A LA VEUVE D^AUGUSTE COMTE
ET
SÏUART MILL,
Une réponse (mon présent travail est une réponse) fait nécessairement des détours, des écarts, des excursions. Pour obvier à cet éparpillement, je pose tout d'abord le point du débat. La philosophie positive est-elle une manière de concevoir le monde, ou une manière de concevoir l'homme? Cette question, à part un incident considérable sur la sociologie, est au fond de toute la discussion.
M. J. Stuart Mill vient de publier un important travail sur M. Comte et la philosophie positive*. Ceux qui s'occupent de philosophie positive, de M. Comte et de M. .Mill, connaissent les rapports que ces deux hommes ont eus ensemble. iM. Mill reçut une grande lumière des ouvrages de M. Comte; il le témoigna dans son Traité de logique. On peut