte de consulter BUinville, vous feriez peut-
être bien de lui communiquer ma lettre au Conseil. Ce résumé succinct, mais exact, de mes motifs principaux pourrait servir à fixer davantage sa propre attention sur la nécessité de cette amélioration si désirée dans ma situation. Du reste, votre tact exquis jugera finalement de Topportunité réelle d'une semblable confidence, exempte d'ailleurs de tout inconvénient grave. »
10. SoMMAiRB : M. Comte exprime que son seul délassement, dans ses tournées, est d'écrire à sa femme. U utilise, pour apprendre Titalien, les moments qu'il a de libres; son admiration pour les Fiancés de Hanzoni. Retour qu*il fait sur lui-même au sujet d'un candidat précoce et distingué. Rennes j 4 septembre 1839.
«^ Quoique j*eu8se déjà, ma chère amie, pu strictement recevoir votre réponse à ma lettre d'ici de jeudi dernier, cependant je ne m'attends réellement à Tavoir qu'à la Flèche dans quelques jours; je sens qu*il serait déraisonnable d'exiger de vous la ponctualité soutenue que je puis me prescrire à moi-même. Prescnre est même un terme fort impropre; car ce n'est pas seulement pour vous, mais aussi pour moi que je vous écris. Cette douce occupation constitue, à vrai dire, une sorte de précieux événement, ma seule diversion actuelle, bien vivement sentie, je vous assure. Depuis mon départ de Paris, je n'ai réellement causé avec personne, et n'ai parlé qu'à des aubergistes, des conducteurs ou des candidats. Sans mes obligations officielles, il y aurait presque danger de perdre, par désuétude prolongée, la faculté de parler.
« Toutes les personnes que je connaissais ici en sont parties; je n'y ai pas même eu la moindre invitation quelconque qui pût faire diversion. Pour m'achever, le temps été constamment détestable, à la fois orageux et froid. En huit jours que j'y ai passés, je n'ai pas vu le soleil une heure de suite.
« .... En une (elle situation, je me félicite beaucoup d'avoir eu la fantaisie d'apprendre l'italien : c'est une occupation agréable et facile, qu'on peut quitter et reprendre à discrétion, et qui me constitue réellement une précieuse ressource. Aussi , depuis quinze jours » en ai-je plus lu que je n'avais fait dans tout le temps antérieur. Ces Fiancés sont réellement un bien plus bel ouvrage que la traduction même ne me l'avait fait penser jadis; la grâce et l'onction d'une foule de charmants détails sont vraiment beaucoup plus sensibles en italien. Manzoni est certainement, après W. Scott, le plus grand poète de l'époque. Nous n'avons en France rien d'approximativement équivalent. Je sais maintenant assez d'italien pour entendre à peu près couramment un auteur quelconque, du moins je le crois , pouvant lire à la fois Dante et Manzoni. Le génie de la langue me convient d'ailleurs assez pour que je présume que, si j'avais un motif et une occasion, il me serait facile de la parler bientôt; ce que je n'ai jamais espéré de l'anglais... .
« Hier matin, j'ai terminé ici mes opérations qui y ont été plus pénibles que je ne le présumais, car j'ai eu, sur 20 inscriptions, 17 examens, bien plus qu'à Paris à proportion, et assez déjà pour commencer à faire naître cette fatigante continuité qui constitue surtout la plus désagréable qualité de nos ennuyeuses fonctions. Je vous disais jeudi que je voyais arriver ce moment avec une sorte de satisfaction; mais, à l'événement, il n'en a pas été tout à fait ainsi, du moins le premier jour. Sans doute je n'étais point encore assez reposé des énormes fatigues de cette année, si extraordinaires pour moi depuis six mois. Car je me suis senti tristement réveillé ainsi de l'illusion naturelle que les dix jours précédents, quelque vides qu'ils fussent, avaient graduellement produite en moi; et j'ai péniblement compris alors que je n'étais pas venu en province pour me reposer et pour attendre l'heure du dîner comme une sorte
d'événement momentané. Maintenant le pli est repris; mais aussi le repos est perdu, et j'irai jusqu'au bout comme de coutume, à mon corps défendant. Cette tournée a mal commencé pour moi, si vous vous en souvenez/ du jour même du tirage, il y a deux mois, quand j'ai vu que je n'irais pas à Marseille et que j'irais à Montpellier. La succession de mes impressions ne dément pas jusqu'ici un tel augure.
« Il est fort probable, à ce que je vois, que je n'aurai nullement à observer l'effet de mon dernier volume, quoique publié depuis six semaines; il est trop récent; ce sera l'an prochain qu'on pourra commencer à m'en parler. Rey luiniâme, quoique du métier, ne le connaissait nullement. Je suis donc ici tout sèchement M. l'examinateur, et sans doute il en sera de même ailleurs. Du reste, je suis soutenu par l'espoir désormais assez plausible, que cette tournée est peut-être la dernière, ou très-probablement l'avantdernière.
[M. Comte, ayant examiné un jeune homme précoce qu'il mit le premier sur la liste, en qui il reconnaît sagacité, justesse et même force, les trois grands dons intellectuels, mais qu'il trouva gâté par le contentement de lui et par la flatterie, ajoute :]
« Involontairement ce spectacle m'a un peu rappelé mes propres commencements; mais je dois me rendre la justice que, quoique étant aussi un enfant précoce , je n'avais certainement pas ce ton tranchant, malgré ma confiance radicale. Quand je me rappelle au contraire ma profonde vénération, mon admiration parfaite pour toute supériorité réelle, morte ou vivante, et que, revenant sur le passé, je me souviens très-distinctement combien ce sentiment continu, quoique peut-être exagéré, a été indispensable à mon évolution ultérieure, je crains fort que ce jeune homme ne soit victime d'un excès d'encouragement et de confiance....
< Le plaisir de causer avec vous me fait oublier, ma chère
amie, que je dois partit* dans quelques heures, et que mon bagage n'est pas encore prêt. Je vous quitte donc, pour aller chercher à la Flèche une lettre de vous. »
11. SoMMAiHB : M. Comte eiplique les chances qu'il a d'obtenir une chaire à TËcole polytechnique. On remarquera que la Préface ^ qui était un danger, est prise pour une force (voy. p. 312). Cette lettre est postérieure à la séparation. Montpellier ^ 11 octobre 1842.
« . „ . J'oubliais de répondre à voire demande sur la nature des concurrents que je pourrais rencontrer en cas de prochaine vacance de la chaire de l'École soit de Liouville, soit cle Sturm. Cette question m'embarrasse un peu; car, en vérité, je ne vois ni hors, -ni dans l'académie, personne qui» cette fois, puisse offrir aucune rivalité sérieuse. Mais vous savez que cela ne décide rien comme concurrence effective. Il faudrait, quant à l'Académie, savoir simplement ^il y a quelque membre qui puisse désirer cette place ; or, quoique je ne le pense pas, je ne suis pas assez au courant de ces gens-là pour répondre alors de leurs dispositions. Seulement, je ne doute pas que les coteries qui me repoussent ne fassent, en ce cas, tous leurs eflbrls pour exciter quelque académicien à se porter candidat, afin de m'écarter à tout prix. Mais je suis persuadé que, cette fois, encore plus qu'en 1840, le vote de l'École sera surtout décisif, s'il m'est favorable ; l'académie oserait encore moins qu'alors, sous le feu de ma préface, s'y opposer sérieusement. Je ne sais finalement ce qui va s'opérer, et né m'en tourmente guère, quels que soient mes désirs d'une nouvelle position. Peutêtre M. Coriolis se décidera-t-il encore à rester quelque temps, comme il l'a déjà fait, quoique ses années de service soient maintenant au taux légal du maximum de retraite, afin d'éviter des mutations qui pourraient embarrasser ou même troubler l'École. Mais je me sens disposé à
regarder la tournée que je viens d'accomplir comme devant être la dernière, non toutefois dans le sens sinistre que ma préface vous a fait inconsidérément redouter, mais par suite d'une meilleure situation. Si je me trompe, je compte bien, en tout cas, réexaminer et réinterroger Tan prochain sans aucune opposition réelle, et sans cependant en avoir aucune obligation à personne, par suite de l'imposante attitude que je me suis enfin décidé à prendre et que je saurai, j'espère, convenablement garder. »
12. SoicMAiRE : M. Comte avait formé le projet de publier son Cours de géométrie et son Cours cC astronomie; sur quoi Mme Comte lui exprima la crainte qu'un pareil travail ne lui ôtât le temps de repos qu'il s'était réservé après l'achèvement de son grand livre sur la philosophie positive. Il explique en détail comment, sans se fatiguer, îl pourra accomplir les deux publications qu'il projette. Paris ^ vendredi y novembre 1842 ({a date précise manque).
« .,... Je ne comprends nullement vos affectueux reproches sur mou manque de parole au sujet de mes petites publications projetées pour cette année. Si vous fouillez exactement vos souvenirs, vous y reconnaîtrez que je vous ai toujours annoncé l'intention de suspendre mes travaux philosophiques pendant une pleine année, aussitôt que mon grand ouvrage serait enfin terminé. Mais, en consacrant cette année à publier, comme utile diversion, mes leçons principales chez M. Laville et peut-être aussi mon cours populaire d'astronomie, je n'ai jamais varié sur ce sujet, et j'y suis expressément revenu dans les mêmes conditions en vous écrivant à cet égard pendant ma tournée, pour annoncer et définir le repos de 1843. En ce sens, je ne mérite certainement aucun reproche d'irrésolution ni d'inconstance. Quant à la mesure en elle-même, je crois que vous vous exagérez infiniment le trouble que ma santé peut recevoir d'un tel assujettissement. Il ne s'agit ici que
d'un travail plutôt ennuyeux que fatigant, ou de nature à lasser plutôt mes doigts que ma tête; je n'ai du moins à y chercher que la meilleure expression didactique d'idées très arrêtées chez moi depuis longtemps jusque dans leurs moindres détails, et d'ailleurs spontanément rafraîchies par une récente exposition orale. Gela n'est point suscep* tible de m'affecter profondément comme mes travaux philosophiques, où j'avais à créer à la fois l'idée et l'expression sur les plus difficiles sujets accessibles à la raison humaine. A la vérité, ayant commencé depuis deux jours seulement à écrire chaque jour la leçon de la veille*, je suis en ce moment dérangé un peu par le défaut d'habitude de cette opération, au train de laquelle je me ferai bientôt, sans y consacrer autant de temps que maintenant. D'ailleurs, 4uand mon enseignement va être assez lancé pour donner lieu à interroger, vous savez que je n'aurai habituellement que quatre leçons par semaine, le lundi et le jeudi se passant en simple interrogation; ce qui me fera, à partir du milieu de ce mois, deux jours sans avoir rien à ré&iger, outre le dimanche. Je tenterai même alors d'établir la distribution inverse, en n'écrivant au contraire que les jours où je n'ai pas de leçons, si ce temps suffit raisonnablement. En tous cas, même dans ce commencement, où je fais leçon tous les jours, et où le train n*est pas encore pris, je suis loin de me priver d'exercice journalier, comme vous le croyez, et j'en prends même presque autant qu'à l'ordinaire, seulement à une autre heure.
« Du reste, dans le traité que j'ai signé, j'ai sagement écarté tout engagement de temps qu'on voulait me proposer, et i'époque de ma livraison est tout à fait laissée à ma discrétion. Je ne me ferai, croyez-le-bien, d'après cette liberté expressément stipulée, aucun scrupule de retarder
1 . Il s'agit des leçons qu'il faisait dans rinstitution de M. Laville.
LETTRES DK M. COBiTE A MADAME COMTE. 497
d*un OU deux mois cette publication , si je sentais qu'un tel assujettissement dérangeât aucunement ma santé. A cela près, outre que je tiens, sous plusieurs rapports, à une telle publication, qui, d'après les exigences supérieures de mes travaux philosophiques, ne se ferait peut-être jamais si elle ne s'accomplit pas en 1843, je suis talonné extérieurement, à ce sujet, par Tavidité des écrivassiers mathématiques, que je sais être depuis quelques années à Tafifût de mes leçons et qui pourraient bien me devancer par quelque mauvaise compilation hâtive, si je ne me décidais à paraître prochainement. Outre le programme que j'ai lithographie depuis six ans, et qui peut donner l'éveil aux plus intelligents d'entre eux, en leur faisant connaître le plan et même l'esprit de mon enseignement, je sais qu'on a déjà tenté de se procurer, expressément à cette louable intention, des rédactions de mes meilleurs élèves. Quoique ces loyaux jeunes gens s*y soient jusqu'ici soigneusement refusés, ces symptômes indiquent néanmoins qu'il est grand temps que je me montre sous ce rapport, pour n'être pas indignement pillé....
« Relativement à mon cours d'astronomie, vous savez qu'il n'a lieu qu'une fois par semaine, et que par suite il ne m*obligera qu'à une ou deux journées de rédaction, que je ne commencerai qu'après avoir achevé l'autre publication. Je continuerai d'ailleurs à éviter de m'engager à cet égard, et ne traiterai que lorsque cette seconde rédaction sera à moitié accomplie, afin de n'être point pressé par le temps, et de pouvoir même ne pas entreprendre du tout une telle publication actuelle, si la précédente m'avait réellement trop fatigué, ou plutôt ennuyé, puisqu'il ne s'agit là au fond que d'une sorte de travail de bureau, du moins pour moi. Croyez bien, en général, que, tout en utilisant mon temps le plus possible à mon égard et envers le public, je n'ai pas plus d'envie que vous d'épuiser mes A. c. 32
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forces en les gaspillant, et que je sens, au contraire, plus profondément la nécessité de les bien ménager, afin de pouvoir accomplir, en temps opportun, les grands travaux que j'ai annoncés en terminant mon ouvrage fondamental. »