Voir Doctrine de Saint-Simoi, pp. 373, et suiv
JEUNESSE DE C03ITE
un penseur comme Aug. Comte, qui avait conscience de lui-même, devait souffrir doublement d'être l'instrument d'un homme d'un crédit si douteux.
15. — Après la rupture avec Saint-Simon, €omte poursuivit librement l'élaboration de ses idées. En 1825 et 182G, il publia quelques articles dans le Producteur, journal hebdomadaire fondé par les saint-simoniens le 1" octobre 1825, et qui cessa de paraître dès le 12 décembre 1826 *. Somme toute cependant, c'est dans le €ours de philosophie (2 avril 1826 — décembre 1829) qu'il exposa tout d'abord sa « philosophie positive ».
Les écrits publiés par Comte, dans sa jeunesse, ne sont pas tous également connus. Il en est six que l'auteur ne désavouait point, même plus tard :— Séparation générale entre les opinions et les désirs (juillet 1819) ; — Sommaire appréciation de V ensemble du passé moderne (avril 1820) ; — Plan des travaux scientifiques nécessaires pour réorganiser la société {mai 1822) ; — Considérations philosophiques sur les sciences et les savants ( novembre 1825) ; — Considérations sur le pouvoir spirituel (mars iSM)— Examen du traité de Broussais sur V Irritation (août 1828). Comte les fit réimprimer en Supplément au Sys-
1. Sur le Producteur, voir Thonissen, le Socialisme depuis l'antiquité, 1852, ii. p. 16.
in. CHEZ LE PHILOSOPHE SOCIALISTE SAINT-SBION 49
tème de politique positive. Ils ont paru aussi séparément sous ce titre : Aug, Comte, Opuscules de philosophie sociale, Paris, Leroux, 1883. — Laffitte {Revue Occid,, janvier et mars 1883) attribue aussi à Aug. Comte les quatre livres du troisième volume de Vlndustrie de Saint-Simon, et le premier livre du (luatrième volume.
A. Comte — Vie et Doctrine. — 4.
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