Catéchisme, pp. 285 et suiv
positiviste, la vie domestique est régénérée par la transformation altruiste du mariage. La perfection réciproque des sexes y est le but essentiel. Les satisfactions sensuelles sont rejetées au dernier rang. La sympathie prédomine, grâce à rinfluence affective de la femme. Bien plus, dans le mariage positiviste, les rapports sexuels peuvent être absolument supprimés. Plus tard, Aug. Comte soutint publiquement une théorie qu'il s'était d'abord contenté de développer devant Clotilde de Vaux. D'après cette théorie, l'union de la virginité et de la maternité serait l'idéal à atteindre dans l'organisation positiviste*. Il institua même une fête de la Vierge-mère^. Naturellement, l'auteur ne réussit ainsi qu'à se rendre ridicule ; mais — et c'est là le point important — les essais tentés par lui pour réaliser son hypothèse, sont absolument inconciliables avec la morale. — C'est donc le « mariage chaste » qui ne consiste que dans la fusion des âmes. — Le mariage est indissoluble, excepté dans le cas où l'un des conjoints tombe sous le coup de la mort «sociale», par une condamnation à une peine infamante ^. La mort « physique » ne rompt point