‹ Auguste Comte [microform], fondateur du positivisme, sa vie, sa doctrineChapitre 134 sur 181 · DOCTRINE DE COMTE DANS SA DEUXIÈME PÉRIODE · texte numérisé non relu

DOCTRINE DE COMTE DANS SA DEUXIÈME PÉRIODE

lectuels, sociaux et même moraux — appartient à l'Humanité, et vient d'elle « So, che tutto è di tutti ». L'homme le plus capable et le plus actif ne peut rendre à l'Humanité qu'une très mi- ' nime partie de ce qu'il en a reçu. Il est toujours, comme dans son enfance, nourri par l'Humanité, protégé et développé par elle. « Vivre pour autrui devient donc, chez chacun de nous, le devoir continu qui résulte rigoureusement de ce fait irrécusable : Vivre par autrui ».

Cet altruisme, ce renoncement conduiront aussi au bonheur le plus pur, de même que, par contre, l'égoïsme est la principale source du malheur des hommes*. Seuls, ils donnent la force de vaincre les instincts personnels (égoïstes). En rappelant que ce qui dépasse les limites du nécessaire appartient à d'autres, ils maintiennent dans Tordre l'appétit, dont les excès ont des suites si funestes pour la vie contemplative et méditative. Frena gulam et omnem carnis inclinationem facilius frenabis. Cette règle convient aussi tout particulièrement à Tusage du vin. La complète subordination au Grand Etre conduit à la véritable paix, au bonheur, à la dignité.

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