POSITIVISME PHILOSOPHIQUE
1° Sciences en général. — A. Comte fut un savant universel et un penseur profond, lia trouvé la vraie filiation des Sciences ; il en a donné une hiérarchisation S3?nthétique qui comprend et coordonne toutes les conquêtes de l'intelligence ; par là il a fondé la Philosophie des Sciences. Le premier, il a soutenu avec génie et courage, à une époque (1826) où il y avait péril et partant mérite à le faire, que la Science doit renoncer à la recherche de l'absolu, c'est-à-dire aux questions d'origine et de fin, à l'étude des causes premières et des causes finales, et qu'elle ne doit s'occuper que des faits et de leurs relations.
2° Méthode des Sciences. — Avant A. Comte, on appliquait la méthode d'observation en Astronomie, en Physique et en Chimie, mais la Physiologie ne suivait que trop souvent la méthode métaphysique, et l'Histoire ou la Sociologie, la
méthode théologique. A. Comte, complétant les travaux de Descartes et de Bacon, a montré le premier que toutes les Sciences devaient suivre une seule et même Méthode, la Méthode positive (Observation et expérimentation).
3° Sociologie. — Il a créé la Sociologie, en montrant que l'évolution de l'humanité obéit à des lois naturelles, et en faisant comprendre l'union doctrinale delà Biologie avec la Sociologie etl'importance préliminaire de certaines questions biologiques dans les discussions sociologiques.
4U Biologie. — A. Comte a montré toute l'importance de la Biologie, dont il a précisé l'objet, la méthode, et la dépendance à l'égard des autres Sciences, tout en lui accordant la préséance sur elles.
5° Physiologie. — A. Comte en a déterminé la méthode, et par ses idées, même erronées, sur le système nerveux, a posé, avec Gall, sur ses véritables bases, les recherches physiologiques, l'étude des lois de la pensée et du sentiment. Il a insisté sur l'union indispensable de l'Anatomie et de la Physiologie.
6° Pathologie. — 11 a popularisé, en Médecine, par lui-même et par ses Disciples Médecins, l'importance qu'il faut accorder à l'influence du moral sur le physique.
7° Médecine en général. — A. Comte a montré que les progrès de-la Médecine dépendaient d'une préparation intellectuelle plus complète des Etu-
diants en Médecine, et de l'étude des Sciences faussement appelées accessoires.