CHAPITRE VI
A. Comte insistait souvent sur la dépendance de la Thérapeutique à l'égard de la Pathologie. Il écrivait au Dr Audiffrent :
(li Phil. posit. T. III, p. 579.
(?) PhiLposit. T. III, p. 522.
(3 t'hil. posit. p. 522, T. III.
« Rien ne pourra jamais dispenser de guider la Thérapeutique d'après un suffisant ensemble d'explorations pathologiques » (1).
Dans une autre lettre, il insiste sur la même idée :
« Vous avez raison de ne pas séparer la pathologie de la thérapeutique, à laquelle toutes ses conceptions doivent viser. Au fond, la Médecine est toujours restée, comme la Morale, rebelle à toute vaine séparation entre la théorie et la pratique, dont les domaines se confondent envers tout ce qui concerne l'homme. Elle s'}'' borne à ce qu'exige la généralité des préceptes, toujours destinés à l'homme en général, sans tenir compte des diversités individuelles, lesquelles doivent finalement prévaloir dans l'application, qui ne saurait ainsi comporter jamais une rationalité complète a (2).
Pour le traitement général des maladies, le Médecin positiviste doit se rapprocher le plus possible du type normal. C'est au régime qu'il aura d'abord recours, puis aux soins moraux et hygiéniques ; il devra réserver la médication pharmaceutique pour les cas exceptionnels. Une intervention active n'est réclamée que lorsque les variations exceptionnelles de l'organisme menacent de compromettre irrévocablement l'existence. Il faut combattre la réaction du corps sur le cerveau et prévenir toute désorganisation viscérale (3).
C'est d'après ces principes qu'A. Comte se trai-
(1) Robinet, p. 527.
(2) Robinet, p. 534.
(3) Bouchut, HUtoire de la Médecine, T. I, p. 517.
tait lui-même, ainsi que nous le dit le Dr Robinet :
€ A l'agitation qui suivit cette émotion fatale (la mort d'un de ses Disciples), succédèrent bientôt la fièvre, la prostration des forces, l'inappétence, une très forte congestion de l'appareil digestif, surtout de l'estomac et du foie, enfin un ictère considérable : en un mot, une perturbation
morale violente provoqua une maladie aiguë Envers
un tel état. M. Comte institua lui-même, dès le début, un régime parfaitement approprié : le repos, une diète sévère, des boissons délayantes, des bains tièdes, etc. ; mais il ne jugea pas à propos de recourir à aucune émission sanguine, bien qu'il en ait eu un moment la pensée »(1).
Les symptômes aigus de l'ictère ayant disparu, A. Comte « s'était mis de lui-même à la diète lactée, qu'il observait rigoureusement ; il y joignait des boissons froides et calmantes. Mais il refusa d'employer des moyens thérapeutiques plus actifs et notamment des révulsifs cutanés énergiques, que j'avais été conduit à lui proposer dans le but de diminuer la congestion gastro-intestinale, le moment des émissions sanguines étant passé. Pressé d'achever sa dernière œuvre, il craignait que ces agents perturbateurs ne ramenassent l'état fébrile qui venait d'entraver ses méditations, et il pensait que les efforts spontanés de son organisme, aidés de moyens hygiéniques, pourraient amener la guérison » (2).
Dominé par sa théorie de la nature affective de la maladie, il en était venu, comme les Saints catholiques, à croire qu'il faut mater le corps
(2) Robinet, p. 30X
pour relever et exciter l'esprit. Théorie peu moderne, et directement opposée aux idées d'une époque, où, suivant le mot de Saint-Simon, la chair, frappée au Moyen Age d'un injuste anathème, a été enfin réhabilitée !
« A cette époque, nous dit encore le Dr Robinet, il avait réduit à sa dernière limite la satisfaction des besoins matériels, et atténué autant qu'il est possible l'activité corporelle au profit de l'exercice cérébral » (1).
Il se priva successivement de café, de tabac, de vin. Il mangeait un morceau de pain au lieu du dessert, en pensant aux malheureux qui sont dans le besoin. Il se mit à peser rigoureusement le pain et la viande de son dîner, s'astreignant à un poids toujours le même, qui d'ailleurs était plutôt au-dessous qu'au-dessus du nécessaire. Sous ce régime, il maigrit sensiblement et donna des craintes à ceux qui désiraient la prolongation de sa vie.
Il eut d'ailleurs, toute sa vie, la prétention de se traiter lui-même. Le 27 juin 1845, il écrivait à Stuart Mill :
« Cette lettre a pris une telle extension que je suis forcé d'ajourner d'intéressants détails sur une grave maladie nerveuse déterminée sans doute par la première reprise de ma composition philosophique. Le trouble a consisté en insomnies opiniâtres, avec une mélancolie douce, mais intense, et oppression profonde, longtemps mêlée d'une extrême faiblesse. J'ai dû suspendre 15 jours tous mes devoirs journaliers et rester même au lit. Mais mes précau-
tio is soutenues ont toujours circonscrit la maladie dans le sein du système nerveux, eu prévenant, par l'abstinence, la fièvre et l'irritation gastrique, de feçon à me dispense; d'appeler mon médecin qui est loin d'entendre comme moi le gouvernement de mon propre appareil cérébral. »
Le 6 mai 1846, il écrit au même :
« L'invasion décisive de cette vertueuse passion (pour madame Clotiide de Vaux) coïncida l'an dernier avec l'élaboration de mon second ouvrage. Vous concevez ainsi La vraie gravité d'une crise nerveuse, dans laquelle j'ai couru un véritable danger cérébral, dont d'énergiques souvenirs personnels m'ont heureusement préservé sans aucune vaine intervention médicale, par la seule assistance du sévère régime que j'ai introduit, à cette occasion, pour tout le reste de ma vie. »
Quand A. Comte fut mort, beaucoup de Médecins* dit le Dr Robinet, « conclurent de l'hématémèse à l'existence d'un Cancer, taxèrent d'irrationalité le traitement adopté, et donnèrent à penser que le défaut de connaissance médicale, l'inhabileté pratique et l'absence de soins suffisamment éclairés furent pour beaucoup dans la mauvaise issue de cette affection ».
A ces attaques dirigées à la fois contre A. Comte et le Dr Robinet, son médecin, celui-ci fait une réponse vraiment extraordinaire, que nous citerons, parce qu'elle résume les idées thérapeutiques d'A. Comte :
« Je dois insistersurla haute initiative que prit A. Comte en conservant la direction générale de son traitement.
«. Ici, comme partout ailleurs, le fondateur du Positivisme voulut systématiquement fournir un type de la conduite humaine régénérée, un exemple anticipé de l'existence
normale. Il dut, par conséquent, dans cette grave circonstance, appliquer courageusement, à ses risques, les principes de conduite qui prévaudront dans l'avenir. A ce nouveau point de vue, la maladie étant toujours individuelle, et ne concordant jamais avec les types abstraits construits par la raison théorique, le malade reste le meilleur juge de sa situation. C'est ce qui fut formulé par A. Comte luimême, pendant sa maladie, dans cet aphorisme important : Lamédecine présente un vice logique essentiel, puisqu'elle est réduite à recourir à des procédés généraux dans des cas spéciaux. Donc, tout malade qui possède les connaissances biologiques indispensables, s'il conserve, au milieu du trouble pathologique, son intelligence et son énergie, doit toujours instituer lui-même l'ensemble du traitement qui lui convient, en fournir les indications principales et ne recourir au médecin proprement dit que pour obtenir des renseignements plus exacts sur la valeur des symptômes, ou sur l'emploi particulier des moyens. C'est ce que fit notre maître, il conserva jusqu'à la fin l'institution, la surintendance et la responsabilité de son traitement, et ne demanda d'avis médicaux que pour préciser la signification dé certaines manifestations pathologiques ou de quelques applications thérapeutiques (1).
Une telle profession de foi est la négation de toute Médecine. Il n'y a plus qu'à supprimer les Médecins pour tout malade instruit ; nous ne serons plus que les Médecins des ignorants. Que penser d'un Médecin, qui félicite son malade « de s'être affranchi lui-même de la Science » comme il s'était affranchi de la Théologie et de la Métaphysique ! (2).
' La seule vue rationnelle de cette Thérapeutique
<li Robinet, p. 31T.
(2) Robinet, p. "330.
extra-scientifique, c'est l'importance qu'elle attache aux soins moraux. Mais cette indication, vieille comme la Médecine, A. Comte a trouvé moyen de la dénaturer, en la systématisant. La Médecine, d'après lui, a pour bases la Morale et la nouvelle Religion. Il écrit au Dr Audiffrent :
a Ma synthèse pathologique conduit dans la pratique à des conséquences générales qui rattachent la Médecine à la Morale » (1).
« Quand la Médecine sera rentrée dans la Morale, dont elle est inséparable, leur commun caractère synthétique deviendra irrésistible, et fera sentir comment l'Humanité ,1e Dieu nouveau) constitue l'intermédiaire nécessaire entre 1 homme et le monde, ou le milieu. Si l'on décompose le Grand-Etre, dans sa trinité chronologique, en trois êtres collectifs (priorité, public et postérité), on voit que les deux extrêmes se lient à l'homme par le placenta cérébral, tandis que le moyen appartient au milieu, qu'il faut considérer comme social aussi bien que comme vital et matériel, puisque ces trois influences sont souvent connexes, tant en médecine qu'en morale. »
Ailleurs :
<• Pour que les Médecins cessent de dégénérer en vétérinaires :
a Entre l'homme et le monde il faut l'Humanité ! »
Le Dr Robinet qui ne recule devant aucune des rêveries d'A. Comte déchu, résume cette théorie :
« Le trouble du cerveau ou la maladie résultant surtout de la rupture de l'harmonie morale, par excès ou défaut de l'égoïsme ou de l'altruisme, il s'ensuit que la maladie, comme la santé, dépend de l'unifé cérébrale, et que, la médecine qui s'efforce de rétablir la santé comme l'hygiène,
i li Robinet, p. 53 i.
qui a pour but de la conserver, est subordonnée à la morale, qui fournit seule les mo3ens d'instituer et de maintenir une telle unité » (1).
Avant de terminer ce chapitre, il nous a paru intéressant de faire connaître quelques autres idées d'A. Comte en Thérapeutique.
Traitement de la Folle. — Pendant son accès d'aliénation mentale (1826), il fut traité chez Esquirol par les douches, les bains, les saignées, les calmants : nous avons eu la curiosité de chercher ce qu'il pensait de ce traitement.
En 1828, dans sou Examen du Traité de Broussais sur l'Irritation et la Folie, une fois guéri, il pense avec Ilroussais, que de fortes saignées, pratiquées à propos, au début de la maladie peuvent enrayer une folie commençante. Avec lui, il insiste sur le traitement moral, mais il s'étonne que Broussais n'ait pas remarqué que ce traitement, dans les maisons de santé recommandées par lui, est de fait abandonné par les médecins à des agents subalternes et grossiers, dont la conduite aggrave la maladie, au lieu de favoriser la guérison.
Dans son Cours de Philosophie positive (2), il formule plus clairement son opinion, en parlant de son propre cas qu'il appelle « une crise cérébrale, résultée du fatal concours de grandes peines morales avec de violents excès de travail.
« Sagement livrée à son cours spontané, cette crise eût
(1) Robinet, p. 305.
(2) T, IV, p. X, préface.
sans doute bientôt rétabli l'état normal, comme la suite le montra. Mais une sollicitude trop timide et trop irréfléchie, d'ailleurs si naturelle en de tels cas, détermina malheureusement la désastreuse intervention d'une médication empirique, dans l'établissement du fameux Esquirol, où le plus absurde traitement me conduisit rapidement à une aliénation très caractérisée. Après que la Médecine m'eut enfin heureusement déclaré incurable, la puissance de mon organisation, assistée d'affectueux soins domestiques, triompha, en quelques semaines, de la maladie, et surfont des remèdes. Ce succès spontané se trouvait, dix-huit mois après, tellement consolidé que, en août 1828, appréciant dans un journal le célèbre ouvrage de Broussais sur l'irritation et la folie, j'utilisais déjà philosophiquement les lumières personnelles que cette triste expérience venait de me procurer. »
A ce propos, le Pr Robin écrivait à Littré qu'A. Comte « ne manquait jamais de poursuivre de ses sarcasmes le traitement de la folie par les douches « et qu'il attribuait sa guérison aux tendres soins de sa femme (1).
Ses idées sur le traitement des maladies mentales sont loin d'être acceptées par les Psychiatres contemporains.
Hygiène cérébrale. — 11 parlait souvent dans ses lettres et dans ses conversations de son Hygiène cérébrale. Cela signifiait seulement la rigoureuse abstention de toute lecture, à part quelques poètes favoris et l'Imitation de J.-C. A. Comte est le premier qui ait nommé l'hygiène cérébrale. Nous avons des traités sur l'Hygiène
il) Littré, p. 142.
du corps, nous n'en avons point sur l'Hygiène de l'esprit. D'après Littré, les livres sur la santé des gens de lettres devraient donner non seulement des conseils pour éviter les inconvénients attachés au travail de cabinet, mais encore des conseils pour étudier l'esprit, pour en connaître les côtés faibles, et pour indiquer comment on peut remédier à ces côtés faibles, comment il faut diriger les forces intellectuelles à l'effet d'en obtenir le meilleur parti et la plus longue durée, et quelles sont les occupations qui se rectifient l'une l'autre et dont l'alternance entretient l'intelligence. Pour lui, il engage tout homme qui travaille de tête, à soumettre de temps en temps l'exercice de sa pensée à un vrai contrôle, et à faire pour le régime mental ce que la sagesse ordinaire fait pour le régime du corps (1).
Longtemps, avant la discussion actuelle sur le surmenage intellectuel, A. Comte avait formulé son opinion à ce sujet. Le 5 octobre 1843, il écrivait à Stuart Mi 11, à propos de la condition sociale des femmes :
« Vous exagérez peut-être l'influence de l'exercice (sur leur amélioration intellectuelle)... Si, selon votre hypothèse, notre appareil cérébral ne passait jamais à l'état adulte, tout l'exercice imaginable ne le rendrait pas susceptible des hautes élaborations qu'il finit par comporter, et c'est à cela que j'attribue cet avortement, trop fréquent de nos jours, de beaucoup de malheureux enfants qu'on exerce abusivement à des opérations que leur âge repousse. Les femmes sont dans le même cas (2). »
(1) Littré, p. 589.
(2) Littré, p. 402.
riuf ■K-tiNuie «•« Hom«opaiiiie. — Dans sa Philosophie positive, il traite de charlatanisme grossier le Magnétisme et l'Homœopathie (1). Il a raison pour celle-ci, mais pour celui-là, les découvertes journalières de l'Hypnotisme lui ont donné le plus formel démenti.
Etongévlté. — A. Comte se promettait la longévité par l'Hygiène et la Morale.
* Les maladies, écrit-il, résultant d'une altération de l'unité, tandis que l'unité repose sur la sympathie, le meilleur moyen de se bien porter consiste à développer la bienveillance. La gaieté, la sécurité que procure l'habitude de vivre au grand jour, chez ceux qui rirent pour autrui, garantit autant leur santé que leur bonheur, par contraste à la belle remarque de Hufeland sur la faible longévité des comédiens, et de quiconque est souvent forcé de dissimuler ».
Dans une autre lettre :
« La longévité, qui suscitait tant de vagues espérances chez Bacon et Descartes, doit nous fournir un ample domaine de conceptions et d'améliorations. Mon père spirituel allait jusqu'à rêver l'extension indéfinie. Quoique la philosophie positive écarte de telles chimères, elle confirme l'espoir continu d'un succès notable et croissant, d'après les progrès du régime humain, complété par l'hérédité.
Il faut regarder comme la principale imperfection de notre organisme, l'insuffisante harmonie entre le corps et le cerveau. Le cerveau pourrait user deux corps, et peutêtre trois, si la succession était possible, tant sa constitution est plus stable. Dans la plupart des cas normaux, la statue ne tombe que parce que le piédestal est pourri.
di T. III, p. 4?0.
Cette discordance ne convient pas seulement aux morts précoces : elle existe souvent chez de dignes vieillards. Après un siècle de durée, le cerveau de Fontenelle ne cessa de fonctionner que faute de base végétative.
En fixant à près de deux siècles le maximum de durée compatible avec la constitution humaine, Hufeland n'était inspiré que d'après des observations purement empiriques sur les meilleurs cas de longévité constatée. Mais, s'il avait été guidé par la conception précédente, il aurait pu faire mieux accueillir son appréciation, en posant la question de longévité S3Tstématisée, comme consistant à faire durer le corps autant que le cerveau pourrait naturellement vivre. Ainsi conçue, l'utopie semble réalisable, et même on doit espérer d'augmenter l'intrinsèque longévité du cerveau » (1).
Il a raison, c'est une utopie, mais l'utopie est de sa nature, irréalisable (°s, non, to»»s, lieu, c'està-dire, ce qu'on ne trouve eu aucun lieu).
« L'Etygiène, dit Littré à ce sujet, écarte certaines causes de maladies et augmente les chances d'atteindre le terme de la vie, qui est naturel et variable pour chacun de nous; mais la longévité, celle qui dépasse la durée ordinaire de la vie, est un don de la nature, que riea ne supplée, et que maintes fois les plus grandes fautes contre l'hygiène n'ont pas empêché d'avoir son effet » (2).
Statistique et Empirisme. — Il écrivait dans sa
Philosophie positive :
c Plusieurs Savants attendent des merveilles de la Statistique à la Médecine Elle ne saurait aboutir qu'à une dégénération de l'art médical, dès lors réduit à d'aveugles dénombrements. Une telle méthode ne serait autre chose que l'empirisme absolu. Elle tendrait à faire disparaître
(1) Robinet, p. 536.
toute médication rationnelle, en conduisant à essayer au hasard des procédés thérapeutiques quelconques, sauf à noter, avec une minutieuse précision, les résultats numériques de leur application. »
Il n'y a pas, ajoute-t-il, deux cas pathologiques exactement similaires, d'où l'impossibilité de comparer judicieusement deux modes curatifs, d'après les seuls tableaux statistiques de leurs effets. — L'expérimentation a une grande importance en Thérapeutique, mais à la condition de ne jamais être simplement empirique, et de se rattacher toujours, soit dans son institution, soit dans son interprétation, à l'ensemble des doctrines médicales correspondantes (1).
A ce sujet, il félicite les Médecins de diminuer de plus en plus le nombre des spécifiques que l'Empirisme avait abusivement multipliés. Il admet cependant que certaines substances peuvent avoir une influence spéciale (opium, alcool) (2),
A. Comte n'a pas été le dernier à s'élever contre les abus de la Statistique, mais on ne saurait nier son utilité, à la condition que ses calculs soient sincères, et qu'on ne soit pas trop crédule envers ses affirmations.
Quant à la Thérapeutique empirique, il ne faut pas trop en médire. Elle a été la Médecine de l'antiquité, et c'est à elle que nous devons tous ces médicaments efficaces que la Science moderne, après sévère revision, a définitivement acceptés.
(1) Phil.posiU T. III, p. 291.
(2) Phil. posit. p. 448.