‹ Auguste Comte [microform], fondateur du positivisme, sa vie, sa doctrineChapitre 155 sur 181 · V. AUG. COMTE GRAND-PRÊTRE · texte numérisé non relu

V. AUG. COMTE GRAND-PRÊTRE

binet s^exprime ainsi à propos de Taclion sacerdotale de son maître : « C'est dans ces instants de douce et bienfaisante communication (moments tant regrettés de nous!) qu'il exerça le conseil, la direction privée, avec autant de charité que de puissance. Ils sont nombreux ceux que sa parole, dans ces heures saintes, a pour toujours arrachés au doute, à l'ennui, à l'irrésolution, aux tourments et aux dangers de la maladie révolutionnaire, à la mort morale, à cetto lèpre envahissante de l'égoïsme, qui, de nos jours, dévore tant de natures égarées ! Et beaucoup pourraient témoigner que jamais ils n'approchèrent cet homme auguste sans le quitter meilleurs, plus clairvoyants et plus résolus. Son ascendant fut tel, que plus d'un superbe dut passer, dans ces épreuves secrètes, sous les fourches caudines de la vénération, et courber l'infirmité de sa religion sous le poids de cetle irrésistible grandeur. 0 tutélaire influence d'une âme élevée, magnanimité du cœur, splendeur de rintelligence, héroïsme du caractère, quelle puissance vous est accordée » * ! Dans la succession littéraire du philosophe, on a trouvé des lettres où ses disciples lui découvraient le secret de leur conscience^.

i. Robinet, Notice, p. 279.

Page 1