‹ Auguste Comte [microform], fondateur du positivisme, sa vie, sa doctrineChapitre 164 sur 181 · VI. DERNIÈRE MALADIE ET MORT d'aUG. COMTÉ · texte numérisé non relu

VI. DERNIÈRE MALADIE ET MORT d'aUG. COMTÉ

Li I

temps ne dormaient guère... allassent prendre du repos. Ils se retirèrent, mais veillèrent à sa porte au lieu de se coucher. Vers cinq heures du matin, ayant entendu quelque bruit, ils entrèrent et trouvèrent l'auguste malade étendu sans forces et sans mouvement près de l'autel chéri de son culte privé. Tandis qu'il offrait à sa noble patronne les derniers actes de sa gratitude, le meilleur et le plus profond de son cœur, un nouveau vomissement de sang l'avait surpris et abattu ». Il se fit étendre sur un tapis, la tète posée sur un coussin. Il dit ensuite à Sophie: « Voilà comment je serai dans ma tombe ». Il resta dans la même attitude jusqu'à midi ; alors il appela pour se faire conduire à son lit. Il tomba dans un extrême abattement « dont il ne sortait, par intervalle, que pour jeter un regard éperdu sur le bouquet de fleurs artificielles, ouvrage et présent de Clotilde de Vaux, qui se trouvait placé en face de son lit. Ce signe de vie fut le dernier ». Le samedi, 5 septembre 1857, à six heures et demie du soir, Aug. Comte expirait.

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