V. AUG. COMTE GRAND-PRÊTRE
posait uniquement de lait. Après le second, dont les aliments étaient exactement pesés — on garde encore comme une « relique » la balance destinée à cet usage — il se contentait, le soir, d'un morceau de pain en souvenir de ce que tant d'hommes sont, disait-il, malgré un travail excessif, dans l'impossibilité de s'assurer les choses les plus nécessaires à la vie *. Il s'interdisait rigoureusement le vin, le café, le thé, toutes les boissons et toutes les substances excitantes. Il ne faisait plus aucune promenade, parce qu'il avait trouvé avec Clotilde son parfait repos et son unité.
127. — Comte et ses disciples. — Le mercredi, il présidait les réunions de la Société positiviste, qui se tenaient chez lui, ce jour-là. On y épanchait ses confidences ; plus tard, on y faisait en commun les « Commémorations ». A l'occasion, Aug. Comte, en sa qualité de grandprêtre de l'Humanité, admiiystrait solennellement le baptême et le mariage positivistes^; parfois aussi on faisait entre ses mains vœu de chas-* teté. Là encore il recevait, comme « père spirituel », les témoignages de respect de ses « parfaits » disciples^; et, dans les cas de conscience les plus délicats, on lui demandait conseil. Ro-