‹ Auguste Comte [microform], fondateur du positivisme, sa vie, sa doctrineChapitre 159 sur 181 · V. AUG. COMTE GRAND-PRÊTRE · texte numérisé non relu

V. AUG. COMTE GRAND-PRÊTRE

et même glorieuse pour le digne exercice du simple apostolat »*.

Ces conseils restèrent inutiles. Erdan demeura journaliste impénitent. L'article de la Revue Occidentale se termine par ces mots : « Erdan n'eut pas la force de suivre ces conseils... Il a passé près de la lumière, et a détourné les yeux. Ainsi, par malheur, ont fait beaucoup d'autres de nos contemporains qui, pourtant, n'étaient pas tous indignes d'en être définitivement éclairés » 2.

Un Anglais qui avait reçu autrefois des leçons de mathématiques d'Aug. Comte, nous fait de lui cet autre portrait. « Je ne le revis plus qu'en 1851. Il était alors le chef reconnu d'une école philosophique et généralement respecté, sinon admiré, par tous les penseurs. J'étais troublé en arrivant à sa demeure, et ce ne fut pas sans un battement de cœur que je tirai le cordon de sonnette. Un vieux gentleman, en robe de chambre, avec une cravate noire autour du cou, ouvrit la porte. Je crus de suite avoir mal compris l'indication du portier. — M. Comte ? demandai-je. — C'est moi, monsieur, répondit-il. — Le changement de son aspect m'intimida, et

1. Erda-n, La France mystique, 2^ édi t.; Amsterdam, 1858 ; — cité dans la Revue Occidentale, mars 1882, pp. 237, et suiv.

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